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C dans l’air l'invitée du 24 juin 2026 avec Sonia Dridi, journaliste spécialiste des États-Unis, correspondante à Washington LCI et France 24.
Le protocole d’accord conclu entre l’Iran et les États-Unis pour mettre fin à la guerre est « la déclaration de défaite de l’Amérique », a déclaré aujourd'hui le chef de l’équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf. « Le mémorandum d’entente d’Islamabad n’est pas le fruit de pressions ou de la coercition, mais plutôt celui de la résistance et de la détermination de la courageuse nation iranienne », a-t-il déclaré lors d’une conférence à Bakou en Azerbaïdjan, retransmise à la télévision iranienne. « C’est pourquoi le mémorandum d’entente d’Islamabad a pris la valeur d’une déclaration de défaite pour l’Amérique », a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement. Une déclaration qui intervient alors que les pourparlers reprendront la semaine prochaine entre les Etats-Unis et l'Iran, après un premier round en début de semaine en Suisse.
Autre revers pour Donald Trump : le Sénat américain a adopté ce mardi une résolution pour ordonner le retrait des forces américaines dans le conflit face à l'Iran, un revers avant tout symbolique pour Donald Trump puisque le texte n'aura pas force de loi. Le président est en pleine préparation des célébrations du 4 juillet, qui cette année marqueront le 250 anniversaire de l'indépendance américaine. -
C dans l’air du 24 juin 2026 - Électricité, hôpitaux, trains… la France va-t-elle tenir ?
Nos experts :
- François GEMENNE - Spécialiste du changement climatique et co-auteur du sixième rapport du GIEC
- Gaël MUSQUET - Météorologue, expert en prévention des risques naturels
- Soazig QUEMENER - Rédactrice en chef - La Tribune Dimanche
- Jean-François CIBIEN - Médecin urgentiste et vice-président du syndicat Samu Urgence de France -
Saknas det avsnitt?
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C dans l’air du 24 juin 2026 - Électricité, hôpitaux, trains… la France va-t-elle tenir ?
La France est à cran en cette quatrième journée de canicule rouge dans une grande partie du pays. Elle ne cesse de s’étendre et les effets commencent à se faire de plus en plus sentir sur les corps. Maux de tête, malaises, problèmes cardiaques… Face au risque de saturation, le gouvernement vient d’activer le niveau 2 sur 4 du plan Orsan pour renforcer la mobilisation des personnels de santé dans des services d’urgence qui voient affluer les patients depuis deux jours. Le nombre de passages a augmenté de 20 % en raison des fortes chaleurs. Le nombre d'appels au SAMU a également explosé, ce qui représente un véritable défi pour les soignants comme pour le gouvernement.
Cette canicule historique en juin est une épreuve pour les corps, mais aussi pour le réseau électrique, les infrastructures routières et ferroviaires. Dans plusieurs régions, le bitume fond et colle aux roues des voitures. C'est le cas notamment en Lorraine, où certaines routes sont désormais interdites à la circulation. La circulation des trains est rendue plus difficile par les fortes chaleurs. En Nouvelle-Aquitaine, la SNCF a dû suspendre la majorité des trains pendant 48 heures pour protéger les infrastructures et le matériel. Dilatation des rails, climatisation défaillante… la canicule met en lumière les fragilités du système ferroviaire français, tant sur le plan de l’infrastructure que du matériel.
Des chaleurs caniculaires qui impactent également le travail et imposent une réponse politique alors qu’une nouvelle vague de chaleur se profile en juillet. Si les températures baissent la semaine prochaine, les organismes météorologiques et la ministre de la Transition écologique évoquent une forte probabilité de « nouvelles remontées d’air brûlant du Sahara » à compter du 10 juillet.
Mais peut-on tenir jusqu’au 14 juillet ? Comment travailler quand il fait 40 degrés ? Près de 40 % des salariées sont exposées à au moins une contrainte physique intense, qui peut être aggravée par les températures extrêmes, au-delà de 28 °C en cas d'activité physique, et de 30°C pour les activités sédentaires, selon l'Institut National de Recherche sur la Santé au Travail. Quelles réponses politiques sur le long terme ? Au-delà de la climatisation, que proposent les partis politiques pour faire face au réchauffement climatique ? Enfin, le bilan des décès par noyade évoqué par le Premier ministre Sébastien Lecornu s’est à nouveau alourdi hier pour passer à 43 morts. Pourquoi autant de drames ? Nos journalistes ont rencontré des maîtres-nageurs à Marseille : ils pointent le risque d’hydrocution, plus important en période de fortes chaleurs, les prises de risques multiples liées à une méconnaissance de l’eau ainsi qu’un problème de fond : environ 11 millions de Français ne savent pas nager.
Nos experts :
- François GEMENNE - Spécialiste du changement climatique et co-auteur du sixième rapport du GIEC
- Gaël MUSQUET - Météorologue, expert en prévention des risques naturels
- Soazig QUEMENER - Rédactrice en chef - La Tribune Dimanche
- Jean-François CIBIEN - Médecin urgentiste et vice-président du syndicat Samu Urgence de France -
C dans l’air l'invité du 23 juin 2026 avec le général Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU et auteur de « Ce qui nous attend », aux éditions Robert Laffont.
Donald Trump a affirmé mardi que l'Iran a "pleinement accepté" le retour d'inspecteurs nucléaires dans le pays, alors que des discussions techniques se poursuivent en Suisse, dans le cadre des pourparlers en cours entre l'Iran et les Etats-Unis. Une affirmation contredite par l'Iran, qui a indiqué ce matin ne pas avoir l'intention de permettre à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) d'inspecter ses principaux sites nucléaires bombardés par Israël et les Etats-Unis. L'étendue exacte des dégâts reste inconnue et Téhéran invoque des questions de sécurité pour refuser l'accès à ces installations. Le doute persiste depuis sur l'état des stocks d'uranium hautement enrichi de la République islamique, un point de contentieux avec Washington.
Le vice-président américain JD Vance, à la tête de l'équipe américaine lors des pourparlers avec l'Iran en Suisse, avait déjà affirmé lundi que Téhéran avait "accepté d'inviter à nouveau les inspecteurs" de l'instance onusienne. Les négociations vont-elles aboutir dans les 60 jours, temps imparti pour aboutir à un accord définitif ?
C'est dans ce contexte que le chef d'Etat-major des armées, le général Fabien Mandon, a déclaré lors d'une conférence à la Sorbonne qu'"aujourd'hui, l'Iran a des missiles capables d'atteindre le territoire français". Que signifie cette déclaration ? L'Iran est-elle une menace militaire pour la France. -
C dans l’air du 23 juin 2026 - Les Français dans le piège de la canicule
Nos experts :
- Christophe Barbier - Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction à Franc-Tireur
- Nicolas Berrod - Journaliste, chef adjoint du service santé sciences au « Parisien - Aujourd’hui en France, auteur de Urgence vitale : pourquoi l’hôpital public craque, une enquête publiée chez Flammarion
- Éric Brocardi - Porte-parole de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France
- Faïza Bossy - Médecin généraliste à Paris -
C dans l’air du 23 juin 2026 - Les Français dans le piège de la canicule
La France en surchauffe et toujours plus à cran, après une nuit suffocante et une canicule qui s’étend. Tout l’Hexagone est désormais en vigilance, et celle-ci est rouge dans 54 départements, de la Seine-Maritime aux Pyrénées-Atlantiques en passant par la Bretagne, le centre du pays et l’Île-de-France. Au total, plus de 90 % de la population française est exposée à des chaleurs extrêmes et exceptionnelles. Les réseaux de transport comme les hôpitaux sont déjà sous tension, et une nouvelle cellule de crise a été convoquée aujourd’hui, alors que les décès se multiplient.
Quarante personnes sont mortes en France par noyade depuis le 18 juin, a annoncé le Premier ministre. Sébastien Lecornu a évoqué un « triste fléau des noyades », qui concerne « essentiellement des jeunes ». « Face à la forte sollicitation des services d’urgence et des Samu liée à la vague de chaleur », le Premier ministre a par ailleurs activé le plan ORSAN de niveau 2, destiné à renforcer le système de santé. Cela permettra notamment de « renforcer les capacités de régulation médicale » et de « mobiliser les personnels nécessaires au fonctionnement de l’hôpital », a expliqué le chef du gouvernement sur X.
Impact sur les cultures et sur les animaux, risque d’incendie, pénibilité du travail : le monde agricole est également loin d’être épargné par l’épisode caniculaire. Face à une situation qui se prolonge, Annie Genevard a annoncé ce mardi de premières mesures pour limiter les conséquences de ces températures anormalement élevées sur l’activité agricole, qui font craindre un « effet sèche-cheveux ». Ce phénomène résulte de la conjonction rarissime de températures supérieures à 42 °C, de vents dépassant 30 km/h et d’un taux d’humidité inférieur à 20 %. Une combinaison particulièrement dramatique pour les cultures d’été (maïs, tournesol, sorgho et soja).
Pendant que les températures augmentent et que les records tombent les uns après les autres, le débat politique s’électrise, et les responsables politiques multiplient les références à l’Espagne. Horaires de travail décalés, journée continue à partir du mois de juin pour terminer à 15 h, congés climatiques, fermeture des terrasses des bars et restaurants lorsqu’elles ne disposent pas d’une ombre suffisante en cas de chaleur extrême, refuges climatisés dans les villes, brumisateurs installés dans les rues… De l’autre côté des Pyrénées, l’adaptation au réchauffement climatique est engagée depuis plusieurs décennies.
Alors, quelle réponse politique face au réchauffement climatique ? Où en est la France dans son adaptation ? Le pays devrait-il prendre exemple sur l’Espagne ?
Nos experts :
- Christophe Barbier - Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction à Franc-Tireur
- Nicolas Berrod - Journaliste, chef adjoint du service santé sciences au « Parisien - Aujourd’hui en France, auteur de Urgence vitale : pourquoi l’hôpital public craque, une enquête publiée chez Flammarion
- Éric Brocardi - Porte-parole de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France
- Faïza Bossy - Médecin généraliste à Paris -
C dans l’air l'invité du 22 juin 2026 avec Éric Fottorino, journaliste, écrivain, co-fondateur et directeur de l'hebdomadaire Le 1. Il propose cette semaine un numéro spécial intitulé "Marc Bloch au Panthéon, cette France qui résiste".
Marc Bloch va rejoindre demain le Panthéon après une vie d'engagement dans la défense de la République et dans la Résistance avant de mourir sous les balles des Nazis. Mort en 1944 à l'âge de 57 ans, Marc Bloch est le premier historien à entrer au Panthéon, où il va demeurer aux côtés d'illustres résistants comme Jean Moulin et Missak Manouchian. Il y sera admis, avec son épouse Simonne Vidal, "pour son œuvre, son enseignement et son courage", a déclaré le président de la République Emmanuel Macron. Après l'armistice de 1940, Marc Bloch a écrit un ouvrage sans concession, "L'Etrange défaite", qui sera publié à titre posthume après la guerre, dans lequel il revient sur "le plus atroce effondrement de notre histoire". Depuis l'arrivée au pouvoir d'Emmanuel Macron, il s'agit de la 6e cérémonie de panthéonisation, après Simone et Antoine Veil, Maurice Genevoix, Joséphine Baker, Mélinée et Missak Manouchian, et Robert Badinter l'an dernier.
Eric Fottorino, journaliste, écrivain, co-fondateur et directeur de l'hebdomadaire Le 1.Il propose cette semaine un numéro spécial intitulé « Marc Bloch au Panthéon, cette France qui résiste ». -
C dans l’air du 22 juin 2026 - Canicule : les premiers morts... et la crainte d'une crise sanitaire
Nos experts :
- PHILIPPE DESSERTINE - Économiste, professeur à l’Université IAE Paris Panthéon Sorbonne et auteur de « L’horizon des possibles »
- NICOLAS BERROD - Journaliste, chef adjoint du service Santé Sciences - Le Parisien - Aujourd’hui en France
- AUDREY GOUTARD - Grand reporter - France Télévisions, spécialiste des faits de société
- Dr GÉRALD KIERZEK - Médecin urgentiste, directeur médical - Doctissimo
- MARIE GIFFARD ( en duplex de Madrid) - Correspondante de l’AFP à Madrid -
C dans l’air du 22 juin 2026 - Canicule : les premiers morts... et la crainte d'une crise sanitaire
La France suffoque au début d’une semaine de canicule historique. Quatre-vingt-neuf départements sont placés en vigilance, dont 49 en rouge aujourd’hui, particulièrement dans l’Ouest. Le gouvernement a réuni une nouvelle cellule de crise pour faire face aux fortes chaleurs : 9 Français sur 10 sont concernés par une vigilance et 35 millions de Français par une vigilance rouge. Dix personnes sont mortes noyées hier, a fait savoir la Sécurité civile. La canicule provoque un bond de « 30 % à 40 % » du nombre d’appels au 15 et de « 10 % à 20 % » des passages aux urgences qui, pour l’instant, « tiennent », a indiqué ce lundi un représentant des urgentistes, craignant une aggravation dans les prochains jours.
Pendant que les températures augmentent et persistent autour des 40 °C, le thermomètre politique s’affole lui aussi. Accusé d’impréparation lors du précédent épisode caniculaire historique de la fin mai, le gouvernement multiplie depuis les prises de parole et les mesures d’urgence, comme l’interdiction de consommer de l’alcool sur la voie publique lors de la Fête de la musique dans les 35 départements placés en vigilance rouge. Mais la France apparaît globalement structurellement mal préparée à ces canicules intenses, durables et appelées à se répéter.
Une chute dénoncée par Marine Tondelier, la patronne des Écologistes, qui déplore un budget « divisé par quatre en deux ans » et un plan d’adaptation « très en retard et très loin d’être financé ». Son parti a lancé une pétition pour réclamer la mise en place d’un congé climatique de cinq jours maximum par an afin de protéger notamment les travailleurs particulièrement exposés à la canicule. Cette proposition s’inspire du modèle espagnol qui, en novembre 2024, a adopté le principe d’un congé payé de quatre jours pour éviter les déplacements en cas d’alerte météorologique. Marine Tondelier a également estimé que la climatisation ne devait être « ni un tabou ni une réponse à tout », en réponse à la volonté de Marine Le Pen de mettre en place un « plan massif » de climatisation.
Le pays n’est pas prêt à affronter l’avenir climatique, c’est ce que disent également une majorité de scientifiques. Mais ces derniers, ainsi que les météorologues, sont de plus en plus la cible de critiques, d’attaques et de menaces sur les réseaux sociaux. Ainsi, dans une publication postée le dimanche 15 juin sur X, le présentateur météo Guillaume Séchet mettait en garde contre les risques de canicule en France durant cette semaine de fortes chaleurs. Ciblé par des comptes climatosceptiques, il a finalement été contraint de supprimer sa publication. « Les gens m’ont accusé de catastrophisme, m’ont traité de nazi et d’autres termes violents. C’est allé très loin », a-t-il raconté au journal Le Parisien.
Alors, comment vit-on dans un pays à 40 degrés ?
Nos experts :
- PHILIPPE DESSERTINE - Économiste, professeur à l’Université IAE Paris Panthéon Sorbonne et auteur de « L’horizon des possibles »
- NICOLAS BERROD - Journaliste, chef adjoint du service Santé Sciences - Le Parisien - Aujourd’hui en France
- AUDREY GOUTARD - Grand reporter - France Télévisions, spécialiste des faits de société
- Dr GÉRALD KIERZEK - Médecin urgentiste, directeur médical - Doctissimo
- MARIE GIFFARD ( en duplex de Madrid) - Correspondante de l’AFP à Madrid -
C dans l’air l'invité du 20 juin 2026 avec David Rigoulet-Roze, chercheur à l'Institut français d'analyse stratégique (IFAS), chercheur associé à l'EISMENA et rédacteur en chef de la revue Orients stratégiques.
Face aux bombardements israéliens menés dans le sud du Liban depuis l’annonce, vendredi, du cessez-le-feu, le régime iranien a annoncé ce samedi la fermeture du détroit d’Ormuz. La délégation iranienne avait initialement souligné qu’elle ne se rendrait pas en Suisse pour des pourparlers tant que les frappes israéliennes au Liban ne cesseraient pas.Alors que Donald Trump et l’Iran avaient signé mercredi un protocole d’accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, le ministère iranien des Affaires étrangères a prévenu ce samedi les États-Unis que ce protocole serait «en danger» si les termes du contrat n’étaient pas appliqués rapidement. La paix est-elle déjà terminée ?
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C dans l’air du 20 juin 2026 - Canicule historique : faut-il maintenir la Fête de la musique ?
Nos experts :
- Nicolas Berrod - Journaliste – Chef adjoint du service Santé Sciences – "Le Parisien – Aujourd’hui en France"- Frédéric Denhez – Journaliste – Spécialiste des questions environnementales – "Marianne"
- Christine Pena – journaliste météo à France Info
- DR Agnès Ricard-Hibon – Présidente honoraire de la Société Française de Médecine d’Urgence – Porte-parole de Samu-Urgences de France
- Karine de La Rouère – Diététicienne (en duplex)
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C dans l’air du 20 juin 2026 - Canicule historique : faut-il maintenir la Fête de la musique ?
Alors que l'été n'a pas encore commencé, la France fait déjà face à la deuxième vague de chaleur de l'année. Cette canicule fait suffoquer les habitants et pose question à la veille de la traditionnelle Fête de la musique. Est-il en effet raisonnable de maintenir l'événement face aux risques pour la santé ?
Le ministre de l’intérieur Laurent Nuñez a assuré hier qu’il n’y aurait pas de remise en cause générale des festivités prévues. "Je crois qu’il faut se garder d’une vision trop globale", a de son côté déclaré aujourd'hui la ministre de la Culture Catherine Pégard. Alors que Météo France place dimanche 35 départements en vigilance rouge et 45 en vigilance orange, Catherine Pégard appelle cependant à "une extrême vigilance". Le gouvernement laisse pour l'heure aux préfectures et aux municipalités la décision de maintenir ou pas les festivités prévues demain. Plusieurs municipalités ont d'ores et déjà annoncé l’annulation d’événements.
Face à cette canicule, les agriculteurs, en première ligne, sont très inquiets et contraints de s'adapter. Plusieurs préfectures ont pris hier des arrêtés exceptionnels visant à "adapter certaines activités aux conditions météorologiques actuelles, à préserver la santé des travailleurs et des habitants, ainsi qu’à prévenir les risques d’incendie". En Charente-Maritime, les professionnels peuvent ainsi déroger à l’arrêté sur le bruit en travaillant aux heures les plus fraîches de la journée, c’est-à-dire dès 6 heures le matin ou jusqu’à 20 heures le soir. L'objectif est de limiter au maximum l’exposition des travailleurs aux fortes températures.
A la faveur de ces conditions météorologiques exceptionnelles, le moustique tigre, désormais bien implanté dans l'hexagone, fait figure de menace. Les autorités sanitaires appellent à la vigilance face aux risques de maladies, en limitant les eaux stagnantes dans les espaces extérieurs. Les ARS craignent une augmentation des foyers de chikungunya. Des actions de prévention et de surveillance avaient déjà été lancées dès le début du mois de mai, lors de la première vague de chaleur.
Faut-il annuler la Fête de la musique en raison des risques pour la santé liés aux fortes chaleurs ? Comment les agriculteurs s'adaptent-ils à la canicule ? Comment se prémunir du moustique tigre, de retour à la faveur des conditions météorologiques actuelles ?
Nos experts :
- Nicolas Berrod - Journaliste – Chef adjoint du service Santé Sciences – "Le Parisien – Aujourd’hui en France"- Frédéric Denhez – Journaliste – Spécialiste des questions environnementales – "Marianne"
- Christine Pena – journaliste météo à France Info
- DR Agnès Ricard-Hibon – Présidente honoraire de la Société Française de Médecine d’Urgence – Porte-parole de Samu-Urgences de France
- Karine de La Rouère – Diététicienne (en duplex)
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C dans l’air l'invité du 19 juin 2026 avec Philippe Maurice, le dernier condamné à mort par la justice française en 1980, gracié par François Mitterrand un an plus tard.
Devenu historien, Philippe Maurice s’exprimera à l’occasion du 9e Congrès mondial contre la peine de mort, qui se tiendra à Paris du 30 juin au 2 juillet 2026. C’est la deuxième fois en vingt-cinq ans qu’il a lieu à Paris, alors que, ces derniers jours, certains responsables politiques ont relancé le débat sur la peine capitale à la suite du meurtre de la petite Lyhanna. -
C dans l’air du 19 juin 2026 - Le livre qui fait trembler la Maison-Blanche
Nos experts :
- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, auteur de Requiem pour le monde libre
- Alain BAUER - Professeur émérite au Cnam, auteur de La vérité sur le système Epstein
- Vincent HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste, spécialiste des enjeux internationaux
- Ben BARNIER - Journaliste France Info TV – ancien correspondant aux Etats-Unis
- Frédérique SCHILLO (en Duplex d’Israël) - Historienne- spécialiste d’Israël -
C dans l’air du 19 juin 2026 - Le livre qui fait trembler la Maison-Blanche
Des négociations reportées avant même de s’ouvrir en Suisse et un vice-président américain qui annule sa venue à Genève. Alors que la situation est toujours explosive au Liban et que les critiques pleuvent en Europe comme outre-Atlantique sur le « deal » négocié par Donald Trump avec l’Iran, le président des États-Unis continue de présenter le protocole d’accord signé avec le régime iranien comme une victoire et revendique même un pouvoir « sans limites ».
Interrogé par le média américain Axios sur ce que ce conflit dit de son pouvoir, il a ainsi répondu : « Il n’a pas de limites. » Une phrase qui rappelle son « I am the boss! » prononcé mercredi lors de son entrée, avec une heure de retard, dans une salle de réunion du G7 à Évian. Depuis, la séquence a été publiée sur le compte de la Maison-Blanche, alors que journaux, analystes et experts se déchaînent contre la stratégie américaine et le bilan de la guerre en Iran. « Capitulation », « erreur colossale », « crépuscule d’une grande puissance »… Même dans le camp Trump, l’accord est loin de faire l’unanimité.
Face aux critiques, le président américain a reconnu avoir négocié cet accord pour éviter que la guerre ne dégénère en crise économique mondiale, alimentant une inflation déjà record aux États-Unis. La hausse des prix, tirée par la flambée des cours du pétrole, s’est littéralement emballée en mai : + 4,2 % sur un an, soit son plus haut niveau mensuel depuis mai 2023. Résultat : la cote de popularité du président des États-Unis auprès de la génération Y, l’un des blocs électoraux les plus importants du pays, a chuté à son niveau le plus bas jamais enregistré dans de récents sondages réalisés par YouGov et The Economist.
L’affaire Epstein revient hanter la Maison-Blanche. Après les dernières révélations du New York Times décrivant une véritable panique dans la Situation Room autour des conséquences politiques du dossier, le livre Changement de régime : au cœur de la présidence impériale de Donald Trump, qui doit paraître prochainement, s'annonce explosif.
D'après les premiers extraits du livre, le vice-président aurait plaidé pour la publication complète des documents Epstein, y compris ceux pouvant embarrasser Trump, et aurait suggéré une interview de Ghislaine Maxwell par Tucker Carlson afin qu'elle affirme publiquement que Trump n'était impliqué dans aucun acte répréhensible. Les auteurs, Maggie Haberman et Jonathan Swan, évoquent également des tensions entre les deux hommes, notamment sur le dossier iranien. En juin 2025, Trump aurait reproché à Vance de ne pas suffisamment suivre sa ligne, déclarant : « Tout le monde doit simplement répéter ce que je dis. »
Ces derniers jours, le président des États-Unis avait résumé ainsi son état d'esprit concernant son vice-président et le protocole d'accord signé avec l'Iran : « Si ça marche, j'en réclamerai le mérite. Si ça ne marche pas, je dirai que c'est la faute de J. D. »
Le vice-président, prétendant potentiel à sa succession, est depuis chargé d'une tâche délicate : défendre la signature du protocole, attaqué aussi bien à droite qu'à gauche aux États-Unis, tout en prenant le gouvernail des négociations à venir. Dans ce contexte, il a lancé un avertissement aux critiques de Trump en Israël : « Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète. »
Nos experts :
- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, auteur de Requiem pour le monde libre
- Alain BAUER - Professeur émérite au Cnam, auteur de La vérité sur le système Epstein
- Vincent HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste, spécialiste des enjeux internationaux
- Ben BARNIER - Journaliste France Info TV – ancien correspondant aux Etats-Unis
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C dans l’air l'invité du 18 juin 2026 avec Sepideh Farsi, réalisatrice franco-iranienne.
Donald Trump et l'Iran ont signé cette nuit l'accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. Pour le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, cet accord « acte l'échec des États-Unis », a-t-il déclaré à la télévision d'État. Le protocole d'accord « entrera en vigueur avec effet immédiat et, dans un premier temps, la République islamique d'Iran rouvrira sans délai le détroit d'Ormuz et les États-Unis d'Amérique lèveront immédiatement le blocus naval », a écrit sur X le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, l'un des médiateurs entre les deux pays.
Aux termes du texte rendu public par les autorités américaines, Téhéran s'engage notamment à diluer ses stocks d'uranium hautement enrichi, sous la supervision de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), et Washington s'engage à faciliter la mise en place d'un fonds de 300 milliards de dollars pour la reconstruction et le développement de l'Iran en cas d'accord définitif.
Fin février, l’opération de Washington avait suscité l’espoir d’un changement de régime à Téhéran. Mais une partie de la population se sent oubliée, après avoir été exposée à un violent conflit pendant plus de cent jours. D'autant que les Gardiens de la révolution, bras armé du régime, ont pris encore plus d’importance sous l’effet des bombardements. -
C dans l’air du 18 juin 2026 - Trump : la signature surprise à Versailles... et la victoire de l'Iran ?
Nos experts :
- James ANDRÉ - Grand reporter - France 24
- Agnès LEVALLOIS - Spécialiste du Moyen-Orient et présidente de l’IREMMO - Institut de Recherche et d’Études Méditerranée Moyen-Orient
- Maya KHADRA - Enseignante et éditorialiste internationale - La revue politique et parlementaire
- Anthony BELLANGER - Éditorialiste - Franceinfo TV, spécialiste des questions internationales -
C dans l’air du 18 juin 2026 - Trump : la signature surprise à Versailles... et la victoire de l'Iran ?
La signature était annoncée pour vendredi. C’est finalement à distance, et sous les dorures du château de Versailles, que Donald Trump a voulu parapher hier soir le protocole d’accord de paix avec l’Iran, à la table du dîner avec Emmanuel Macron. Pas d’images aux côtés du président iranien, ni de poignées de main. Mais une signature surprise, relate Le Parisien, avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio, demandant un coup de main à Jean-Noël Barrot, le ministre français des Affaires étrangères, pour lui trouver une imprimante à Versailles après 23 heures.
Est-ce parce que de difficiles négociations vont débuter ? Ou parce que la fin de la guerre « sur tous les fronts » au Moyen-Orient se fait au prix de concessions majeures ? Washington impose au régime iranien de diluer son uranium enrichi. En échange, il autorise l’Iran à reprendre les ventes de son pétrole et promet un chèque de 300 milliards de dollars pour la reconstruction du pays.
« Il s’agit d’un document historique et d’un message émanant d’un Iran puissant : la paix sera instaurée dans le respect mutuel », a déclaré sur les réseaux sociaux le président iranien Massoud Pezeshkian après avoir signé le document. Téhéran a également indiqué que son programme balistique n’était pas au menu des négociations à venir avec les États-Unis.
Donald Trump, de son côté, a dénoncé ce jeudi sur son réseau Truth Social les nombreuses voix aux États-Unis qui critiquent le protocole d’accord, les qualifiant d’« imbéciles », de « jaloux », de « malhonnêtes » ou de « stupides ». Il faut dire qu’outre-Atlantique, rares sont les Américains à applaudir, même parmi les soutiens du président. Objectifs d’avant-guerre oubliés, pouvoir iranien renforcé… Les médias américains sont nombreux à dénoncer les « concessions » de Donald Trump à l’Iran. Chose rare, Fox News, la chaîne préférée du locataire de la Maison Blanche, ne mâche pas non plus ses mots.
Alors que sait-on, pour l’heure, du contenu de cet accord ? Que dit-il des points clés qui divisent les deux pays ? Les États-Unis sont-ils les grands perdants de la guerre en Iran ? Et que va faire Israël ? Tsahal mène toujours des frappes dans le sud du Liban et l’annonce d’un futur accord entre Washington et Téhéran a été très mal accueillie par l’État hébreu, qui n’a pas participé aux discussions.
De quoi faire naître des tensions avec Donald Trump, d’autant que le président américain vient de signer cet accord à distance. La nouvelle phase qui s’ouvre ce vendredi en Suisse prévoit des négociations thématiques avec l’Iran pendant 60 jours. Mais la République islamique conditionne toujours cet accord à la fin des opérations militaires dans le pays du Cèdre.
La Chine a déclaré ce jeudi qu’elle « continuera à jouer un rôle actif et constructif pour atteindre une paix et une stabilité durables au Moyen-Orient et dans la région du Golfe ».
« À ce stade critique, toutes les parties concernées, y compris Israël, devraient agir dans l’intérêt de la paix et de la stabilité régionales » et en faveur de la diplomatie « plutôt que du contraire », a répondu le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères à une question sur la poursuite par Israël des opérations militaires au Liban.
Nos experts :
- James ANDRÉ - Grand reporter - France 24
- Agnès LEVALLOIS - Spécialiste du Moyen-Orient et présidente de l’IREMMO - Institut de Recherche et d’Études Méditerranée Moyen-Orient
- Maya KHADRA - Enseignante et éditorialiste internationale - La revue politique et parlementaire
- Anthony BELLANGER - Éditorialiste - Franceinfo TV, spécialiste des questions internationales -
C dans l’air l'invité du 17 juin 2026 avec Jérôme Jaffré, politologue, chercheur associé au CEVIPOF.
Le G7 s’achève aujourd'hui, mais Emmanuel Macron et son homologue américain Donald Trump se retrouveront ce soir pour dîner au château de Versailles lors d’une grande réception destinée à célébrer les 250 ans de l’indépendance des États-Unis. Château où le traité d’indépendance fut signé. Une réception annoncée comme fastueuse, qui a créé la polémique.
Beaucoup se demandent si ce n’est pas un trop beau cadeau offert à Donald Trump, pas toujours tendre avec les Européens depuis son retour à la Maison Blanche. « Macron aurait pu trouver mieux pour finir son mandat qu’inviter en grande pompe un président suprémaciste », a réagi la députée LFI Mathilde Panot.
Il s’agit en effet de l’une des dernières visites d’État organisées sous la présidence d’Emmanuel Macron. Un président qui ne peut pas se représenter, mais dont le poste est particulièrement convoité. Les candidatures sont déjà très nombreuses pour l’élection présidentielle de 2027, notamment à gauche. À tel point que cette élection pourrait battre le record du nombre de candidatures à une présidentielle, comme le souligne aujourd’hui Le Figaro. -
C dans l’air du 17 juin 2026 - Tirs d'une frégate russe dans la Manche... Poutine perd ses nerfs
Nos experts :
- Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU, auteur D’un monde à l’autre chez Robert Lafont
- Paul GOGO - journaliste, ancien correspondant indépendant en Russie de 2017-2026, auteur de « Moscou Parano » est publié aux éditions du Rocher
- Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique au Figaro, ancienne correspondante en Russie, autrice de Les fantômes de Munich publié aux éditions de l’Observatoire
- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, autrice de « Requiem pour le monde libre » publié aux éditions de l’Observatoire - Visa fler