Avsnitt

  • L'écartement des rails sur lesquels roulent les wagons des trains répond à des règles précises. Il existe ainsi un écartement standard de 1 435 mm, soit 1,435 m. Cette mesure a été approuvée par l'union internationale des chemins de fer.


    À ce jour, elle a été adoptée par une grande majorité de pays. Cet écartement de 1,435 m a donc été choisi pour désigner les voies de chemin de fer dites "normales".


    Mais cet écartement n'est pas le seul. Dans certains pays, comme l'Espagne et le Portugal, les trains roulent sur des voies plus larges. Dans ce cas, en effet, l'écartement est de 1,668 m.


    Enfin, certains pays, comme l'Indonésie, l'Afrique du Sud ou les Philippines ont adopté un écartement plus étroit (1,067 m).


    On peut se demander d'où vient le choix de cet écartement standard d'1,435 m. Selon certains historiens, il faut remonter jusqu'aux Romains pour comprendre l'origine d'une telle décision.


    Cette distance serait celle séparant les roues des chars utilisés à cette époque. On l'aurait choisie pour faire en sorte que ces roues ne passent pas sur les nombreuses empreintes laissées par les chevaux.


    On aurait par ailleurs décidé que tous les chariots auraient le même écartement. Ces lourds véhicules ne creuseraient alors, sur les chemins de terre utilisés comme axes de communication, à côté des voies romaines, que deux ornières parallèles. Si chaque chariot avait eu son propre écartement, les fondrières laissées sur les chemins les auraient vite rendus impraticables.


    Les chars romains ont ensuite légué cet écartement type aux charrettes médiévales. La tradition s'est perpétuée, ces dimensions étant reprises pour les premiers tramways qui, au début du XIXe siècle, étaient encore tirés par des chevaux.


    C'est tout naturellement cet écartement standard qui fut ensuite choisi pour les rails sur lesquels circulèrent les premiers trains. C'est notamment le cas de la célèbre "fusée", l'une des premières locomotives à vapeur, conçue par l'ingénieur George Stephenson. Elle entra en service pour l'inauguration, en 1829, de la première ligne de voyageurs, qui reliait Liverpool à Manchester.


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  • Le principe des "cinq techniques" se réfère à des méthodes d'interrogatoire coercitives employées par les forces de sécurité britanniques en Irlande du Nord dans les années 1970. Ces techniques ont été utilisées principalement contre les détenus soupçonnés d'activités liées à l'IRA (Irish Republican Army) et ont suscité une controverse considérable. Voici un aperçu détaillé des "cinq techniques" :


    1. Position de stress : Les détenus étaient forcés de rester dans une position inconfortable, souvent debout, contre un mur, avec les bras étendus et les jambes écartées pendant de longues périodes. Cette technique cause une douleur physique intense et un épuisement.


    2. Privation de sommeil : Les prisonniers étaient empêchés de dormir pendant des périodes prolongées, souvent plusieurs jours d'affilée, ce qui entraînait une détérioration de leur état mental et physique.


    3. Privation sensorielle : Les détenus portaient des cagoules, souvent en tissu opaque, les empêchant de voir et les isolant sensoriellement. Cette technique vise à désorienter et à créer une détresse psychologique.


    4. Bruits blancs : Les prisonniers étaient exposés à des bruits constants et monotones, comme des sifflements ou des sons blancs, qui perturbaient leur concentration et augmentaient le stress.


    5. Privation de nourriture et d'eau : Les détenus recevaient des rations minimales de nourriture et d'eau, ce qui les affaiblissait physiquement et augmentait leur vulnérabilité mentale.


    Contexte Historique


    - Utilisation en Irlande du Nord : Ces techniques ont été largement utilisées pendant le conflit nord-irlandais, également connu sous le nom de "Troubles". Leur application visait à obtenir des informations et des confessions de manière rapide et efficace.

    - Controverses et Réactions : L'utilisation de ces méthodes a été fortement critiquée tant au niveau national qu'international. En 1976, la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) a statué sur l'affaire Ireland v. United Kingdom. La Cour a jugé que, bien que ces techniques constituaient un traitement inhumain et dégradant, elles ne pouvaient être qualifiées de torture selon les critères alors établis par la Cour.


    Impact et Répercussions


    - Critiques et Condamnations : Les "cinq techniques" ont été condamnées par de nombreuses organisations de défense des droits de l'homme, qui les considèrent comme des formes de torture.

    - Réformes et Réglementations : En réponse aux critiques, des réformes ont été entreprises pour encadrer les méthodes d'interrogatoire et éviter les abus. Les révélations sur l'utilisation de ces techniques ont également influencé les débats internationaux sur les méthodes d'interrogatoire et les droits des détenus.

    - Conséquences à Long Terme : Les effets psychologiques et physiques sur les individus soumis à ces techniques ont été significatifs et durables, entraînant des souffrances prolongées et des traumatismes.


    Le principe des "cinq techniques" illustre les tensions entre les exigences de sécurité nationale et les droits fondamentaux des individus. Bien que ces méthodes aient été utilisées dans le but d'extraire des informations rapidement, elles ont suscité des controverses importantes sur les plans éthique et juridique. Les leçons tirées de leur utilisation ont contribué à façonner les normes internationales en matière de droits de l'homme et de traitement des détenus.


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  • Le trauma vicariant, aussi appelé traumatisme secondaire ou par procuration, est une condition psychologique qui affecte principalement les professionnels exposés de manière répétée aux récits de traumatismes vécus par leurs clients ou patients. Cela inclut les thérapeutes, les travailleurs sociaux, les premiers intervenants, et les professionnels de la santé mentale. Le terme "vicariant" souligne la nature indirecte de ce traumatisme, qui est vécu par procuration plutôt que par expérience personnelle directe.


    Le trauma vicariant survient lorsqu'une personne, en étant régulièrement exposée aux détails des expériences traumatiques des autres, commence à ressentir les effets de ce traumatisme. Cette exposition prolongée et répétée peut engendrer un stress émotionnel intense. Les professionnels qui font preuve d'une grande empathie et compassion sont particulièrement vulnérables, car leur engagement émotionnel les conduit à absorber une partie de la détresse de leurs clients.


    Les symptômes du trauma vicariant peuvent être similaires à ceux du trouble de stress post-traumatique (TSPT) et incluent :

    - Épuisement émotionnel : Sensation de fatigue chronique et de surcharge émotionnelle.

    - Hypervigilance : Augmentation de l'anxiété, sentiment d'insécurité, et sursaut au moindre bruit.

    - Détachement émotionnel : Difficulté à se connecter émotionnellement avec les autres, y compris les proches.

    - Cauchemars et flashbacks : Revivre les récits traumatiques entendus de manière intrusive.

    - Altération des croyances : Changements dans les perspectives sur la sécurité, la confiance, et l'optimisme envers le monde.


    Le trauma vicariant peut avoir des répercussions importantes sur la vie personnelle et professionnelle des individus affectés. Il peut mener à un épuisement professionnel (burnout), réduire l'efficacité au travail, et affecter négativement les relations personnelles. Il peut également entraîner des symptômes physiques, comme des troubles du sommeil, des maux de tête, et des problèmes gastro-intestinaux.


    Pour prévenir et gérer le trauma vicariant, il est crucial de :

    - Accéder à des supervisions régulières** : Discuter de ses expériences avec des collègues ou des superviseurs pour obtenir un soutien émotionnel et des conseils.

    - Pratiquer l'autosoin : Engager des activités de gestion du stress, telles que la méditation, l'exercice, et maintenir un équilibre sain entre vie professionnelle et personnelle.

    - Formation continue : Se former aux stratégies de gestion du stress et du trauma vicariant.


    En somme, le trauma vicariant est un risque sérieux pour ceux qui travaillent en contact étroit avec des personnes traumatisées. La reconnaissance de ce phénomène et la mise en place de mesures de soutien appropriées sont essentielles pour protéger la santé mentale des professionnels concernés.


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  • Il n'est pas rare que des expressions, utilisées dans la vie quotidienne, fassent référence à des préparations culinaires. C'est le cas de l'expression "soupe au lait", qui définit un trait de caractère.


    Ainsi, une personne "soupe au lait" est plutôt susceptible. Elle s'emporte brusquement, pour des motifs parfois futiles.


    Il fut un temps où la soupe au lait était souvent servie à la table familiale. Pour la préparer, il fallait faire chauffer du lait. Or ce liquide, parvenu à ébullition, passait soudain d'un certain calme à un état d'agitation.


    Exactement comme les personnes qui, tranquilles l'instant d'avant, se mettent subitement en colère, une transition que leur entourage n'a pas toujours vu venir.


    D'autres expressions nous viennent du monde animal. Ainsi, on entend dire de certaines personnes qu'elles ont sauté, ou qu'elles sont passées, "du coq à l'âne".


    Ce qui veut dire qu'elles ont une conversation décousue et qu'elles passent d'un sujet à l'autre sans faire de transitions. Leurs interlocuteurs ont donc un peu de mal à les suivre.


    On ne connaît pas avec certitude l'origine de cette expression. L'une des hypothèses avancées semble cependant plus crédible. Pour la comprendre, il faut rappeler que l'expression s'est d'abord présentée sous la forme "saillir du coq à l'asne".


    Ici, le mot d'ancien français "asne", avec un s, ne désigne pas un baudet, mais la cane, la femelle du canard. Ce qui veut dire que les coqs, saisis d'une envie inattendue, voulaient honorer non pas les poules de leur basse-cour mais des canes.

    Le comportement saugrenu de ces volatiles en serait venu à désigner la conversation désordonnée de certaines personnes.


    Il existe cependant une autre explication, moins convaincante. L'expression aurait été forgée d'après un conte des frères Grimm. Il met en scène quatre animaux, dont un âne et un coq.


    Pour faire peur à des brigands de rencontre, ils montent les uns sur les autres, le coq en haut de cette pyramide animale, l'âne en bas. "Sauter du coq à l'âne" serait donc passer, sans transition, d'un point à un autre.


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  • Quand nous appelons un correspondant, il ne nous viendrait pas à l'idée qu'un autre abonné puisse écouter notre conversation. De fait, la notion de ligne privée nous paraît l'évidence même.


    Et pourtant il n'en a pas toujours été ainsi. Quand le téléphone est apparu, dans le dernier quart du XIXe siècle, il n'était pas rare que les services compétents mettent en place des "lignes partagées".


    Comme leur nom l'indique, elles étaient partagées entre plusieurs abonnés. Ainsi, l'abonné partageant sa ligne savait que sa conversation pouvait être écoutée. On imagine à quelles indiscrétions cela pouvait donner lieu.


    Par ailleurs, l'utilisation de ces lignes partagées peut se traduire par une certaine saturation du réseau. Du fait de la présence de nombreux abonnés sur ces lignes, celles-ci étaient souvent occupées.


    Dans certains cas, cependant, ces lignes partagées pouvaient avoir des avantages. Elles permettaient d'avertir les abonnés profitant de la même ligne d'un danger, un incendie par exemple.


    Au début, ces lignes téléphoniques partagées étaient très courantes dans les campagnes. Les citadins avaient plus facilement accès à des lignes privées, mais leur installation était plus coûteuse.


    La mise en place de ces lignes partagées a connu un essor sans précédent durant les deux conflits mondiaux. Nécessaires au fonctionnement des lignes de téléphone, certains matériaux, comme le cuivre, étaient alors utilisés à des fins militaires.


    Pour économiser le cuivre, les autorités privilégient alors l'installation de lignes partagées. Dans certains pays, comme les États-Unis, la majorité des abonnés doivent s'en contenter. Et on leur demande, en plus, de limiter leurs appels à quelques minutes.


    On recense de nombreuses plaintes, de la part d'abonnés déplorant que leur conversation ait été écoutée. Dans certains pays, la police a même été accusée d'utiliser ce moyen pour écouter, de manière illégale, les conversations de certains suspects.


    L'usage des lignes partagées a été progressivement abandonné, pour des raisons de confidentialité, mais aussi de non conformité à certains matériels, comme les répondeurs téléphoniques par exemple. Mais il en restait encore quelques-unes, aux États-Unis, dans les années 1990.


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  • On classera plutôt à "droite" un homme politique aux idées conservatrices et attaché à un certain réalisme en matière économique, et à "gauche" un politicien défendant des valeurs plus progressistes.


    Mais à quand remonte ce clivage essentiel de notre vie politique ? Et pourquoi utiliser des termes qui évoquent plutôt des directions ?


    Pour le comprendre, il faut remonter aux débuts de la Révolution française. On se souvient que Louis XVI avait convoqué, en mai 1789, les États Généraux, pour redresser les finances du pays.


    Ces députés, qui appartenaient aux trois Ordres traditionnels (noblesse, clergé et tiers-état) s'étaient transformés en Assemblée Nationale le 17 juin.


    Quelques mois après, le 28 août 1789, les députés sont appelés à se prononcer sur une question d'une grande importance, qui engage l'avenir. En effet, ils doivent décider de l'attribution des pouvoirs entre les deux principaux acteurs de la vie politique, le Roi et l'Assemblée Nationale.


    Certains députés sont partisans d'une Monarchie constitutionnelle, dans laquelle le Roi conserverait d'importants pouvoirs. Ils voudraient notamment lui accorder un droit de veto absolu, qui permettrait au monarque de s'opposer, de manière définitive, à une loi votée par l'Assemblée.


    D'autres députés veulent, au contraire, renforcer les prérogatives de l'Assemblée. Ils ne veulent attribuer au Roi qu'un droit de veto suspensif, qui ne lui permettrait de bloquer une loi que durant un temps déterminé.


    Pour y voir plus clair, et pouvoir compter les membres de chaque camp, on demande aux députés de se répartir dans la salle où ils siègent. Les partisans d'une Monarchie forte se placent à droite de l'hémicycle, ceux d'un renforcement des pouvoirs de l'Assemblée s'assoient sur les bancs de gauche.


    C'est ainsi que sont nées ces notions de "droite" et de "gauche", qui structurent notre vie politique jusqu'à aujourd'hui.


    Il est à noter que, dans la Convention nationale, une assemblée qui siège de 1792 à 1795, les députés les plus radicaux se placent, non à gauche de l'hémicycle, mais en haut. D'où leur surnom de "Montagnards". Assis plus bas, les députés modérés héritent du surnom de "Plaine" ou de "Marais".


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  • Contrairement à ce que l'on pourrait croire, les vikings connaissaient l'esclavage. On peut même dire que cette activité, qui rapportait beaucoup d'argent, était l'un des fondements de leur économie.


    Les raids souvent meurtriers qu'ils lançaient sur une partie de l'Europe n'avaient pas pour seul but le pillage. La capture d'hommes et de femmes, lors d'attaques d'une grande violence, était aussi un de leurs objectifs majeurs.


    De fait, d'anciennes annales font état d'expéditions de grande ampleur. L'une d'elle, au IXe siècle, permet de s'emparer de nombreuses femmes, une autre, organisée un siècle plus tard, se traduit par la capture de 3 000 personnes.


    Privés de leur liberté, et réduits à l'état d'objets, ces nouveaux esclaves étaient ensuite vendus sur les nombreux marchés d'Europe du Nord spécialisés dans ce trafic d'êtres humains, considéré comme très lucratif. Certains se retrouvent même à Byzance, ou à Bagdad, où cette main-d'œuvre gratuite est très recherchée.


    De nombreux esclaves, cependant, ne sont pas vendus dur les marchés, mais restent sur place. Ils sont employés sur les grands domaines agricoles ou servent comme domestiques.


    Tous les esclaves n'étaient d'ailleurs pas des prisonniers de guerre. Certains étaient asservis pour expier un crime, d'autres pour payer leurs dettes.


    Comme dans toutes les sociétés qui s'adonnent à l'esclavage, le statut des esclaves, chez les vikings, est assez varié. La plupart connaissent un sort misérable ; en effet, en tant qu'esclaves, ils ne possèdent rien et ne peuvent rien transmettre à leurs enfants, qui naissent esclaves et le demeurent leur vie durant.


    Il est cependant quelques exceptions. Certains, mieux traités, reçoivent un peu d'argent et finissent par acheter leur liberté. D'autres sont affranchis.


    Cette diversité de statuts est attestée par quelques rares documents rupestres. On a en effet retrouvé quelques pierres runiques parlant des esclaves. Rappelons qu'il s'agit de pierres dressées, sur lesquelles sont gravées des inscriptions composées de runes, l'ancienne écriture de ces peuples du Nord.


    Elles font le plus souvent référence à des esclaves ayant réussi à s'assurer une position sociale privilégiée. Les autres, moins favorisés par le sort, ne nous ont laissé aucun témoignage.


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  • Les hommes politiques ont beau s'occuper d'affaires sérieuses, ils peuvent faire montre, du moins beaucoup d'entre eux, d'un sens de l'humour développé. Ils sont même parfois capables de mystifier leurs collègues.


    Certains n'hésitent pas à monter des canulars. L'un des plus célèbres a été conçu, à la fin des années 1920, par un journaliste, membre de l'Action française, un mouvement politique d'extrême-droite.


    Son auteur a commencé par inventer de toutes pièces un pays imaginaire, la "Poldévie". Les députés reçoivent alors une lettre les invitant à venir en aide au peuple poldève persécuté.


    L'appel est signé de noms à la consonance slave : "Lineczi Stantoff", ce qui se traduit par "l'Inexistant", et un certain "Lamidaëff". Derrière ce dernier nom, se cache "L'ami d'AF", l'Action française étant souvent désignée par ses initiales.


    L'orthographe et la syntaxe de la lettre sont volontairement approximatives, de manière à faire croire qu'elle émane bien de Slaves peu habitués à manier la langue française.


    Les malheureux Poldèves y sont présentés comme un peuple persécuté, gémissant sous le joug d'une poignée d'exploiteurs. Les auteurs présumés font appel au sentiment d'humanité des députés et évoquent la France des droits de l'Homme.


    Ils ne demandent aucun secours financier, mais des lettres de soutien, destinées à nourrir le rapport qui doit être présenté devant une commission de la Société des Nations.


    Seulement quatre députés répondent à cette première lettre. Son auteur décide alors d'en envoyer une autre, qui décrit des massacres et des viols. Cette fois-ci, cinq députés envoient une réponse.


    Mais certains demandent des précisions. L'auteur du canular leur adresse une nouvelle missive, qui retrace l'histoire de la Poldévie. Il y est question d'un conquérant du nom de "Gellé-Foâ" ("j'ai les foies") et d'un amiral anglais nommé "C.D. Bynn" ("se débine") qui remporte la victoire de "Tanphepa" ("t"en fais pas").


    Quand la supercherie est découverte, la honte le dispute à l'hilarité parmi les députés. La blague n'en provoque pas moins un scandale, qui décrédibilise le régime parlementaire. Exactement ce que souhaitait l'Action française.

    Pourquoi le nez des statues égyptiennes est-il souvent cassé ? Que regarde Che Guevara sur sa célèbre photo ? Pourquoi le thé est-il en sachet ? Pourquoi le papier toilettes est-il rose ? Pourquoi est-il interdit de prendre en photo la Tour Eiffel de nuit ? Pourquoi se serre-t-on la main ? Qu’est-ce que la “constante macabre” ? Pourquoi Hulk est-il vert ? Pourquoi les Ferraris sont-elles rouges ? Pourquoi les japonais mangent-ils au KFC à Noel ? Qu’est-ce que le syndrome du “pare brise” ?


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  • Parmi les passionnés qui, jour après jour, fréquentent les casinos, il en est pour prétendre que les jeux qui s'y pratiquent ne doivent pas tout au hasard.


    C'était bien la conviction d'un groupe d'étudiants américains. Beaucoup d'entre eux venaient du prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT). 


    Ils sont persuadés qu'en mettant leurs compétences à contribution, ils peuvent battre les casinos sur leur propre terrain. Et la cible choisie est le blackjack, un jeu de cartes très connu dans ces établissements de jeux. D'où le nom donné à leur équipe : la "MIT Blackjack Team". 


    Pour parvenir à leurs fins, ils ont recours à des techniques spécifiques, comme le comptage de cartes.


    Cette méthode repose sur la conviction que, dans un nouveau mélange des cartes, les cartes déjà vues ont peu de chances d'être tirées par les joueurs. Cette technique permet donc d'évaluer les chances de tomber sur des cartes fortes.


    Mais elle demande des compétences particulières et beaucoup de sang-froid. Aussi les étudiants à l'origine de ce projet décident-ils de mettre en place une équipe de choc, composée des joueurs les plus doués.


    Ils font donc passer un test aux candidats sélectionnés, puis les soumettent à une formation rigoureuse. Il s'agit aussi de les entraîner sur le plan psychologique. Les candidats doivent apprendre à ne pas trahir leurs émotions. Quand ils comptent les cartes, leurs visages doivent rester impénétrables.


    À la fin de l'année 1979, la "MIT Blackjack Team", à laquelle se sont adjoints un investisseur et un joueur professionnel, se rend à Atlantic City, l'une des plus célèbres villes de jeux américaines.


    Ils jouent jusqu'en mai 1980. En appliquant les techniques apprises, ils multiplient par quatre la mise de fonds initiale. 


    Au fil des années, l'équipe s'étoffe pour atteindre environ 80 joueurs, qui fréquentent de nombreux casinos. Dans les années 1990, la "Blacjack Team" est capable de gagner jusqu'à 400 000 dollars en un seul week-end. On estime qu'elle a réussi, en moins de 10 ans, à engranger un bénéfice de 5 millions de dollars.


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  • Le syndrome du téton triste, ou STT, est un phénomène psychologique qui se manifeste par une sensation de tristesse, de mélancolie ou d'anxiété chez certaines personnes lorsqu'elles stimulent ou touchent leurs mamelons. Cette réaction peut se produire aussi bien chez les hommes que chez les femmes et est souvent décrite comme une sensation inexplicable et inconfortable.


    Description et symptômes

    Le syndrome du téton triste n'est pas largement reconnu dans les manuels médicaux classiques, mais il a été évoqué par de nombreuses personnes sur des forums en ligne et dans des discussions informelles. Les symptômes typiques incluent une sensation de tristesse, une angoisse passagère, ou même des sentiments de dépression légère qui surviennent spécifiquement lors de la stimulation des mamelons.


    Mécanismes sous-jacents

    Les causes exactes du STT ne sont pas bien comprises, mais plusieurs théories tentent d'expliquer ce phénomène. Une hypothèse suggère que la stimulation des mamelons pourrait déclencher une réponse hormonale ou neurologique qui influence les émotions. Les mamelons sont des zones érogènes riches en terminaisons nerveuses, et leur stimulation peut libérer des hormones comme l'ocytocine, souvent associée à des sentiments de bien-être et de lien social. Cependant, chez certaines personnes, cette libération hormonale pourrait avoir des effets secondaires émotionnels inattendus.


    Facteurs individuels

    Les réactions émotionnelles aux stimuli physiques peuvent varier considérablement d'une personne à l'autre en raison de facteurs individuels tels que les expériences personnelles, les associations émotionnelles et les niveaux de sensibilité nerveuse. Par exemple, des expériences passées négatives ou des traumatismes peuvent influencer la façon dont une personne réagit à la stimulation des mamelons.


    Gestion et perspectives

    Il n'existe pas de traitement médical spécifique pour le syndrome du téton triste, mais comprendre que ce phénomène est réel et peut affecter certaines personnes est déjà un premier pas vers la gestion de ces sensations. Les personnes affectées par le STT peuvent trouver utile d'en parler avec un professionnel de la santé mentale, surtout si ces sensations de tristesse ou d'anxiété ont un impact significatif sur leur bien-être quotidien.


    En conclusion, le syndrome du téton triste est une réaction émotionnelle singulière à la stimulation des mamelons, qui peut provoquer des sentiments de tristesse ou d'anxiété. Bien que les causes exactes restent incertaines, il est important de reconnaître et de comprendre cette expérience pour mieux la gérer.


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  • L'Empire romain atteint sa plus grande extension au début du IIIe siècle de notre ère, sous le règne de l'Empereur Septime Sévère. Il s'étend alors de la Grande-Bretagne actuelle à l'Afrique du Nord et de l'Espagne au Moyen-Orient.


    Les légions romaines se sont emparées de certains territoires d'Afrique du Nord, comme l'Égypte, la Cyrénaïque (Libye) ou la Numidie (Tunisie). Mais Rome n'a pas cherché à s'implanter dans l'intérieur du continent africain.


    On peut se demander pourquoi. Une première explication tient sans doute à un climat difficile, marqué par de fortes chaleurs et une grande sécheresse.


    Cependant, les soldats romains sont réputés pour leur endurance. Leurs pérégrinations, d'un bout à l'autre de l'Europe, et même au-delà, les ont habitués au froid et aux variations de températures.


    Ce n'est pas à dire, pourtant, que les Romains se désintéressaient du continent africain. Ce qui éveillait leur convoitise, toutefois, ce n'est pas la conquête de territoires, mais la possession d'or et d'esclaves.


    Aussi organisent-ils des expéditions vers l'intérieur de l'Afrique, en l'an 19 avant J.-C., puis au milieu et à la fin du Ier siècle de notre ère. Elles les conduisent jusqu'à l'actuel lac Tchad et au fleuve connu aujourd'hui sous le nom de Niger.


    Là, ils récoltent de l'or et capturent des esclaves, qu'ils acheminent vers les rives de la Méditerranée. Ils laissent quelques garnisons, mais ne songent nullement à prendre possession de ces contrées.


    Si Rome n'a pas étendu sa domination au centre de l'Afrique, c'est encore pour une autre raison. En effet, ces régions sont peu sûres. Elles sont parcourues par des tribus nomades souvent hostiles à la présence romaine.


    Les Berbères et les Maures font partie de ces peuples capables de harceler les garnisons romaines isolées et d'attaquer les convois de marchandises et de ravitaillement.


    Il aurait donc fallu mobiliser des légions, dont on avait besoin ailleurs, pour contrôler des régions au climat difficile et très éloignées de Rome. Les Empereurs ont préféré s'en dispenser.


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  • Depuis les débuts du cinéma, le bruitage fait partie des effets spéciaux qui permettent de rendre un film plus spectaculaire. L'un d'entre eux porte le nom de "cri de Wilhelm".


    Ce cri de douleur et d'angoisse est proféré par le personnage quand il est touché par une balle ou une flèche (dans les westerns) ou quand il tombe d'une falaise ou du haut d'un immeuble.


    Comme de tels événements se produisent souvent à l'écran, ce cri est l'un des sons les plus connus du cinéma.


    Les spectateurs entendent le "cri de Wilhelm" depuis des décennies. Il a été nommé ainsi, pour la première fois, dans un western de Gordon Douglas, "La charge à Feather River", tourné en 1953.


    Dans ce film, le fameux cri est poussé par le soldat Wilhelm, touché par une flèche. Il est interprété par l'acteur Ralph Brooks, mais ce n'est pas sa voix qu'on entend. Il est en effet doublé, pour ce cri, par Sheb Wooley.


    Celui-ci est plus connu comme chanteur de country que comme comédien. En tant qu'acteur, il s'est d'ailleurs surtout consacré au doublage. Mais sa notoriété, il la doit avant tout au "cri de Wilhelm", dont on lui reconnaît généralement la paternité.


    En fait, cette exclamation avait déjà été entendue dans deux films, à commencer par "Les aventures du capitaine Wyatt", un film de 1951, réalisé par Raoul Walsh, avec Gary Cooper dans le rôle principal.


    Mais c'est le western de Gordon Douglas qui consacre le "cri de Wilhelm" de manière définitive. Ce hurlement de douleur est d'ailleurs, inclus, dès ce moment-là, dans la bibliothèque sonore de Warner Bros, l'un des grands studios de cinéma américains.


    Depuis lors, le cri a été redécouvert, dans les années 1970, par un ingénieur du son travaillant sur le film de George Lucas, "La guerre des étoiles". Le cri a ensuite été entendu à maintes reprises au cinéma, notamment dans les autres films de la saga "Star wars". Depuis sa création, il aurait été poussé plus de 560 fois au cinéma.


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