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  • C dans l’air du 20 juin 2026 - Canicule historique : faut-il maintenir la Fête de la musique ?



    Nos experts :

    - Nicolas Berrod - Journaliste – Chef adjoint du service Santé Sciences – "Le Parisien – Aujourd’hui en France"

    - Frédéric Denhez – Journaliste – Spécialiste des questions environnementales – "Marianne"

    - Christine Pena – journaliste météo à France Info

    - DR Agnès Ricard-Hibon – Présidente honoraire de la Société Française de Médecine d’Urgence – Porte-parole de Samu-Urgences de France

    - Karine de La Rouère – Diététicienne (en duplex)

  • C dans l’air du 20 juin 2026 - Canicule historique : faut-il maintenir la Fête de la musique ?

    Alors que l'été n'a pas encore commencé, la France fait déjà face à la deuxième vague de chaleur de l'année. Cette canicule fait suffoquer les habitants et pose question à la veille de la traditionnelle Fête de la musique. Est-il en effet raisonnable de maintenir l'événement face aux risques pour la santé ?

    Le ministre de l’intérieur Laurent Nuñez a assuré hier qu’il n’y aurait pas de remise en cause générale des festivités prévues. "Je crois qu’il faut se garder d’une vision trop globale", a de son côté déclaré aujourd'hui la ministre de la Culture Catherine Pégard. Alors que Météo France place dimanche 35 départements en vigilance rouge et 45 en vigilance orange, Catherine Pégard appelle cependant à "une extrême vigilance". Le gouvernement laisse pour l'heure aux préfectures et aux municipalités la décision de maintenir ou pas les festivités prévues demain. Plusieurs municipalités ont d'ores et déjà annoncé l’annulation d’événements.

    Face à cette canicule, les agriculteurs, en première ligne, sont très inquiets et contraints de s'adapter. Plusieurs préfectures ont pris hier des arrêtés exceptionnels visant à "adapter certaines activités aux conditions météorologiques actuelles, à préserver la santé des travailleurs et des habitants, ainsi qu’à prévenir les risques d’incendie". En Charente-Maritime, les professionnels peuvent ainsi déroger à l’arrêté sur le bruit en travaillant aux heures les plus fraîches de la journée, c’est-à-dire dès 6 heures le matin ou jusqu’à 20 heures le soir. L'objectif est de limiter au maximum l’exposition des travailleurs aux fortes températures.

    A la faveur de ces conditions météorologiques exceptionnelles, le moustique tigre, désormais bien implanté dans l'hexagone, fait figure de menace. Les autorités sanitaires appellent à la vigilance face aux risques de maladies, en limitant les eaux stagnantes dans les espaces extérieurs. Les ARS craignent une augmentation des foyers de chikungunya. Des actions de prévention et de surveillance avaient déjà été lancées dès le début du mois de mai, lors de la première vague de chaleur.

    Faut-il annuler la Fête de la musique en raison des risques pour la santé liés aux fortes chaleurs ? Comment les agriculteurs s'adaptent-ils à la canicule ? Comment se prémunir du moustique tigre, de retour à la faveur des conditions météorologiques actuelles ?




    Nos experts :

    - Nicolas Berrod - Journaliste – Chef adjoint du service Santé Sciences – "Le Parisien – Aujourd’hui en France"

    - Frédéric Denhez – Journaliste – Spécialiste des questions environnementales – "Marianne"

    - Christine Pena – journaliste météo à France Info

    - DR Agnès Ricard-Hibon – Présidente honoraire de la Société Française de Médecine d’Urgence – Porte-parole de Samu-Urgences de France

    - Karine de La Rouère – Diététicienne (en duplex)

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  • C dans l’air l'invité du 19 juin 2026 avec Philippe Maurice, le dernier condamné à mort par la justice française en 1980, gracié par François Mitterrand un an plus tard.


    Devenu historien, Philippe Maurice s’exprimera à l’occasion du 9e Congrès mondial contre la peine de mort, qui se tiendra à Paris du 30 juin au 2 juillet 2026. C’est la deuxième fois en vingt-cinq ans qu’il a lieu à Paris, alors que, ces derniers jours, certains responsables politiques ont relancé le débat sur la peine capitale à la suite du meurtre de la petite Lyhanna.

  • C dans l’air du 19 juin 2026 - Le livre qui fait trembler la Maison-Blanche


    Nos experts :

    - Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, auteur de Requiem pour le monde libre
    - Alain BAUER - Professeur émérite au Cnam, auteur de La vérité sur le système Epstein
    - Vincent HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste, spécialiste des enjeux internationaux
    - Ben BARNIER - Journaliste France Info TV – ancien correspondant aux Etats-Unis
    - Frédérique SCHILLO (en Duplex d’Israël) - Historienne- spécialiste d’Israël

  • C dans l’air du 19 juin 2026 - Le livre qui fait trembler la Maison-Blanche

    Des négociations reportées avant même de s’ouvrir en Suisse et un vice-président américain qui annule sa venue à Genève. Alors que la situation est toujours explosive au Liban et que les critiques pleuvent en Europe comme outre-Atlantique sur le « deal » négocié par Donald Trump avec l’Iran, le président des États-Unis continue de présenter le protocole d’accord signé avec le régime iranien comme une victoire et revendique même un pouvoir « sans limites ».

    Interrogé par le média américain Axios sur ce que ce conflit dit de son pouvoir, il a ainsi répondu : « Il n’a pas de limites. » Une phrase qui rappelle son « I am the boss! » prononcé mercredi lors de son entrée, avec une heure de retard, dans une salle de réunion du G7 à Évian. Depuis, la séquence a été publiée sur le compte de la Maison-Blanche, alors que journaux, analystes et experts se déchaînent contre la stratégie américaine et le bilan de la guerre en Iran. « Capitulation », « erreur colossale », « crépuscule d’une grande puissance »… Même dans le camp Trump, l’accord est loin de faire l’unanimité.

    Face aux critiques, le président américain a reconnu avoir négocié cet accord pour éviter que la guerre ne dégénère en crise économique mondiale, alimentant une inflation déjà record aux États-Unis. La hausse des prix, tirée par la flambée des cours du pétrole, s’est littéralement emballée en mai : + 4,2 % sur un an, soit son plus haut niveau mensuel depuis mai 2023. Résultat : la cote de popularité du président des États-Unis auprès de la génération Y, l’un des blocs électoraux les plus importants du pays, a chuté à son niveau le plus bas jamais enregistré dans de récents sondages réalisés par YouGov et The Economist.

    L’affaire Epstein revient hanter la Maison-Blanche. Après les dernières révélations du New York Times décrivant une véritable panique dans la Situation Room autour des conséquences politiques du dossier, le livre Changement de régime : au cœur de la présidence impériale de Donald Trump, qui doit paraître prochainement, s'annonce explosif.
    D'après les premiers extraits du livre, le vice-président aurait plaidé pour la publication complète des documents Epstein, y compris ceux pouvant embarrasser Trump, et aurait suggéré une interview de Ghislaine Maxwell par Tucker Carlson afin qu'elle affirme publiquement que Trump n'était impliqué dans aucun acte répréhensible. Les auteurs, Maggie Haberman et Jonathan Swan, évoquent également des tensions entre les deux hommes, notamment sur le dossier iranien. En juin 2025, Trump aurait reproché à Vance de ne pas suffisamment suivre sa ligne, déclarant : « Tout le monde doit simplement répéter ce que je dis. »

    Ces derniers jours, le président des États-Unis avait résumé ainsi son état d'esprit concernant son vice-président et le protocole d'accord signé avec l'Iran : « Si ça marche, j'en réclamerai le mérite. Si ça ne marche pas, je dirai que c'est la faute de J. D. »
    Le vice-président, prétendant potentiel à sa succession, est depuis chargé d'une tâche délicate : défendre la signature du protocole, attaqué aussi bien à droite qu'à gauche aux États-Unis, tout en prenant le gouvernail des négociations à venir. Dans ce contexte, il a lancé un avertissement aux critiques de Trump en Israël : « Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète. »


    Nos experts :

    - Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, auteur de Requiem pour le monde libre
    - Alain BAUER - Professeur émérite au Cnam, auteur de La vérité sur le système Epstein
    - Vincent HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste, spécialiste des enjeux internationaux
    - Ben BARNIER - Journaliste France Info TV – ancien correspondant aux Etats-Unis
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  • C dans l’air l'invité du 18 juin 2026 avec Sepideh Farsi, réalisatrice franco-iranienne.


    Donald Trump et l'Iran ont signé cette nuit l'accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. Pour le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, cet accord « acte l'échec des États-Unis », a-t-il déclaré à la télévision d'État. Le protocole d'accord « entrera en vigueur avec effet immédiat et, dans un premier temps, la République islamique d'Iran rouvrira sans délai le détroit d'Ormuz et les États-Unis d'Amérique lèveront immédiatement le blocus naval », a écrit sur X le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, l'un des médiateurs entre les deux pays.

    Aux termes du texte rendu public par les autorités américaines, Téhéran s'engage notamment à diluer ses stocks d'uranium hautement enrichi, sous la supervision de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), et Washington s'engage à faciliter la mise en place d'un fonds de 300 milliards de dollars pour la reconstruction et le développement de l'Iran en cas d'accord définitif.

    Fin février, l’opération de Washington avait suscité l’espoir d’un changement de régime à Téhéran. Mais une partie de la population se sent oubliée, après avoir été exposée à un violent conflit pendant plus de cent jours. D'autant que les Gardiens de la révolution, bras armé du régime, ont pris encore plus d’importance sous l’effet des bombardements.

  • C dans l’air du 18 juin 2026 - Trump : la signature surprise à Versailles... et la victoire de l'Iran ?



    Nos experts :


    - James ANDRÉ - Grand reporter - France 24
    - Agnès LEVALLOIS - Spécialiste du Moyen-Orient et présidente de l’IREMMO - Institut de Recherche et d’Études Méditerranée Moyen-Orient
    - Maya KHADRA - Enseignante et éditorialiste internationale - La revue politique et parlementaire
    - Anthony BELLANGER - Éditorialiste - Franceinfo TV, spécialiste des questions internationales

  • C dans l’air du 18 juin 2026 - Trump : la signature surprise à Versailles... et la victoire de l'Iran ?

    La signature était annoncée pour vendredi. C’est finalement à distance, et sous les dorures du château de Versailles, que Donald Trump a voulu parapher hier soir le protocole d’accord de paix avec l’Iran, à la table du dîner avec Emmanuel Macron. Pas d’images aux côtés du président iranien, ni de poignées de main. Mais une signature surprise, relate Le Parisien, avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio, demandant un coup de main à Jean-Noël Barrot, le ministre français des Affaires étrangères, pour lui trouver une imprimante à Versailles après 23 heures.

    Est-ce parce que de difficiles négociations vont débuter ? Ou parce que la fin de la guerre « sur tous les fronts » au Moyen-Orient se fait au prix de concessions majeures ? Washington impose au régime iranien de diluer son uranium enrichi. En échange, il autorise l’Iran à reprendre les ventes de son pétrole et promet un chèque de 300 milliards de dollars pour la reconstruction du pays.

    « Il s’agit d’un document historique et d’un message émanant d’un Iran puissant : la paix sera instaurée dans le respect mutuel », a déclaré sur les réseaux sociaux le président iranien Massoud Pezeshkian après avoir signé le document. Téhéran a également indiqué que son programme balistique n’était pas au menu des négociations à venir avec les États-Unis.

    Donald Trump, de son côté, a dénoncé ce jeudi sur son réseau Truth Social les nombreuses voix aux États-Unis qui critiquent le protocole d’accord, les qualifiant d’« imbéciles », de « jaloux », de « malhonnêtes » ou de « stupides ». Il faut dire qu’outre-Atlantique, rares sont les Américains à applaudir, même parmi les soutiens du président. Objectifs d’avant-guerre oubliés, pouvoir iranien renforcé… Les médias américains sont nombreux à dénoncer les « concessions » de Donald Trump à l’Iran. Chose rare, Fox News, la chaîne préférée du locataire de la Maison Blanche, ne mâche pas non plus ses mots.

    Alors que sait-on, pour l’heure, du contenu de cet accord ? Que dit-il des points clés qui divisent les deux pays ? Les États-Unis sont-ils les grands perdants de la guerre en Iran ? Et que va faire Israël ? Tsahal mène toujours des frappes dans le sud du Liban et l’annonce d’un futur accord entre Washington et Téhéran a été très mal accueillie par l’État hébreu, qui n’a pas participé aux discussions.

    De quoi faire naître des tensions avec Donald Trump, d’autant que le président américain vient de signer cet accord à distance. La nouvelle phase qui s’ouvre ce vendredi en Suisse prévoit des négociations thématiques avec l’Iran pendant 60 jours. Mais la République islamique conditionne toujours cet accord à la fin des opérations militaires dans le pays du Cèdre.

    La Chine a déclaré ce jeudi qu’elle « continuera à jouer un rôle actif et constructif pour atteindre une paix et une stabilité durables au Moyen-Orient et dans la région du Golfe ».
    « À ce stade critique, toutes les parties concernées, y compris Israël, devraient agir dans l’intérêt de la paix et de la stabilité régionales » et en faveur de la diplomatie « plutôt que du contraire », a répondu le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères à une question sur la poursuite par Israël des opérations militaires au Liban.




    Nos experts :


    - James ANDRÉ - Grand reporter - France 24
    - Agnès LEVALLOIS - Spécialiste du Moyen-Orient et présidente de l’IREMMO - Institut de Recherche et d’Études Méditerranée Moyen-Orient
    - Maya KHADRA - Enseignante et éditorialiste internationale - La revue politique et parlementaire
    - Anthony BELLANGER - Éditorialiste - Franceinfo TV, spécialiste des questions internationales

  • C dans l’air l'invité du 17 juin 2026 avec Jérôme Jaffré, politologue, chercheur associé au CEVIPOF.


    Le G7 s’achève aujourd'hui, mais Emmanuel Macron et son homologue américain Donald Trump se retrouveront ce soir pour dîner au château de Versailles lors d’une grande réception destinée à célébrer les 250 ans de l’indépendance des États-Unis. Château où le traité d’indépendance fut signé. Une réception annoncée comme fastueuse, qui a créé la polémique.

    Beaucoup se demandent si ce n’est pas un trop beau cadeau offert à Donald Trump, pas toujours tendre avec les Européens depuis son retour à la Maison Blanche. « Macron aurait pu trouver mieux pour finir son mandat qu’inviter en grande pompe un président suprémaciste », a réagi la députée LFI Mathilde Panot.

    Il s’agit en effet de l’une des dernières visites d’État organisées sous la présidence d’Emmanuel Macron. Un président qui ne peut pas se représenter, mais dont le poste est particulièrement convoité. Les candidatures sont déjà très nombreuses pour l’élection présidentielle de 2027, notamment à gauche. À tel point que cette élection pourrait battre le record du nombre de candidatures à une présidentielle, comme le souligne aujourd’hui Le Figaro.

  • C dans l’air du 17 juin 2026 - Tirs d'une frégate russe dans la Manche... Poutine perd ses nerfs


    Nos experts :


    - Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU, auteur D’un monde à l’autre chez Robert Lafont
    - Paul GOGO - journaliste, ancien correspondant indépendant en Russie de 2017-2026, auteur de « Moscou Parano » est publié aux éditions du Rocher
    - Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique au Figaro, ancienne correspondante en Russie, autrice de Les fantômes de Munich publié aux éditions de l’Observatoire
    - Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, autrice de « Requiem pour le monde libre » publié aux éditions de l’Observatoire

  • C dans l’air du 17 juin 2026 - Tirs d'une frégate russe dans la Manche... Poutine perd ses nerfs

    Alors que le sommet du G7 s'achève ce mercredi à Évian-les-Bains, les tensions internationales continuent de s'intensifier, du Moyen-Orient jusqu'aux eaux de la Manche. Le président des États-Unis a ainsi menacé de reprendre les bombardements contre l'Iran si celui-ci « ne se comporte pas bien ». Une déclaration qui intervient au lendemain de nouvelles frappes israéliennes dans le sud du Liban, auxquelles l'armée iranienne a promis de répondre de manière « sévère ».

    Dans le même temps, les dirigeants du G7 ont affiché leur volonté de renforcer la pression sur Moscou afin de mettre un terme à la guerre en Ukraine. Le Royaume-Uni et Donald Trump ont notamment plaidé pour un durcissement des sanctions contre la Russie. Après un entretien avec son homologue ukrainien, le président américain a annoncé le rétablissement de certaines sanctions visant le pétrole russe, suspendues temporairement en raison de la hausse des cours du brut liée au conflit avec l'Iran.

    Londres a également dévoilé de nouvelles mesures. Le Premier ministre britannique Keir Starmer a confirmé la fourniture d'uranium enrichi à l'Ukraine pour alimenter ses centrales nucléaires, ainsi qu'une nouvelle série de sanctions visant plusieurs établissements financiers russes, des dizaines de navires accusés d'exporter pétrole et gaz russes, ainsi qu'un réseau clandestin d'approvisionnement militaire.

    Ces annonces ont été accueillies par le silence de Moscou, mais elles s'accompagnent d'une montée des tensions dans la Manche. Quelques jours plus tôt, des commandos britanniques avaient procédé, pour la première fois, à l'arraisonnement d'un pétrolier russe appartenant à la « flotte fantôme » visée par les sanctions occidentales. La France mène également ce type d'opérations depuis plusieurs mois afin de réduire les revenus pétroliers russes qui alimentent l'effort de guerre du Kremlin.

    Sur le terrain, en Ukraine, les lignes de front évoluent peu dans les régions de Kharkiv et de Donetsk. Mais la guerre se poursuit avec une intensité constante à travers les bombardements et les attaques de drones. Kiev subit depuis plusieurs semaines une recrudescence des frappes russes. L'une d'elles a notamment endommagé lundi la cathédrale de la Dormition, située au sein de la célèbre Laure des Grottes de Kiev, classée au patrimoine mondial de l'Unesco.
    De son côté, l'Ukraine intensifie ses opérations en profondeur contre les infrastructures énergétiques et logistiques russes. Raffineries, dépôts pétroliers et oléoducs sont régulièrement visés grâce à des drones de plus en plus performants. Mardi, une importante raffinerie située dans la région de Moscou a ainsi été touchée lors d'une vaste attaque ukrainienne. Kiev a présenté cette opération comme une réponse « juste » aux frappes russes menées contre son territoire.

    Alors, quelle est la situation sur le front ukrainien ? Jusqu'où les Occidentaux sont-ils prêts à accroître la pression sur Moscou ? Les sanctions économiques et les opérations contre la « flotte fantôme » peuvent-elles réellement modifier le rapport de force ? Donald Trump peut-il contraindre Vladimir Poutine à négocier ? Enfin, que sait-on du protocole d’accord entre les États-Unis et l’Iran ?


    Nos experts :


    - Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU, auteur D’un monde à l’autre chez Robert Lafont
    - Paul GOGO - journaliste, ancien correspondant indépendant en Russie de 2017-2026, auteur de « Moscou Parano » est publié aux éditions du Rocher
    - Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique au Figaro, ancienne correspondante en Russie, autrice de Les fantômes de Munich publié aux éditions de l’Observatoire
    - Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, autric

  • C dans l’air l'invité du 16 juin 2026 avec Sylvain Domergue, géographe, enseignant à Sciences Po Bordeaux, auteur de « Géopolitique des espaces maritimes », aux éditions Armand Colin..

    Donald Trump a affirmé lundi que le détroit d'Ormuz serait « complètement ouvert » vendredi, jour de la cérémonie de signature du cadre d'accord trouvé entre les États-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. « Navires du monde entier, mettez les moteurs en marche. Que le pétrole coule à flots ! »

    Des médias iraniens ont annoncé dans la soirée que trois pétroliers et deux cargos transportant des marchandises avaient traversé la zone qui était jusque-là soumise au blocus naval américain. Dans le très stratégique détroit d'Ormuz, l'Iran devrait facturer des frais liés aux services aux navires, plutôt qu'instaurer un péage dont les États-Unis ne voulaient pas, selon la même source.

    Les États-Unis avaient imposé, le 13 avril, un blocus des ports iraniens en réponse au verrouillage du détroit d'Ormuz par Téhéran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, fin février. La facturation de frais de services par l'Iran est-elle légale ? Cette crise a-t-elle changé à tout jamais la situation du commerce maritime ?

    Notre invité, Sylvain Domergue, géographe spécialiste de la géopolitique des espaces maritimes, répondra à nos questions.

  • C dans l’air du 16 juin 2026 - Trump reçu à Versailles : pourquoi tant d'honneurs ?



    Nos experts :

    - BRUNO TERTRAIS - Directeur adjoint de la FRS, conseiller géopolitique à l’Institut Montaigne
    - PATRICIA ALLÉMONIÈRE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales
    - PHILIPPE DESSERTINE - Économiste, professeur à l’Université IAE Paris Panthéon Sorbonne, auteur de « L’horizon des possibles »
    - PIERRE HAROCHE - Maître de conférences en politique européenne et internationale - Université catholique de Lille
    - DAPHNÉ BENOIT - Cheffe du pôle international - AFP

  • C dans l’air du 16 juin 2026 - Trump reçu à Versailles : pourquoi tant d'honneurs ?

    Le G7 d’Évian s’ouvre dans un climat de tensions diplomatiques et de fortes incertitudes internationales. Au centre de toutes les attentions : Donald Trump. Fidèle à sa réputation, le président américain impose son rythme et ses priorités à ses partenaires. Jusqu’à faire modifier le calendrier du sommet et reléguer certaines questions sensibles au second plan.

    Mais c’est surtout la réception prévue mercredi à Versailles pour célébrer les 250 ans de l’indépendance américaine qui interroge. Pourquoi dérouler le tapis rouge à un dirigeant qui multiplie les menaces commerciales contre ses alliés européens ? Quelques heures avant son arrivée en France, Donald Trump a encore menacé de taxer lourdement les vins français et provoqué la colère de plusieurs capitales européennes avec de nouvelles restrictions dans le domaine de l’intelligence artificielle.

    Face à lui, Emmanuel Macron tente de préserver le dialogue. Les deux hommes se sont rencontrés lundi à Évian, affichant une relation cordiale malgré des divergences persistantes sur plusieurs dossiers stratégiques, du Moyen-Orient au commerce international.

    Autre sujet majeur de ce G7 : la guerre en Ukraine. Alors que Volodymyr Zelensky est présent sur les bords du lac Léman ce mardi, Donald Trump assure pouvoir faire avancer les discussions avec Moscou. Dans le même temps, Londres et Ottawa annoncent un durcissement de leurs sanctions contre la Russie afin d’accentuer la pression sur le Kremlin.

    Dans un monde marqué par les conflits, les rivalités économiques et les bouleversements géopolitiques, quelle place occupe encore l’Alliance transatlantique ? Faut-il continuer à ménager Donald Trump ou au contraire lui opposer un rapport de force plus ferme ? Trump à Versailles : pourquoi tant d'honneur ?


    Nos experts :

    - BRUNO TERTRAIS - Directeur adjoint de la FRS, conseiller géopolitique à l’Institut Montaigne
    - PATRICIA ALLÉMONIÈRE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales
    - PHILIPPE DESSERTINE - Économiste, professeur à l’Université IAE Paris Panthéon Sorbonne, auteur de « L’horizon des possibles »
    - PIERRE HAROCHE - Maître de conférences en politique européenne et internationale - Université catholique de Lille
    - DAPHNÉ BENOIT - Cheffe du pôle international - AFP

    PRESENTATION : Caroline Roux - Aurélie Casse - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40.

    PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe Thiéfine

    RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît Lemoine

    PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions

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  • C dans l’air l'invité du 15 juin 2026 avec Benjamin Haddad, Ministre délégué chargé de l'Europe.

    C'est un Donald Trump confiant, après un accord avec Téhéran, qui est attendu aujourd'hui au sommet du G7 à Evian, où Emmanuel Macron propose d'activer immédiatement une mission franco-britannique pour sécuriser le détroit d'Ormuz mais met en garde contre tout péage. Outre le Moyen-Orient, plusieurs sujets délicats sont à l'ordre du jour des dirigeants des grandes puissances : le commerce, la tech et l'Ukraine. L'agenda du sommet sur les rives du lac Léman dépendra largement de l'imprévisibilité du président américain. Avant même son arrivée en France, Donald Trump a ainsi menacé de taxer à 100% le vin français si Paris ne lève pas une taxe frappant les revenus des groupes technologiques, dont Apple, Google ou encore Meta. S'attirant une réponse ferme de son hôte français, qui a appelé à "une discussion respectueuse mais ferme" sur ce sujet. "C'est pas les États-Unis qui décident pour le droit des Européens", a affirmé Emmanuel Macron aujourd'hui sur TF1. Après le G7, les deux présidents se retrouveront à Versailles, pour un diner en l'honneur de Donald Trump, à l'occasion des 250 ans des Etats-Unis.

  • C dans l’air du 15 juin 2026 - Trump : un anniversaire... et un accord de paix !


    Nos experts :

    - Guillaume LAGANE - Spécialiste des questions de Défense, enseignant à Sciences Po
    - Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis
    - Laure Mandeville - Grand reporter au Figaro
    - Mariam PIRZADEH - Rédactrice en chef et ancienne correspondante à Téhéran pour France 24
    - Piotr SMOLAR (en duplex de Washington) - Correspondant à Washington – Le Monde

  • C dans l’air du 15 juin 2026 - Trump : un anniversaire... et un accord de paix !

    Les États-Unis et l'Iran ont annoncé dimanche 14 juin avoir trouvé le cadre d’un accord pour mettre fin à la guerre sur tous les fronts au Moyen-Orient, avec une cérémonie de signature prévue vendredi prochain à Genève, avant des pourparlers de 60 jours plus précis et techniques sur les sujets qui fâchent.

    Pour le moment, le document sur lequel se sont entendus Washington et Téhéran n'a pas été rendu public. Donald Trump a néanmoins promis sur son réseau Truth Social la réouverture du détroit d'Ormuz dès vendredi.

    « J'autorise pleinement la réouverture du détroit d'Ormuz sans droits de passage et, parallèlement, la levée immédiate du blocus naval américain. Navires du monde entier, mettez vos moteurs en marche ! Que le pétrole coule à flots ! », a écrit le président des États-Unis, ajoutant que cette ouverture interviendra « dès la signature de l'accord vendredi afin de permettre le déminage ».

    En fin de matinée, ce lundi, l'agence iranienne Fars a néanmoins indiqué que l'Iran a ajouté au dernier moment des négociations une clause prévoyant l'imposition de redevances pour les services maritimes dans le détroit d'Ormuz.

    Alors, que contient cet accord-cadre ? Ce passage stratégique, par où transite d’ordinaire un cinquième du pétrole brut mondial, va-t-il réellement rouvrir ? Dans quelles conditions ? Y aura-t-il un péage ?

    Si les conditions précises de ce protocole d’accord ne sont pas encore connues, l’éventualité d’une possible reprise du transit dans le détroit a entraîné une chute des cours de l’or noir et une avalanche de réactions. La vice-présidente de la Commission européenne et haute représentante de l'Union européenne pour les Affaires étrangères, Kaja Kallas, a salué prudemment une « avancée potentielle ».

    Depuis Évian-les-Bains, où s’ouvre ce lundi le sommet du G7, Emmanuel Macron a de son côté affirmé « qu'il faut tout faire pour mettre en œuvre cet accord ». La mission maritime internationale mise en place par la France et le Royaume-Uni est « prête à accompagner » sa réouverture. Si cela se confirme, le Charles-de-Gaulle ne mettrait que « deux ou trois jours » à se rendre à Ormuz, a assuré le président.

    Le président de la République a aussi dit vouloir « une discussion respectueuse mais ferme » avec Donald Trump, qui, ces dernières heures, a de nouveau menacé d'imposer des droits de douane de 100 % sur le vin français si Paris ne supprime pas sa taxe sur les services numériques.

    Parallèlement, l’administration américaine a décidé d'interdire l'utilisation des deux modèles d'IA les plus récents d’Anthropic à « tout ressortissant étranger », provoquant un coup de tonnerre sur les deux rives de l'Atlantique.

    Le chef de l’État va s’entretenir avec son homologue américain ce lundi. Un président des États-Unis qui devrait apparaître revigoré par cet accord avec l’Iran, annoncé au soir de sa fête d’anniversaire.

    Pour ses 80 ans, Donald Trump a transformé dimanche la pelouse de la Maison Blanche en arène pour des athlètes de MMA. Le spectacle s'est déroulé devant 4 000 invités triés sur le volet, installés autour de la cage, dont l'incontournable Mark Zuckerberg, PDG de Meta, ou David Ellison, patron de Paramount.

    Quelque 100 000 spectateurs s'étaient par ailleurs massés dans un parc adjacent pour suivre les combats sur écran géant et écouter les hommages au président rendus par certains vainqueurs, gladiateurs des temps modernes.



    Nos experts :

    - Guillaume LAGANE - Spécialiste des questions de Défense, enseignant à Sciences Po
    - Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis
    - Laure Mandeville - Grand reporter au Figaro
    - Mariam PIRZADEH - Rédactrice en chef et ancienne correspondante à Téhéran pour France 24
    - Piotr SMOLAR (en duplex de Washington) - Correspond

  • C dans l’air l'invitée du 13 juin 2026 - Sylvie et Francis Godard, la mère et le beau-père de Christophe Gleizes, journaliste sportif détenu depuis 349 jours en Algérie.

    " Il y un siège libre, celui du journaliste français Christophe Gleizes, qui est le seul journaliste sportif emprisonné dans le monde". À quelques heures du coup d'envoi de la Coupe du monde, Gianni Infantino a tenu cette semaine à afficher son soutien au journaliste français. Mais sur le terrain judiciaire, sa situation reste inchangée : Christophe Gleizes est toujours détenu en Algérie.

    Début mai, il a renoncé à son pourvoi en cassation afin d'ouvrir la voie à une éventuelle grâce présidentielle. Depuis, le dossier est dans l'attente d'un geste des autorités algériennes, sans qu'aucune décision n'ait encore été annoncée.

    Cette attente intervient toutefois dans un contexte de réchauffement des relations entre Paris et Alger, marqué ces dernières semaines par le retour de l'ambassadeur d'Algérie en France et par plusieurs signes de reprise du dialogue entre les deux pays, notamment autour des questions judiciaires et consulaires.

  • C dans l’air du 13 juin 2026 - Iran, Epstein : Trump au bord de la crise de nerfs



    Nos experts :

    - Anthony BELLANGER - Editorialiste à Franceinfo, spécialiste des questions internationales
    - Patricia ALLÉMONIÈRE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales et auteure de “Géopolitique du Sahel” aux éditions PUF
    - Daphné BENOÎT - Journaliste, cheffe du pôle international à l’AFP
    - David RIGOULET-ROZE - Chercheur à l’Institut français d'analyse stratégique (IFAS), chercheur associé à l’EISMENA et rédacteur en chef de la revue Orient stratégique

  • C dans l’air du 13 juin 2026 - Iran, Epstein : Trump au bord de la crise de nerfs

    Après quatre jours de montée des tensions, Donald Trump a annoncé avoir trouvé un accord avec l'Iran qui pourrait être signé dès « ce week-end ». Le président américain assure que Téhéran est prêt à avancer sur plusieurs dossiers sensibles, notamment le nucléaire et la sécurité dans le détroit d'Ormuz.

    Selon Axios, le texte prévoit notamment la réouverture « immédiate et sans péage » du détroit d'Ormuz, passage stratégique d'une cinquantaine de kilomètres à son point le plus étroit, par lequel transite environ 25 % du commerce mondial de pétrole. Mais côté iranien, le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi tempère largement cet optimisme et rappelle qu'aucun texte définitif n'a encore été validé.

    Cette nouvelle séquence nourrit le scepticisme d'une partie de la communauté internationale. Entre menaces de frappes, annonces d'accords imminents et revirements de dernière minute, la stratégie de Donald Trump paraît de plus en plus décrédibilisée. L’heure semble plutôt à un compromis limité plutôt qu'à une véritable victoire diplomatique américaine.

    Pendant ce temps, l'affaire Epstein revient hanter la Maison-Blanche. Les révélations du New York Times décrivent une véritable panique en Situation Room autour des conséquences politiques du dossier. Selon leurs informations, plusieurs proches de Trump, dont JD Vance, ont participé à des réunions de crise.

    Pour nombre d'observateurs, la guerre avec l'Iran n'aura été qu'une parenthèse et le dossier Epstein pourrait rapidement redevenir le principal casse-tête politique de l'administration Trump.

    Peut-on espérer la finalisation d’un accord entre les Etats-Unis et l’Iran ? Que contiendrait cet accord ? Où en est l’affaire Epstein après les dernières révélations du New York Times ?



    Nos experts :

    - Anthony BELLANGER - Editorialiste à Franceinfo, spécialiste des questions internationales
    - Patricia ALLÉMONIÈRE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales et auteure de “Géopolitique du Sahel” aux éditions PUF
    - Daphné BENOÎT - Journaliste, cheffe du pôle international à l’AFP
    - David RIGOULET-ROZE - Chercheur à l’Institut français d'analyse stratégique (IFAS), chercheur associé à l’EISMENA et rédacteur en chef de la revue Orient stratégique

    PRESENTATION : Caroline Roux - Aurélie Casse - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40.

    PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe Thiéfine

    RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît Lemoine

    PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions

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