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  • Pour découvrir le podcast Complément d'Histoire: https://www.chosesasavoir.com/podcast/complement-dhistoire/

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    Les enfants qui, voici quelques décennies, fréquentaient les cantines scolaires, avaient de fortes chances d'apercevoir des numéros au fond de leurs verres. Mais quelle était leur signification ?


    L'âge des écoliers


    Fatigués par une matinée de cours, les élèves se montrent volontiers turbulents quand ils se retrouvent au réfectoire. Aussi cherchait-on à leur fournir une vaisselle qui, à défaut d'être incassable, fût assez résistante.


    C'est pourquoi, à une certaine époque, ils pouvaient boire dans des verres fabriqués par la firme Duralex. Ils étaient faits en verre trempé, un matériau très robuste, qui équipait les vitres de voiture et sert aujourd'hui de verre de sécurité.


    Mais ce qui intéressait les collégiens, ce n'était pas la robustesse de leurs verres, mais ce qu'ils apercevaient au fond. En effet, ils pouvaient y voir gravé un chiffre, qui n'était d'ailleurs jamais supérieur à 50.


    Et ces chiffres donnaient lieu à un petit jeu. Chacun d'eux était censé donner l'âge de celui à qui le verre était confié. L'élève malchanceux à qui le sort attribuait l'âge le plus tendre se voyait même chargé de certaines corvées, comme de verser l'eau dans les verres de ses petits camarades.


    Le numéro des machines


    Bien entendu, ces numéros n'étaient pas là pour déterminer l'âge des écoliers. Alors, que se cachait-il réellement derrière ces jeux de potaches ?


    En fait, le numéro inscrit sur le fond du verre correspondait à celui d'une des machines qui avaient servi à le fabriquer. De telle sorte que si un défaut ou une malfaçon étaient signalés sur l'un de ces verres, il était facile de retrouver la machine défectueuse.


    On évitait ainsi de perdre du temps à rechercher l'origine du problème et on pouvait le régler plus rapidement. Et si le numéro le plus élevé qu'on puisse trouver au fond d'un verre Duralex était 50, c'était tout simplement parce qu'il n'y avait pas davantage de machines pour le confectionner.


    Voici comment s'effondrent les légendes qui ont bercé notre enfance. Mais, même si les verres Duralex ont disparu des cantines, on peut toujours croire qu'ils avaient le pouvoir de deviner notre âge.


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  • Parmi les nombreux effets du réchauffement climatique, certains sont plutôt inattendus. En effet, il peut légèrement modifier certaines frontières, comme celle qui sépare la Suisse de l'Italie.


    Les effets de la fonte des glaces


    Dans certains secteurs de montagne séparant la Suisse de l'Italie, les frontières entre les deux pays se situent souvent en haute altitude, sur la ligne de crête. Il s'agit, en quelque sorte, d'une ligne qui suit le sommet d'une montagne.


    Dans des secteurs comme le Cervin ou le Mont-Rose, les limites entre les deux nations sont souvent tracées sur ces hauteurs. Or, depuis quelques années, le réchauffement climatique est venu les modifier.


    En effet, ce radoucissement des températures provoque une fonte accélérée des glaces. Du fait de ce recul des glaciers, les balises installées dans les années 1920 ou 1930 ont disparu.


    De ce fait, les frontières légales, telles qu'elles apparaissent sur les cartes, ne correspondent plus au tracé réel. Ainsi, parfois, la nature se jouie des calculs de l'homme.


    Des frontières modifiées


    En certains endroits, la frontière,, fixée en 1861, s'est donc déplacée. C'est ainsi que, dans le canton du Valais, à Zermatt, la Suisse a gagné 150 mètres sur l'Italie. De telle sorte qu'une station de télésiège devrait se retrouver en territoire helvétique.


    Un projet de loi déposé par le ministre des Affaires étrangères italien et des pourparlers entre les deux pays ont ainsi précisé le nombre et l'étendue des modifications à apporter à ces frontières communes.


    Ces menues rectifications ne devraient pas changer la configuration des deux territoires. En tous cas, aucun des ressortissants d'un des deux pays ne devrait avoir à changer de nationalité.


    Si le réchauffement climatique devait s'accentuer, entraînant la fonte complète des glaciers, de nouvelles limites devraient être prévues. Elles pourraient alors suivre la ligne de partage des eaux ou être arrêtées selon d'autre modalités. La Suisse comme l'Italie sont en tous cas d'accord pour collaborer sur ces questions.


    La délimitation de ces nouveaux tracés, qui pourraient être modifiés à plusieurs reprises, est du ressort d'une commission réunissant des représentants des deux pays.


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  • Quand on fait tomber un objet d'une hauteur suffisante, on s'aperçoit, en faisant les calculs appropriés, qu'il ne tombe pas droit mais est légèrement dévié dans sa chute. Comment expliquer un tel phénomène ?


    La déviation vers l'est


    C'est Newton qui, le premier, met en évidence, de manière théorique, ce que les scientifiques appellent la déviation vers l'est. Il s'agit d'un phénomène selon lequel un objet, lorsqu'il est en chute libre, ne suit pas exactement la direction que devrait lui imprimer la pesanteur.


    Autrement dit, il ne tombe pas droit. En effet, il serait légèrement dévié vers l'est. À la suite de la découverte de Newton, des expériences sont faites pour tenter de prouver son hypothèse.


    Ce sera chose faite avec celles qu'entreprend le physicien Ferdinand Reich en 1831. Il lance en effet des objets dans un puits de plus de 150 mètres de fond. Il constate alors qu'ils ne tombent pas de manière parfaitement verticale, mais sont déviés de 28 millimètres vers l'est.


    Ses mesures seront vérifiées, au début du XXe siècle, par l'astronome Camille Flammarion et d'autres scientifiques. Un appareil, conçu pour étudier les effets de la chute libre d'un corps, viendra encore les confirmer quelques années plus tard.


    La force de Coriolis


    Cette légère variation vers l'est est due à la force de Coriolis. Elle est elle-même liée au sens de rotation de la Terre. Si notre planète tournait dans l'autre sens, les objets tombant en chute libre seraient déviés vers l'ouest.


    En fait, la force de Coriolis, découverte par l'ingénieur français Gaspard-Gustave Coriolis, dans la première moitié du XIXe siècle, est une force fictive.


    En effet, elle ne s'exerce que du point de vue d'un observateur entraîné dans la rotation de la Terre. Il est donc inclus dans ce que les scientifiques appellent un référentiel en rotation.


    Cette force de Coriolis n'est pas seulement à l'origine de cette légère déviation vers l'est des objets tombant dans le vide. Elle explique aussi que les vents et les courants atmosphériques ne tournent pas dans le même sens selon l'hémisphère où ils se manifestent.


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  • Le sens de certaines expressions n'a plus grand rapport avec leur origine. Aussi est-il toujours intéressant de se demander d'où elles viennent. Nous retraçons ici l'origine de deux de ces expressions.


    L'origine de l'expression "pendu haut et court"


    Si vous avez l'intention de pendre quelqu'un haut et court, aujourd'hui, cela ne veut pas dire que vous en voulez à sa vie. Vous comptez seulement lui infliger une humiliation publique.


    Cette expression remonte au Moyen-Âge. À cette époque, et jusqu'à la Révolution française, les personnes condamnées à mort étaient souvent pendues. L'exécution, qui avait lieu sur la place du village, était publique et les gens devaient bien voir, car la peine devait avoir une vertu exemplaire.


    Aussi le gibet était-il installé sur une estrade élevée. On pendait donc "haut" les criminels. Et on tenait à économiser la corde. Le bourreau devait donc la prévoir aussi courte que possible.


    Il y avait en effet beaucoup de pendaisons et il était inutile de dépenser de l'argent pour du "gibier de potence", comme on disait alors. Il fallait donc aussi pendre "court" les condamnés. Ces deux nécessités se retrouvaient dans l'expression utilisée par la justice, qui ordonnait de "pendre haut et court" les criminels.


    Pourquoi dit-on : "Vert de rage" ?


    Il est probable que si l'on nous demandait, aujourd'hui, d'associer une couleur à la colère, nous choisirions volontiers le rouge. On peut alors se demander d'où vient l'expression "vert de rage".


    Pour le savoir, il faut avoir recours à l'étymologie. Non pas du mot "rage", mais de l'un de ses synonymes. "Colère", puisque c'est de ce mot qu'il s'agit, vient du latin "cholera". On employait ce terme pour désigner la bile.


    Le mot latin vient d'ailleurs du grec ancien "kholé", qui a la même signification. Or, dans l'ancienne médecine, la colère était associée à un excès de bile, produite par la vésicule biliaire. Et comme la bile avait une couleur verdâtre, on ne tarda pas à l'associer aux manifestations de colère.


    De telle sorte qu'on finit par dire qu'un homme courroucé était "vert de rage".


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  • Si vous avez l'habitude de déguster des croissants au petit-déjeuner, vous vous êtes peut-être demandé pourquoi ils avaient la forme qui leur a donné leur nom.


    L'alerte donnée par les boulangers


    Pour savoir pourquoi les croissants ont cette forme, il faut remonter dans le passé. Plus précisément à l'année 1683. Nous sommes sous les murs de Vienne. Pour la seconde fois, les Turcs font le siège de la capitale des Habsbourg.


    L'issue de la bataille est décisive. Si les Ottomans parviennent à s'emparer de la ville, leur flot se déversera sur l'Europe. Mais Vienne pourra-t-elle résister aux assauts des 200.000 hommes réunis par le sultan ?


    Pour prendre la ville par surprise, les Turcs ont décidé de creuser un souterrain sous les remparts. Une fois la décision prise, ils attendent la nuit pour commencer leur travail de sape.


    Toute la ville est endormie. Sauf les boulangers qui, comme partout ailleurs, se lèvent avant l'aube pour cuire leur pain. Et voilà que certains d'entre eux, alertés par des bruits insolites, courent avertir les autorités.


    Averties à temps, elles prennent les mesures nécessaires pour déjouer la manœuvre des Turcs. Les boulangers ont sauvé Vienne d'une invasion probable.


    Une imitation de l'emblème turc


    L'Empereur du Saint-Empire et archiduc d'Autriche Léopold Ier accorde de nombreuses faveurs aux boulangers, pour les remercier de leur aide.


    Pour marquer dignement cet événement, et remercier l'Empereur de ses libéralités, les boulangers confectionnent un "Hörnchen", c'est-à-dire une pâtisserie en forme de "petite corne". Leur modèle était le croissant de lune qui figurait sur l'étendard ottoman.


    Les Viennois n'ont d'ailleurs pas oublié l'événement qui a donné naissance à ce petit pain, car pour eux, depuis le siège de Vienne, "manger un croissant, c'est manger un Turc".


    Le croissant aurait été introduit en France, à la fin du XVIIIe siècle, par une jeune princesse qui en mangeait à la cour de Vienne, la future reine de France Marie-Antoinette.


    Pour certains historiens, l'origine du croissant remonterait beaucoup plus haut, puisqu'on trouve des sortes de pâtisseries en forme de croissants chez les Assyriens, qui fondèrent leur Empire au IIe millénaire avant notre ère.


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  • Retrouvez le nouveau podcast de Ben, Apprendre l'anglais avec l'actu, sur https://www.chosesasavoir.com/podcast/apprendre-langlais-avec-lactu/

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    Le 8 décembre, l'Église catholique fête l'Immaculée Conception de la Vierge Marie. Mais quelle est la signification exacte de ce dogme ? Marie conçue sans péché Le dogme de l'Immaculée Conception a été proclamé en 1854, par une bulle du pape Pie IX. Il signifie que la Vierge fut conçue sans être atteinte, comme tous les hommes, par la souillure du péché originel. Celui-ci marque l'abaissement de l'humanité, désormais soumise au péché, que provoqua la désobéissance d'Adam et Éve. Ce dogme de l'Immaculée Conception ne doit pas être confondu avec la doctrine de la conception virginale du Christ, selon laquelle Jésus aurait été conçu dans le sein d'une mère toujours vierge. Ce dogme de l'Immaculée Conception n'est pas reconnu par les protestants ni par l'Église orthodoxe. Une notion qui se précise peu à peu Cette notion d'une conception sans péché de la Vierge Marie ne se retrouve pas dans les Évangiles. Mais l'idée fait très tôt son chemin chez les théologiens et les pères de l'Église. Les conciles ayant peu à peu reconnu que Jésus était à la fois homme et Dieu, dans toute la plénitude du terme, il était difficile d'imaginer que sa mère puisse être touchée par un péché dont il n'avait pas lui-même subi l'atteinte. Aussi, dès le IVe siècle, des auteurs chrétiens aussi notables que saint Augustin ou saint Jérôme, l'auteur de la "Vulgate", la version latine de la Bible, pensent que Marie ne peut avoir connu le péché. Pourtant, encore au Moyen-Âge, saint Thomas d'Aquin ou saint Bernard de Clairvaux s'opposent à cette idée de la conception sans péché de la Vierge. Certains faits vont pourtant pousser dans ce sens. Ainsi, la Vierge qui serait apparue à Catherine Labouré, en 1830, lui aurait révélé avoir été conçue sans péché. Et c'est ce qui sera écrit sur la médaille gravée pour célébrer l'événement. Quelques années après la proclamation du dogme de l'Immaculée Conception, c'est le nom, prononcé en patois, dont se serait revendiquée la Vierge apparue, dans la grotte de Massabielle, à la petite Bernadette Soubirous. Ce qui, pour Jean-Paul II, aurait confirmé la véracité du dogme.


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  • Jadis, des enseignes colorées indiquaient au passant le nom des auberges. Beaucoup d'entre elles s'appelaient, et se nomment toujours, "Au lion d'or". Mais pourquoi les aubergistes avaient-ils choisi ce nom ?Des auberges qui fournissent aussi les litsSi nombre d'auberges accrochaient cette enseigne au-dessus de leurs portes, ce serait pour se démarquer de certains de leurs concurrents. En effet, dans beaucoup de ces endroits, les voyageurs étaient assurés de prendre un bon repas, mais pas de passer une bonne nuit.De fait, ces établissements ne leur proposant pas de lits, ils étaient obligés de dormir à même le sol ou de rejoindre l'étable. En annonçant "Au lit, on dort", les aubergistes assuraient les voyageurs que, la nuit venue, ils pourraient s'allonger sur une couche confortable.Avec le temps, cette expression se serait déformée, devenant : "Au lion d'or". On peut aussi penser que cette enseigne, d'un vif éclat, et montrant le roi des animaux, était seulement destinée à attirer l'attention sur l'excellence de la cuisine.La présence du lion dans les armoiries de nombreuses familles nobles du nord de la France pourrait également expliquer la fréquence de cette enseigne dans la région.Un autre usage des aubergistes"Qui dort dîne", voilà encore une expression qui tirerait son origine d'un autre usage des aubergistes de l'ancien temps. Elle signifiait que le voyageur, descendu dans une auberge pour y passer la nuit, devait aussi y prendre ses repas.Pour faire plus de profit, l'aubergiste affichait donc un écriteau au-dessus de son comptoir, avec l'inscription : "Qui dort dîne". De la sorte, les clients savaient à quoi s'en tenir.Mais certains spécialistes pensent que l'expression vient d'une autre source. Ainsi, le lexicographe Alain Rey pense que nous devons ces mots à l'écrivain grec Ménandre qui, au IVe siècle avant notre ère, composa de nombreuses comédies.En effet, Ménandre aurait écrit que "le sommeil nourrit celui qui n'a pas de quoi manger". Il serait d'ailleurs à l'origine d'un autre proverbe bien connu :"La nuit porte conseil". Ceci étant, cette explication ne semble pas reprise par d'autres linguistes.

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  • Joséphine Baker devient l'une des six femmes à avoir été honorées par une entrée au Panthéon. Mais quels sont les critères reconnus pour faire bénéficier une personnalité de cette prestigieuse reconnaissance ?Des grands hommes aux profils variés81 personnalités sont entrées au Panthéon, sans que leur dépouille y repose forcément, comme c'est le cas pour Aimé Césaire ou Joséphine Baker. Selon les époques, le profil de ces hommes et de ces femmes est très différent.La Révolution, qui transforme cette imposante église en un temple dédié à la mémoire des grands hommes, envoie au Panthéon les plus célèbres des siens, comme Mirabeau ou Marat, qui ne tardèrent d'ailleurs pas à en être délogés.Entre 1806 et 1815, Napoléon "panthéonise" sans compter. Il désigne surtout des militaires et des dignitaires du régime. Sous la IIIe République, ce sont surtout des hommes politiques, mais aussi des écrivains ou des savants, qui font leur entrée au Panthéon.Plus récemment, des résistants ont, à leur tour, été honorés par cette reconnaissance de la nation.Des critères assez vaguesDécidée par les représentants du peuple, sous la Révolution et la IIIe République, l'entrée au Panthéon est aujourd'hui du ressort du Président de la République. Les conditions d'entrée, si l'on peut dire, sont assez vagues.Il faut d'abord que la candidat à la panthéonisation ait mérité, par ses actions, la "reconnaissance nationale". La notion est assez large pour s'appliquer aussi bien à des hommes politiques qu'à des écrivains ou des scientifiques.De même, la personne pressentie doit avoir été fidèle aux "valeurs républicaines". Ce qui a incité à écarter des personnalités comme Berlioz ou Lafayette, dont les opinions monarchistes n'auraient pas été compatibles avec une entrée au Panthéon.Toutes les personnalités entrées au Panthéon sont de nationalité française, bien que, en théorie, il ne s'agisse pas d'une condition obligatoire. Enfin, la famille doit être d'accord.Ainsi, en 2009, le fils d'Albert Camus s'opposa à l'entrée au Panthéon de son père, par crainte d'une récupération politique. Pour le reste, le choix du président est libre, et reflète en général ses propres convictions.

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  • 2020 restera définitivement une année à part en raison de la crise sanitaire et des confinements qui ont forcé les français à rester chez eux. Si certains ont mal vécu cette privation de liberté, d’autres ont au contraire trouvé un véritable exutoire grâce au jeux vidéo. D’ailleurs, jouer à la console ou sur ordinateur n’est plus une pratique pointée du doigt. Certains experts reconnaissent même un vrai bénéfice à cette pratique, à commencer par l’Organisation mondiale de la Santé...

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  • La magie de Noël doit beaucoup à l'illumination du sapin, qu'on pare volontiers de guirlandes lumineuses. Mais au fait, qui a le premier utilisé ces décorations ?La première guirlande lumineuseSans un sapin brillant de mille feux, Noël perdrait de sa féérie. C'est pourquoi, dans de nombreux foyers, on ne manquait pas d'allumer les bougies qu'on accrochait à ses branches.Mais, on s'en doute, un tel usage était dangereux, car il pouvait provoquer des incendies. C'est pourquoi, un jour de l'hiver 1882, un certain Edward Hibberd Johnson a, c'est le cas de le dire, une idée lumineuse.Il habite New York, dans une maison cossue de la 36e rue. Dans un salon, dont les fenêtres donnent sur la rue, il installe, bien en vue, un sapin de Noël. Il sait que les passants vont s'arrêter pour le regarder.En effet, sur ce sapin, clignotent de petites ampoules colorées. M. Johnson vit dans le premier quartier de New York éclairé à l'électricité. Il en a profité pour inventer la guirlande lumineuse.Un génial coup de publicitéSi Edward Hibberd Johnson a revêtu son sapin de cette parure électrique, ce n'est pas simplement pour la joie des badauds. C'est surtout par sens des affaires.Il est en effet l'associé de Thomas Edison. Entre autres inventions, le célèbre savant a mis au point les ampoules à incandescence qui, jusqu'à leur remplacement progressif par les ampoules led, ont éclairé les intérieurs du monde entier.Avec Edison, Johnson dirige la société qui doit commercialiser cette ampoule. En illuminant son sapin avec une guirlande lumineuse, il en fait donc la promotion. Et, de fait, c'est une opération publicitaire très réussie.En 1895, le président des États-Unis adopte l'éclairage électrique pour le grand arbre de Noël de la Maison-Blanche. Dès lors, tout le monde veut sa guirlande lumineuse. Et, depuis, le succès de cette décoration de Noël ne s'est pas démenti.En effet, les Américains en achètent 150 millions chaque année, ce qui, durant le mois de décembre, représente pas moins de 6 % de la consommation électrique du pays.

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  • Un rover chinois du nom de "Yutu 2" s'est posé sur la face cachée de la Lune en janvier 2019. Le robot a transmis à la Terre d'intéressantes observations et repéré un objet insolite.Un mystérieux cubeLe rover évolue toujours dans l'immense cratère von Karman. Il a déjà fait de curieuses découvertes. Du moins c'est ce qu'on pouvait croire. En effet, le robot avait repéré une pierre dont la forme allongée avait éveillé la curiosité des scientifiques.Elle n'était en fait que le résultat de l'impact d'une météorite. Cette fois, c'est un autre objet qui a attiré l'attention du rover. Sur l'image qu'il en a donnée, il affecte une forme parfaitement carrée.L'objet apparaît à l'horizon Nord, à environ 80 mètres de distance. Les scientifiques ont bien l'intention de savoir de quoi il retourne. Aussi "Yutu 2" devrait-il se diriger vers le mystérieux cube. Pour y parvenir, il lui faudra environ deux à trois jours lunaires, qui correspondent à autant de mois terrestres.Encore un impact de météorite ?Ce surprenant objet cubique intrigue les astronomes. La preuve, les scientifiques du programme spatial chinois l'ont surnommé la "maison mystère". Il est cependant peu probable qu'il puisse s'apparenter à l'étrange monolithe noir qui apparaît dans le film "2001, l'odyssée de l'espace".Plus prosaïquement, il se peut, compte tenu de la petite taille de l'image, qu'il s'agisse d'une simple illusion d'optique.Pour leur part, les scientifiques pensent que cet objet serait, lui aussi, lié à à l'écrasement d'une météorite sur le sol lunaire. Il aurait été, en quelque sorte, délogé par la violence du choc.Une telle hypothèse intéresse d'ailleurs les chercheurs. Si elle était exacte, il s'agirait alors d'un impact récent. Et cet événement en apprendrait davantage sur la formation de la Lune.Pour en avoir le cœur net, il faudra attendre que le rover arrive à bon port. Or il doit progresser avec prudence, pour éviter les embûches d'un chemin qui pourrait être coupé de nombreux cratères. Et n'oublions pas que "Yutu 2" ne peut avancer qu'à condition de capter la lumière solaire.

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  • Rendez-vous le lundi 3 janvier ! D'ici là je vous invite à découvrir tous les podcasts Choses à Savoir sur www.chosesasavoir.com

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  • Connu surtout en Iran, le "mariage temporaire" ou "sigheh", permet de contourner l'interdit pesant sur les relations extraconjugales. Cette pratique, qui remonte à la période préislamique, saperait, selon les responsables iraniens, l'institution familiale.Un type de mariage particulierLe mariage temporaire était pratiqué en Arabie avant l'arrivée de l'Islam. Il aurait été toléré par Mahomet, avant d'être proscrit par le calife Omar ibn al-Khattâb, qui règne de 634 à 644. Certaines traditions attribuent cette interdiction à Mahomet lui-même.Ce mariage temporaire se conclut pour une durée déterminée, qui peut aller d'une heure à 99 ans. Un accord oral entre les deux parties prenantes est suffisant, bien que la confirmation du "sigheh" par un dignitaire religieux soit souvent recherchée.Un homme peut conclure plusieurs mariages temporaires, ce qui n'est pas le cas de la femme. Par ailleurs, l'enfant né d'un tel mariage a les mêmes droits que celui né d'une union traditionnelle.En Iran, ce type de mariage est prévu par le code civil. S'il est, en effet, généralement reconnu dans les pays pratiquant le chiisme, comme l'Iran, il est en principe dénoncé par l'Islam sunnite.Une couverture de la prostitutionL'une des principales critiques adressées à ce qu'on appelle aussi le "mariage de plaisir" est qu'il permettrait en quelque sorte d'avaliser le recours à la prostitution. Ou du moins de lui fournir une couverture religieuse.Il représenterait ainsi une solution, et une précaution indispensable, pour les hommes fréquentant des prostituées. Les religieux approuvant cette pratique rappellent tout de même qu'une prostituée se mariant temporairement doit manifester son repentir. Quant à son client, il n'en est pas fait mention.Cet état de fait inquiète d'autant plus les autorités iraniennes que, d'après elles, la prostitution tend à se banaliser en Iran et que les prostituées sont de plus en plus jeunes.Le "sigheh" permettrait aussi de contourner le tabou des relations sexuelles hors mariage. Sa pratique s'inscrirait alors dans la rapide évolution des mœurs qui caractérise le pays.En effet, une récente enquête révèle que les trois quarts des lycéens interrogés auraient déjà eu des relations sexuelles.

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  • Voilà plusieurs décennies que les femmes désireuses de prendre un bain de soleil s'étendent sur le sable en "bikini". Mais d'où vient au juste le nom de ce maillot de bain, qui n'a pas d'ailleurs pas été accepté d'emblée ?


    Le nom d'un atoll du Pacifique


    Le mot "bikini" vient de l'atoll du même nom, qui fait partie des îles Marshall. Mais pourquoi l'inventeur de ce maillot de bain l'a-t-il baptisé du nom de cette petite île du Pacifique ?


    Au départ, rien ne prédisposait Louis Réard à concevoir des tenues de plage pour les dames. En effet, cet ingénieur avait commencé sa carrière dans l'automobile. Mais voilà qu'un jour il décide de reprendre le magasin de lingerie légué par sa mère.


    Et, pour nommer sa création, un maillot deux pièces un peu minimaliste, surtout pour l'époque, il décide d'exploiter l'actualité. Or, en cette année 1946, l'un des événements les plus sensationnels est la série d'essais nucléaires auxquels procèdent les Américains dans l'atoll de Bikini.


    Voilà une publicité toute trouvée pour notre créateur de maillot de bain. Profitant de la large couverture médiatique de l'événement, il invente un slogan qui fera mouche :" Le bikini, la première bombe anatomique". Il fallait y penser !


    Un maillot qui provoque d'abord le scandale


    Le bikini choquera d'abord les sociétés un peu prudes de cette fin des années 1940. Un costume de bain utilisant aussi peu de tissu, et laissant même voir le nombril, ne pouvait que susciter l'indignation des gens bien pensants.


    Certains pays l'interdisent même sur leurs plages. Et, dans un premier temps, les mannequins refusent de le porter. Mais, dans les années 1950, les choses vont changer peu à peu.


    C'est l'époque des starlettes, qui défient la morale en portant ce maillot réprouvé par la société. En 1953, une certaine Brigitte Bardot, à l'orée de sa carrière, s'exhibe sur une plage cannoise dans un bikini fleuri.


    Dès lors, ce maillot de bain, symbole d'une certaine libération sexuelle, remporte un succès qui ne se démentira plus. Il fut d'ailleurs décliné en plusieurs versions, dont le monokini, maillot une pièce.


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  • Pour redorer son image et augmenter ses ventes, la marque américaine de cigarettes Marlboro imagine une campagne de publicité centrée sur le "marlboro man", un viril cowboy. Mais, ironie du sort, de nombreux acteurs ayant incarné ce rôle sont décédés des suites d'une maladie liée au tabac.


    Le cowboy à la rescousse des cigarettes Marlboro


    Stetson sur la tête et blouson en jean, un cowboy au visage buriné s'accoude sur la selle de son cheval. Il tient une cigarette à la main. Cette image, et quelques autres, ont fait la fortune de Marlboro.


    Grâce à cette campagne de publicité, ses ventes auraient progressé de 5000 % en seulement huit mois ! Elle a été imaginée dans les années 1950, pour redorer le blason d'une marque dont les cigarettes auraient été associées, dans l'esprit des Américains, à une image trop "féminine".


    Quoi de mieux, dès lors, que de faire incarner ce fumeur de cigarettes par le héros le plus emblématique de la mythologie de l'ouest américain, le cowboy, aperçu dans tant de westerns ?


    Un destin tragique


    Marlboro recruta des acteurs, des mannequins ou des cavaliers de rodéo pour tenir le rôle du cowboy fumeur. Or, il se trouve que plusieurs d'entre eux sont morts des suites d'une affection liée au tabac.


    En effet, il ne s'agissait pas seulement d'un rôle de composition pour eux; c'étaient aussi des fumeurs dans la vie. Ainsi, l'acteur Eric Lawson, apparu dans les fameuses publicités et fumeur depuis l'adolescence, décède d'une maladie respiratoire aggravée par l'usage du tabac.


    Deux autres cowboys Marlboro, David McLean et Wayne McLaren, meurent d'un cancer du poumon. Ce sont d'ailleurs des fumeurs repentis, car, après avoir assuré la promotion des cigarettes Marlboro, ils se sont engagés par la suite, à des titres divers, dans un combat contre le tabac.


    De son côté, Eric Lawson s'est moqué de son image de cowboy viril, la cigarette à la bouche. Quant à la femme de David McLean, elle a accusé la firme Philip Morris, propriétaire de la marque Marlboro, d'avoir sciemment caché à ses clients la nature addictive de la nicotine.


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  • Pour commencer, quelques chiffres: avec une production de plus de 833.000 tonnes et des exportations d'une valeur de près de 356 millions de dollars en 2020, la Colombie est le troisième plus grand producteur de café au monde. Mais plus important, ce café colombien est peut-être le plus renommé du monde. Pourquoi donc ?


    Un des cafés les plus reconnus


    Si le café colombien est aussi apprécié, c'est d'abord parce que le pays privilégie la variété arabica, réputée pour sa douceur, son parfum, sa finesse et sa teneur assez faible en caféine, ce qui en fait une option plus saine.


    L'arôme marqué et le corps équilibré du café colombien, des qualités appréciés par les palais les plus exigeants, comme celui de Pierre Hermé, lui assurent depuis longtemps une renommée qui ne se dément pas.


    Par ailleurs, en raison de la diversité des régions de production, avec notamment 4 régions DOP, ainsi que de l'existence de deux récoltes, le consommateur peut compter sur un approvisionnement régulier d’un café d’excellence.


    Les raisons de l'excellence d'un produit phare


    La qualité du café colombien s'explique d'abord par la présence d'un terroir adapté à sa culture. Situés à des altitudes variées et adaptées à la culture du café (entre 1000 et 1800m), les sols colombiens, riches en minéraux et abritant la plus grande biodiversité par KM2 du monde, sont en effet très fertiles.


    Par ailleurs, la présence d'un climat tropical, avec des températures constantes toute l'année et des précipitations suffisantes, crée d'excellentes conditions pour la culture du café.


    Enfin la culture dans des exploitations à taille humaine, la qualité des façons culturales et l'accent mis sur le respect de l'environnement achèvent de donner au café colombien ses lettres de noblesse.


    Le paysage culturel du café colombien


    Tous ces traits font du café colombien beaucoup plus qu'un produit de consommation courante. Comme le vin pour la France, il fait partie du patrimoine national, lié à ses terroirs et à son identité culturelle. C'est pourquoi il a été distingué par l'Unesco, qui l'a classé parmi les biens culturels les plus précieux de l'humanité.


    L'institution internationale considère donc la région connue sous le nom d'"Axe du café" comme un véritable paysage culturel. D'une superficie de plus de 140.000 km2, il se compose d'exploitations traditionnelles et d’historiques haciendas sur les contreforts des Andes Colombiennes Occidentales. 


    Pour permettre aux personnes intéressées de découvrir les secrets de cette culture, des visites permettant de rencontrer les producteurs locaux dans le cadre d’authentiques haciendas et d’une nature luxuriante, sont désormais organisées. 


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  • La grandiose fresque réalisée par Michel-Ange pour le plafond de la chapelle Sixtine, au Vatican, fut peinte entre 1508 et 1512. L'artiste se serait représenté lui-même, de manière un peu insolite, dans un recoin de cette œuvre monumentale.


    Le visage d'un "écorché"


    Si l'on regarde avec attention cette imposante représentation du Jugement dernier, qui décore toujours le plafond de la chapelle Sixtime, à Rome, on aperçoit un homme nu à la longue barbe. C'est saint Barthélémy, l'un des douze apôtres, qui passe pour avoir évangélisé l'Inde. Comme d'autres personnages de cette immense fresque, il est assis sur un nuage.


    Ce qui l'en distingue, cependant, c'est ce qu'il tient à la main. Il s'agit d'une peau humaine, qui pend dans le vide, flasque et comme "dégonflée".


    Cette dépouille possède un visage, tragique et tourmenté. Beaucoup ont voulu y voir le visage même de Michel-Ange.


    Un visage empreint de souffrances


    Il est probable qu'on ne saura jamais avec certitude si le visage de cette dépouille est bien celui du célèbre peintre. Cependant, plusieurs indices peuvent le laisser supposer.


    En effet, ce visage tourmenté pourrait traduire les souffrances endurées par Michel-Ange pour accomplir son œuvre. De fait, c'est presque seul que l'artiste réussit à recouvrir les 500 m2 du plafond de la Sixtine des quelque 350 figures qui composent la fresque.


    Et il acheva cette œuvre gigantesque en un temps étonnamment court. On peut juger des difficultés rencontrées par le peintre pour en venir à bout. Les relations agitées qu'il entretint avec Jules II, dont le caractère autoritaire était surpassé par le tempérament volcanique de Michel-Ange, n'arrangèrent pas les choses.


    Pour tenir sa "peau", si du moins il s'agit bien de la sienne, le peintre n'a pas choisi saint Barthélémy au hasard. Crucifié et écorché, il eut à subir un terrible martyre, auquel s'identifiait peut-être un artiste lui-même ravagé par des doutes religieux et une véritable inquiétude existentielle.


    À moins que son modèle ne fût le silène Marsyas, dont Apollon punit la démesure, l'"hubris" des Anciens, en le condamnant à être écorché vif.


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  • La Champagne est le nom d'un vin, bien sûr, mais c'est avant tout celui d'une région. Une région fière de son vignoble et de ses hommes qui ont su préserver et valoriser leur territoire dans un produit unique désormais synonyme de raffinement. Ainsi, vous allez le voir, région et vin sont désormais si intimement liés qu’aujourd’hui seule la Champagne peut produire du Champagne.


    Mais avant de traiter de sa protection à proprement parler, soulignons que l’appellation champagne ne s’est pas faite en un jour, son histoire est vieille de plusieurs siècles et riche de multiples péripéties. Je vous en ai parlé dans un épisode précédent. Pour rappel, tout commença par un terroir, tellement particulier qu’il engendra le plus originaux des vins grâce au talent d’hommes et de femmes qui surent en exprimer la délicate typicité et la sublimer par l’effervescence. Ensuite cette originalité devint vite renommée sous l’impulsion de pionniers qui firent connaitre ces vins d’exception aux amateurs éclairés du monde entier.


    Dès le 19e siècle, des vins d’autres régions usurpent l’appellation pour profiter de son prestige.


    Il devint alors urgent de le protéger juridiquement. Les premiers procès pour défendre l'appellation ont lieu dès 1844. Pour faire valoir leurs droits, les Champenois demandent la délimitation stricte de l’aire de production. Par ailleurs ils fixent des modes de conduite du vignoble rigoureux et des règles d’élaboration exigeantes qui mènent finalement à la reconnaissance de l’Appellation d’Origine Contrôlée (la fameuse AOC) Champagne en 1936. Une AOC qui couvre 34 000 hectares. Pour rappel l'appellation d'origine contrôlée est un label permettant d'identifier et de protéger un produit dont les étapes de fabrication sont réalisées dans une même zone géographique et selon un savoir-faire reconnu. 


    Ainsi aujourd'hui, vous l'avez compris, on ne peut plus appeler “champagne” que les vins produits, récoltés et élaborés dans la région de Champagne, en France. 


    L'obtention de cette AOC pour le vin de Champagne fut une étape essentielle dans sa protection, bien sûr, mais ce ne fut pas la seule. En effet les vignerons et maisons de production ont dû et doivent encore sans cesse se battre pour ne pas voir leur appellation utilisée illégalement, notamment à l'étranger. Unis dans le cadre du Comité Champagne, ils ne cessent de renforcer cet héritage et de faire connaître au plus grand nombre les valeurs de leur prestigieuse appellation. Ces efforts ont ainsi permis la reconnaissance de l’appellation champagne par plus de 120 pays, et de lutter efficacement contre les fraudes et les contrefaçons, d’autant plus que ces dernières sont souvent de piètre qualité. 


    Les « Coteaux, Maisons et Caves de Champagne » sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2015. Mais attention, cette reconnaissance par l’Unesco de la Valeur Universelle Exceptionnelle du patrimoine de la filière est un atout certes, mais aussi une responsabilité. Elle aide à défendre et valoriser l’appellation mais exige également une grande rigueur de la part de la filière dans la protection de son patrimoine.


    Enfin sachez que l’engagement sans faille de la filière Champagne pour défendre son appellation bénéficie à l’ensemble des autres appellations. Ses multiples combats ont fait avancer le droit des appellations sont à la source de plusieurs jurisprudences favorables permettant à des appellations plus petites de se défendre à leur tour. La filière joue donc un rôle plus global de protection du patrimoine qui va au-delà de l’appellation Champagne.


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  • Un insecticide connu pour sa toxicité, le chlordécone, a été utilisé durant vingt ans en Martinique et en Guadeloupe. Plus de neuf habitants sur dix auraient été intoxiqués par cette substance. Mais aujourd'hui le dossier risque d'être classé sans suite, en raison d'une possible prescription.


    Une substance toxique


    Le chlordécone a été utilisé, dans les plantations de bananes de la Martinique et de la Guadeloupe, de 1972 à 1993. Pourtant, cet insecticide était connu comme un produit dangereux depuis les années 1960.


    Et, de fait, on retrouverait la trace de cet insecticide dans les sols, les cours d'eau et la mer. Par ailleurs, son impact sur la santé humaine est d'autant plus préoccupant que plus de 90 % des habitants sont imprégnés de cette substance.


    Certains, comme les travailleurs des bananeraies, le sont encore plus. L'exposition au chlordécone pourrait contribuer à l'apparition de certaines maladies, comme le cancer de la prostate. Le taux d'incidence, pour la Guadeloupe et la Martinique, serait l'un des plus élevés au monde.


    La menace de la prescription


    La toxicité du chlordécone a provoqué son interdiction en France dès 1990. Mais il a continué à être utilisé en Guadeloupe et en Martinique jusqu'en 1993.


    Cependant, il faudra attendre 2006 pour que des associations, implantées dans les deux îles, portent plainte pour mise en danger de la vie d'autrui. Mais, en janvier 2021, les magistrats chargés de l'instruction de cette affaire avertissent les plaignants qu'elle pourrait tomber sous le coup de la prescription.


    Dans ce cas, elle se conclurait par un non-lieu. Une telle perspective suscite l'indignation des associations concernées. Elles estiment notamment que cette menace de prescription s'explique en grande partie par la lenteur de la procédure judiciaire.


    Les associations, rejointes par des partis politiques et des syndicats, ont donc appelé la population à manifester son mécontentement. En février 2021, entre 10.000 et 15.000 personnes répondent à cet appel et envahissent les rues de Fort-de-France, en Martinique.


    Même si la mobilisation a été plus timide en Guadeloupe, les habitants des deux îles ont clairement indiqué leur volonté de voir le processus judiciaire se poursuivre.


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  • Dans l'ensemble, la direction des chaînes de télévision et de radio américaines se montre assez puritaine dans le choix du langage admis à l'antenne. C'est ainsi que sept mots, appelés les "seven dirty words" en sont en principe totalement bannis.


    Des mots qu'on ne saurait entendre


    Ces "sept mots grossiers" (ou "sales", pour reprendre le sens littéral) ont été volontairement intégrés par l'acteur et humoriste George Carlin dans un sketch de 1972. Il prévenait les spectateurs qu'il s'agissait de mots qu'ils ne pourraient en aucun cas prononcer à la télévision.


    De fait, on est en présence de mots très grossiers, voire orduriers. L'autorité fédérale chargée des communications, la FCC, jugeait en effet leur emploi indécent sur un plateau de télévision. Il ne s'agit d'ailleurs pas d'une liste exhaustive. Par ailleurs, tous les mots vulgaires sont interdits d'antenne entre 6h et 22 h.


    Si, dans le contexte de certains scénarios de films, on pouvait tolérer qu'un des personnages se laisse aller à dire "fucking" ("putain"), l'emploi d'un tel terme lors d'une retransmission télévisée paraissait en revanche déplacé à la FCC.


    C'est pourquoi les chaînes devaient recouvrir d'un "bip" un mot grossier lorsqu'il était employé dans une émission de télévision.


    Une victoire contre la censure ?


    L'autorité chargée des communications justifie cette forme de censure par la nécessité de lutter contre l'"indécence" à l'antenne et la volonté de protéger les enfants.


    Mais pour d'autres, il s'agit d'une atteinte à la liberté d'expression. Aussi la justice a-t-elle eu à se prononcer, à diverses reprises, sur cette délicate question. Une décision de la Cour suprême a donné quelques précisions sur la manière dont les autorités fédérales pouvaient intervenir pour réglementer le langage utilisé sur les plateaux.


    En 2006, un tribunal new yorkais avait jugé, en première instance, que l'interdiction d'un certain vocabulaire était disproportionnée et pouvait avoir un effet "paralysant".


    De son côté, la cour d'appel avait rappelé que, le voulût-elle, la FCC serait dans l'incapacité de dresser une liste exhaustive des mots inappropriés.


    Les associations défendant la liberté d'expression ont salué ces décisions de justice comme des victoires contre la censure.


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