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Pendant des siècles, une idée s'est imposée dans l'imaginaire occidental : celle d'une vie après la mort où chacun serait jugé avant d'accéder au paradis ou d'être condamné aux enfers. Pourtant, cette représentation n'est pas celle des premiers textes de la Bible hébraïque. Dans l'Israël ancien, les morts ne montent pas au ciel et ne descendent pas dans un enfer de châtiment. Ils rejoignent un lieu énigmatique, le shéol, un royaume silencieux où semble s'effacer jusqu'à la relation avec Dieu.
Comment les anciens Israélites se représentaient-ils réellement le destin des morts ? Que distingue le shéol de la tombe ? Les défunts y conservent-ils une forme d'existence ? Les vivants entretiennent-ils des relations avec eux, comme c'est le cas dans d'autres civilisations du Proche-Orient ou du monde grec ? Et pourquoi les textes les plus anciens portent-ils un regard si sombre sur la mort ?
Mais cette conception n'est pas restée immuable. Les bouleversements de l'histoire, notamment l'exil à Babylone, les contacts avec les grandes cultures de l'Antiquité et les profondes interrogations sur la justice divine vont progressivement transformer la manière de penser le destin humain. Si les justes souffrent et que les impies prospèrent, que devient la promesse d'un Dieu juste ? Cette crise de la sagesse ouvre un immense chantier théologique qui conduira, plusieurs siècles plus tard, à l'apparition d'une idée nouvelle : la résurrection des morts.
Comment cette croyance a-t-elle émergé ? Pourquoi apparaît-elle si tardivement dans la Bible ? Quel rôle ont joué les persécutions de l'époque des Maccabées ? Que nous dit le célèbre chapitre 12 du livre de Daniel, premier grand texte biblique à annoncer la résurrection ? Et comment ces débats ont-ils façonné les différents courants du judaïsme avant d'être repris, transformés et amplifiés par le christianisme naissant ?
Pour répondre à toutes ces questions, j'ai le plaisir de recevoir le professeur Christophe Nihan
Christophe Nihan est professeur à l’Université de Münster en Allemagne et y enseigne la Bible Hébraïque. Il est également membre du Laboratoire « Proche-Orient-Caucase : langues, archéologie, cultures » du CNRS.
Ses domaines de recherche sont :
Les Études du Pentateuque, en particulier les traditions sacerdotales
Les Rituels bibliques
L’Histoire religieuse d'Israël dans son contexte proche-oriental
Et enfin, la Littérature prophétique, en particulier le livre d'Ézéchiel
Parmi ses ouvrages, on peut citer :
- Introduction à l’Ancien Testament, corédigé avec Thomas Römer et Jean-Daniel Macchi, sorti chez Labor et Fides en 2004
- “From Priestly Torah to Pentateuch: A Study in the Composition of the Book of Leviticus” sa thèse publiée en 2007
- Toujours chez Labor et Fides en 2013 « Clés pour le Pentateuque » avec Diana V. Edelman, Philip R. Davies et Thomas Römer
- Avec Julia Rhyder, il a fait paraitre « Text and Ritual in the Pentateuch: A Comparative and Systematic Approach » en 2021
- La même année, avec Giuseppina Lenzo il a publié « Les Cultes aux rois et aux héros : continuités et changements à l’époque hellénistique »
- Et En août de cette année, il sort chez Labor et Fides « Lévitique 10-16 » les chapitres consacrés au pur et à l’impur.
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Nous avons tous connu ces moments où aucune décision ne semblait pleinement satisfaisante. Faut-il dire toute la vérité lorsqu'elle risque de faire plus de mal que de bien ? Faut-il obéir à la loi lorsque celle-ci paraît injuste ? Peut-on trahir un ami pour sauver une communauté, ou sacrifier une personne pour en sauver plusieurs ?
Nous appelons spontanément ces situations des « cas de conscience ». Mais que désigne exactement cette expression ?
S'agit-il simplement d'une hésitation intérieure, d'un conflit psychologique entre ce que nous désirons et ce que nous devons faire ? Ou bien sommes-nous confrontés à quelque chose de plus profond : un véritable conflit entre deux devoirs, deux valeurs, deux exigences morales également légitimes ?
Pendant longtemps, la casuistique – c'est-à-dire l'étude des cas de conscience – a souffert d'une réputation ambiguë. On l'a souvent réduite à une technique de juristes ou de théologiens cherchant à contourner les règles par des distinctions subtiles, au point que le mot lui-même a fini par évoquer, dans le langage courant, une certaine forme de sophistique.
Mon invitée d’aujourd’hui, Christelle Veillard propose de renverser complètement cette image. Dans son livre, « Cas de conscience et conflits de devoirs, les origines de la casuistique d’Homère à Epictète », elle montre que cette méthode est d'abord une réflexion philosophique sur les situations où les principes moraux entrent eux-mêmes en conflit. Car il arrive que deux devoirs soient également fondés, également légitimes, et pourtant impossibles à satisfaire simultanément. Le problème ne vient plus alors de notre faiblesse ou de notre ignorance, mais de la structure même de l'action morale.
L'autre apport de ce livre est historique. Nous avons tendance à associer les cas de conscience à la morale chrétienne, aux manuels des confesseurs ou aux débats médiévaux. Or Christelle Veillard montre que ces interrogations sont beaucoup plus anciennes. Elles traversent déjà les poèmes d'Homère, les tragédies grecques, les dialogues de Socrate, la pensée d'Aristote et culminent chez les Stoïciens.
Son ouvrage raconte ainsi une histoire de la décision morale dans l'Antiquité : comment les Grecs ont appris à penser ces situations où aucune solution n'est parfaite, où choisir revient toujours à renoncer à quelque chose, et où l'expérience du dilemme nous transforme durablement.
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Saknas det avsnitt?
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Évêque, historien et théologien, Eusèbe de Césarée est souvent considéré comme l'un des grands intellectuels du christianisme ancien. Très proche de Constantin, dont il fut en quelque sorte l'historiographe et le défenseur, il a joué un rôle essentiel dans la construction du récit chrétien de l'histoire. Pourtant, sa place dans la tradition chrétienne demeure singulière. Contrairement à d'autres grandes figures de son époque, Eusèbe n'est pas reconnu comme Père de l'Église. En cause notamment : certaines de ses positions théologiques, jugées ambiguës lors des controverses autour de l'arianisme, cette doctrine qui contestait la pleine divinité du Christ.
Mais ce n'est pas de ces débats théologiques que nous allons parler aujourd'hui. Notre invité, Sébastien Morlet, professeur à Sorbonne Université, vient nous présenter son ouvrage Exégèse et Contresens. Le commentaire de la Bible dans les Extraits prophétiques d'Eusèbe de Césarée paru aux Belles Lettres en septembre 2025.
À travers l'étude minutieuse des textes d'Eusèbe, Sébastien Morlet met en lumière une obsession de l'exégèse chrétienne ancienne : la volonté de démontrer que Jésus-Christ était déjà annoncé dans les Écritures hébraïques. Pour parvenir à cette conclusion, Eusèbe mobilise tout un arsenal interprétatif qui peut parfois surprendre le lecteur moderne. Lectures forcées, rapprochements audacieux, interprétations discutables : notre invité montrera comment certains commentaires relèvent, selon ses propres termes, du contresens, et parfois même d'une certaine mauvaise foi intellectuelle au service d'une démonstration théologique.
Comment les premiers auteurs chrétiens lisaient-ils la Bible hébraïque ? Pourquoi cherchaient-ils à y trouver partout l'annonce du Christ ? Que nous apprend cette démarche sur la naissance de la pensée chrétienne et sur les rapports complexes entre judaïsme et christianisme ?
C'est ce que nous découvrons avec Sébastien Morlet.
Sébastien Morlet est professeur de langue et littérature grecques à Sorbonne Université et Membre de l’Institut universitaire de France. Il dirige la Bibliothèque d’Histoire des Religions à la Sorbonne. Ses principaux domaines de recherches sont l’histoire des doctrines philosophiques et religieuses aux époques hellénistique et impériale, les relations entre le paganisme, le judaïsme et le christianisme pendant les cinq premiers siècles après J.-C, la réception de la culture classique, Eusèbe de Césarée et enfin Porphyre de Tyr.
Parmi ses ouvrages on peut citer :
- « Christianisme et philosophie » sorti en livre de poche références en 2014
- « Les chrétiens et la culture » paru aux belles lettres en 2016,
- Il a dirigé la publication « Eusèbe de Césarée et la philosophie : Christianisme et philosophie en Palestine au tournant du IVe siècle de notre ère » sorti chez Brepols en 2024
En septembre 2026 paraitra aux Belles Lettres : « Platon, le théologien : Lectures « païennes », juives et chrétiennes sous l’Empire romain ».
Mais le livre qui nous sert de fil conducteur dans cet épisode est « Exégèse et Contresens : le commentaire de la Bible dans les Extraits prophétiques d’Eusèbe de Césarée » paru aux Belles Lettres en 2025.
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Nouvel épisode en continuité avec le précédent consacré à l’empereur Constantin car nous nous penchons sur une figure aussi fascinante que controversée de l’Antiquité tardive : l’empereur Julien, que l’histoire chrétienne a retenu sous le nom de « Julien l’Apostat ». Julien qui n’est autre que le neveu de Constantin.
Pourquoi cet homme continue-t-il, seize siècles après sa mort, à susciter autant de débats, de passions et parfois même de malentendus ? Était-il le dernier défenseur du paganisme antique face à la montée du christianisme ? Un philosophe néoplatonicien tenté par une restauration spirituelle impossible ? Un souverain éclairé ? Ou bien un empereur tragique, emporté par un rêve politique et religieux déjà condamné par l’histoire ?
Pour comprendre le destin singulier de Julien, il faut revenir sur une enfance marquée par les violences dynastiques, sur sa formation intellectuelle exceptionnelle, sur son rapport complexe au christianisme, sur son admiration pour la culture grecque et sur l’influence décisive du néoplatonisme dans sa vision du monde.
Nous évoquons également ses campagnes militaires sur le Rhin, son accession au pouvoir impérial, sa tentative de réorganisation du paganisme, sa dernière expédition contre les Perses, ainsi que la manière dont son image et ses écrits ont été transmis, combattus, transformés ou parfois effacés par les auteurs païens et chrétiens des siècles suivants.
Pour nous accompagner dans cette exploration, j’ai le plaisir de recevoir Pascal Célérier, professeur agrégé, chargé de cours à l’université de Limoges.
Pascal Célérier est professeur de lettres agrégé à l'INSPE de Limoges, l’Institut National du professorat et de l’éducation et chargé de cours en Histoire ancienne à la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de Limoges
Sa thèse « L’ombre de l’empereur Julien, le destin des écrits de Julien chez les auteurs païens et chrétiens du IVe au VIe siècle » a été publiée aux Presses Universitaires de Paris Ouest et a obtenu le prix de thèse René Rémond en 2013.
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Dans cet épisode, nous nous intéressons à une figure absolument centrale de l’histoire romaine en général et de l’histoire du christianisme en particulier : l’empereur Constantin. Son nom reste associé à un tournant majeur de l’Antiquité, celui où le christianisme passe du statut de religion persécutée à celui de religion soutenue par le pouvoir impérial.
Longtemps, l’histoire a retenu une image relativement simple : celle de Constantin comme premier empereur chrétien, converti après une vision miraculeuse avant la bataille du Pont Milvius en 312. Une sorte de moment fondateur où l’Empire romain entrerait soudainement dans une nouvelle ère religieuse.
Mais les choses sont-elles réellement aussi claires ?
Car Constantin reste aussi un empereur romain profondément enraciné dans les traditions politiques et religieuses de son temps. Pendant des années, il continue d’utiliser les symboles du Soleil invaincu, conserve un vocabulaire religieux parfois ambigu, et règne sur un empire encore largement païen. Dès lors, faut-il voir en lui un chrétien sincère, un habile stratège politique, ou l’architecte d’une nouvelle alliance entre religion et pouvoir impérial ?
Et puis, qu’est-ce qu’être chrétien au IVe siècle, dans une époque traversée par d’intenses débats théologiques et des divisions profondes au sein même de l’Église ?
Pour répondre à toutes ces questions, nous avons le plaisir de recevoir Vincent Puech, historien spécialiste de l’Antiquité tardive, avec qui nous allons revenir sur cette figure fascinante qu’est Constantin.
Vincent Puech est professeur en Histoire ancienne et directeur de l'Institut d'études culturelles et internationales à l’Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines. Ses domaines de recherche sont : l’Histoire politique, l’Histoire sociale des élites et la prosopographie, c’est-à-dire l'étude des biographies des membres d'une catégorie spécifique de la société.
Parmi ses ouvrages on peut citer :
-Constantin. Le premier empereur chrétien paru chez Ellipses en 2011, et réédité en poche en 2022
-Les juifs dans le monde hellénistique sorti chez le même éditeur en 2012
-Les élites de cour de Constantinople (450-610) : une approche prosopographique des relations de pouvoir, sorti chez Ausonius en 2022
De plus, il a co-rédigé l’ouvrage suivant :
- Rituels et cérémonies de cour, de l’Empire romain à l’âge baroque, sorti aux Presses Universitaires du Septentrion, en 2018
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Dans cet épisode, nous nous intéressons à l’une des périodes les plus fascinantes de l’histoire romaine : ce moment de bascule où la République s’efface peu à peu pour laisser place à l’Empire, sous l’autorité d’Auguste. Un temps de bouleversements politiques, mais aussi d’une extraordinaire effervescence culturelle.
Car c’est l’âge d’or de la poésie latine. Aux côtés de figures comme Virgile, Horace, Tibulle ou encore Properce, un poète se distingue par son audace, son élégance et son inventivité : Publius Ovidius Naso dit Ovide.
C’est à lui que nous consacrons cet épisode. Auteur d’une œuvre foisonnante, tour à tour légère, ironique, sensuelle ou profondément érudite, Ovide reste aujourd’hui célèbre pour les Métamorphoses, vaste fresque mythologique où les dieux et les hommes ne cessent de se transformer — comme si le monde lui-même était en perpétuel mouvement – mouvement résultant directement ou indirectement des passions humaines.
Mais derrière l’éclat de son œuvre se cache aussi une trajectoire plus sombre. Car Ovide, au sommet de sa gloire, sera brutalement relégué aux confins de l’Empire, victime d’un exil mystérieux dont il ne reviendra jamais.
Pour nous accompagner dans cette exploration, j’ai le plaisir de recevoir Hélène Vial, l’une des grandes spécialistes de cet auteur.
Ensemble, nous tenterons de comprendre ce qui fait la singularité de ce poète, entre héritage républicain et monde impérial naissant, entre éclat littéraire et destin tragique.
Hélène Vial est professeur de latin à l’Université Clermont Auvergne et membre du CELIS (le Centre de Recherches sur les littératures et la Sociopoétique -). A partir de sa thèse « La métamorphose dans les Métamorphoses d’Ovide) publiée en 2010 aux Belles Lettres, ses recherches se sont orientées d’une part vers l’étude de la réécriture des mythes et d’autre part vers celle du lien entre poétique et rhétorique. L’œuvre ovidienne est toujours au cœur de ses travaux.
Parmi ses autres publications on peut citer :
- Les Sirènes ou le Savoir périlleux. D’Homère au XXIe siècle sortie au PU de Rennes en 2014
- La poésie augustéenne et la rhétorique paru aux PU Blaise-Pascal en 2022
- Le Contre Ibis ou la colère métamorphosée publiée par Les Cent Chemins en 2023
- Et enfin, « La métamorphose humain/insecte, un défi littéraire et artistique de l’Antiquité à nos jours » édité par L’Harmattan en 2025
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Dans ce nouvel épisode, nous remontons aux origines d’un texte fondateur dans sa forme grecque : la Bible des Septante. Comment et pourquoi les Écritures hébraïques ont-elles été traduites en grec dans le monde hellénistique ? Et que nous racontent les sources anciennes sur cet événement décisif ?
Pour explorer cette naissance, j’ai le plaisir de recevoir Laurence Vianès, qui nous guide à travers un témoignage essentiel. La fameuse Lettre d’Aristée à Philocrate, récit aussi fascinant que problématique, qui met en scène la traduction de la Loi juive à Alexandrie sous l’égide du pouvoir lagide, celui des Ptolémées. Récit qui sera repris, modifié, enjolivé par de nombreux auteurs postérieurs.
Entre légende fondatrice et reconstruction savante, ces textes nous permettent de mieux comprendre comment la Septante s’est inscrite dans l’histoire, mais aussi dans l’imaginaire. Car derrière la question de la traduction se joue bien plus qu’un simple passage de langue : c’est toute une vision du monde, du sacré et de la transmission qui se trouve en jeu.
Entre Alexandrie et Jérusalem, entre érudition antique et enjeux contemporains, cet épisode nous invite à redécouvrir la genèse d’un texte au carrefour des cultures.
Laurence Vianès est enseignante-chercheuse, maîtresse de conférences en Langue et Littérature grecques anciennes à l’Université Grenoble Alpes.
Ses principaux thèmes de recherche sont :
La Bible grecque des Septante
La Littérature judéo-hellénistique, les textes juifs en langue grecque, et tout particulièrement la Lettre d'Aristée.
La Patristique grecque.
L’Exégèse ancienne des prophètes.
Les textes apocalyptiques et eschatologiques
Parmi ses publications, on peut citer :
Le volume 23/12 de La Bible d'Alexandrie aux Éditions du Cerf en 2011.
La Naissance de la Bible grecque dans la coll. « La Roue à Livres » aux Belles Lettres en 2017
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Dans cet épisode, nous allons faire cap sur le XIIe siècle, dans l’Andalousie intellectuelle et cosmopolite, à la rencontre d’un penseur majeur : Ibn Rushd, que l’Occident a retenu sous le nom d’Averroès, dont nous fêtons cette année et en ce mois d’avril le 900e anniversaire de la naissance.
Philosophe, juriste et médecin, Averroès s’est donné une tâche aussi audacieuse que décisive : penser l’accord possible entre la raison philosophique et la révélation religieuse. Grand commentateur d’Aristote, il défend l’idée que la vérité est une, mais qu’elle peut être atteinte par des voies différentes — au risque de susciter incompréhensions et controverses.
Car l’influence d’Averroès ne s’arrête pas aux frontières du monde islamique. Traduites en latin, ses œuvres vont profondément marquer la pensée médiévale occidentale. Elles nourrissent ce que l’on appellera plus tard l’averroïsme latin, et suscitent des débats majeurs dans les universités européennes. Parmi ses lecteurs et contradicteurs les plus célèbres, Thomas d’Aquin, qui s’oppose notamment à sa conception de l’intellect — en particulier à l’idée d’un intellect unique, commun à tous les hommes — au nom d’une anthropologie chrétienne attachée à l’individualité de l’âme.
Alors, comment comprendre ce dialogue à distance, parfois conflictuel, entre Averroès et le monde latin ? Que nous dit-il des tensions entre universalité de la raison et singularité des croyances ?
Pour en parler, j’ai le plaisir de recevoir Jean-Baptiste Brenet, philosophe et grand spécialiste de la pensée médiévale et de l’averroïsme.
Jean-Baptiste Brenet est agrégé de philosophie et docteur de l’Ecole Pratique des Hautes Etudes (de la section des sciences religieuses). Il est professeur à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne où il enseigne l’histoire de la philosophie arabe. Il y dirige le Centre GRAMATA (le Groupe de recherche antiquité, Moyen Âge et transmission arabe). Il est également membre du laboratoire de recherches SPHère (Science Philosophie Histoire).
Outre ces fonctions, il est aussi traducteur du latin et de l'arabe. Il a co-fondé et co-dirige avec Christophe Grellard la collection « Translatio. Philosophies médiévales », chez Vrin. Il a créé et anime à l'Institut du Monde arabe "Falsafa, les RDV de la philosophie arabe".
L'objet principal de ses travaux porte sur Averroès et la philosophie andalouse. Il les étudie à la fois pour examiner les grands concepts de la falsafa, la philosphie (notamment en métaphysique, en anthropologie et en philosophie de l'esprit) et pour comprendre l’héritage de cette philosophie « arabe » dans la pensée latine, et plus largement dans la pensée moderne européenne.
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Jean-François Pradeau est un historien de la philosophie, agrégé et docteur en philosophie. Il enseigne actuellement la philosophie ancienne à l’Université Jean Moulin Lyon 3. Il a créé la Revue des études platoniciennes et en est le directeur de publication.
Ses principaux domaines de recherche sont Platon et Plotin.
Parmi la trentaine d’ouvrages qu'il a publiée, on peut citer :
Platon et la cité, paru aux PUF en 1997.
Le vocabulaire de Platon. En collaboration avec Luc Brisson chez Ellipses en 1998.
Les mythes de Platon en GF Flammarion en 2004
Platon, les démocrates et la démocratie. Essai sur la réception contemporaine de la pensée platonicienne chez Bibliopolis en 2005.
Un « Dictionnaire Platon ». En collaboration avec Luc Brisson paru chez Vrin en 2007.
Une « Histoire de la philosophie » aux Éditions du Seuil en 2009, paru en Points Seuil en 2017
Philosophie antique qui est sorti aux PUF en 2010.
Plotin paru aux Editions du Cerf en 2019
Une nouvelle traduction de « Manger de la chair » de Plutarque aux PUF en 2024
Depuis huit ans environ, il s'attèle à la traduction de la Métaphysique d'Aristote dont il sort chaque année un livre aux Presses Universitaires de France. Il en a déjà sorti 6 sur 14.
Et enfin sa toute récente publication chez le même éditeur : « Philosopher sans viande » dont nous parlons aujourd’hui
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Anne-France Morand est professeure à l’Université Laval au Quebec au Département de littérature, théâtre et cinéma. Elle est membre de l’Institut d’études anciennes et médiévales (IEAM) et dirige le Groupe de recherche sur l’Antiquité (GRANT). Par ailleurs, elle est chercheuse associée de l’Institut des humanités en médecine (IHM, Lausanne) et est titulaire d’une chaire Gutenberg au Centre d’Analyse des Rhétoriques Religieuses de l’Antiquité (CARRA, UR 3094) de Strasbourg pour le projet ‘’ Éditer des textes anciens à l’heure des humanités numériques : les hymnes orphiques (un projet jusqu’en 2028).
Ses champs d’investigation sont principalement la religion grecque, en particulier l’orphisme tardif et l’histoire de la médecine, avec l’âme, le système humoral et l’explication des émotions chez Galien. Enfin, les documents littéraires dans leur forme originale occupent une partie de son temps de recherche.
En 2004, elle a assuré la traduction d’ « Histoire variée » d’Elien paru aux Belles Lettres. Elle a co-dirigé la publication : « Regards croisés sur la pseudépigraphie dans l'Antiquité » paru chez Brepols en 2024. En décembre 2025, elle a également co-dirigé « Discovering Dionysos in the hexameters of « Sinai Palimpsest AR NF 66 » paru chez De Gruyter.
Le livre qui va principalement nous servir de support aujourd’hui est l’ « Etudes sur les Hymnes orphiques » , sa thèse publiée chez Brill en 2001 et les articles qu’elle a publié par la suite sur le sujet. Elle prépare une édition, traduction, commentaire de ces Hymnes.
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Jean-Michel Roessli est professeur titulaire d’histoire du christianisme au Département d'études théologiques de l'Université Concordia, à Montréal. Ses centres d’intérêt portent sur les transferts religieux tardo-antiques du paganisme au judaïsme et au christianisme, sur les littératures apocryphes juive et chrétienne – les Oracles sibyllins et les mythes relatifs à la figure d’Orphée en particulier –, la réception des littératures antiques à travers les âges et l’histoire des systèmes de pensée religieux.
Il est membre depuis plusieurs années de l’AELAC (Association pour l’étude de la littérature apocryphe chrétienne), coordinateur du comité de direction de la collection de poche « Apocryphes » publié par Brepols, membre du comité éditorial de la revue Apocrypha : Revue internationale de littératures apocryphes juive et chrétienne, du Laval théologique et philosophique, du comité scientifique de la collection des « Proceedings de l’ISCAL (International Summer Class on Apocryphal Literature), correspondant étranger de la revue Adamantius. De 2017 à 2022, il a dirigé Memini : Travaux et Documents, la revue de la Société d'études médiévales du Québec.
Parmi ses publications, on peut citer :
Christian Apocrypha, Receptions of the New Testament in Ancient Christian Apocrypha, paru chez Vandenhoeck & Ruprecht à Göttingen en 2014
Il a contribué au second tome des Écrits apocryphes chrétiens paru en Pléiade en 2005 et réédité à plusieurs reprises. Il y a livré une traduction française de quelque 400 vers des Oracles sibyllins.
Il est l’auteur de nombreux articles portant sur divers sujets consultables en ligne ou sur demande.
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Jean-Michel Roessli est professeur titulaire d’histoire du christianisme au Département d'études théologiques de l'Université Concordia, à Montréal. Ses centres d’intérêt portent sur les transferts religieux tardo-antiques du paganisme au judaïsme et au christianisme, sur les littératures apocryphes juive et chrétienne – les Oracles sibyllins et les mythes relatifs à la figure d’Orphée en particulier –, la réception des littératures antiques à travers les âges et l’histoire des systèmes de pensée religieux.
Il est membre depuis plusieurs années de l’AELAC (Association pour l’étude de la littérature apocryphe chrétienne), coordinateur du comité de direction de la collection de poche « Apocryphes » publié par Brepols, membre du comité éditorial de la revue Apocrypha : Revue internationale de littératures apocryphes juive et chrétienne, du Laval théologique et philosophique, du comité scientifique de la collection des « Proceedings de l’ISCAL (International Summer Class on Apocryphal Literature), correspondant étranger de la revue Adamantius. De 2017 à 2022, il a dirigé Memini : Travaux et Documents, la revue de la Société d'études médiévales du Québec.
Parmi ses publications, on peut citer :
Christian Apocrypha, Receptions of the New Testament in Ancient Christian Apocrypha, paru chez Vandenhoeck & Ruprecht à Göttingen en 2014
Il a contribué au second tome des Écrits apocryphes chrétiens paru en Pléiade en 2005 et réédité à plusieurs reprises. Il y a livré une traduction française de quelque 400 vers des Oracles sibyllins.
Il est l’auteur de nombreux articles portant sur divers sujets consultables en ligne ou sur demande.
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Denis Kambouchner est historien de la philosophie moderne, professeur émérite à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Grand spécialiste de Descartes, il dirige la nouvelle édition des Œuvres de ce philosophe chez Gallimard. Il a également mené depuis de nombreuses années déjà, une réflexion sur le monde de l’éducation. Il prône « d’enseigner mieux en enseignant plus » afin de transmettre davantage, à commencer par les bases.
Parmi ses ouvrages, on peut citer :
L’Homme des passions, votre thèse publiée chez Albin Michel en 1995
Une école contre l'autre paru aux PUF en 2000
L’École, question philosophique publié par Fayard en 2013
Descartes n’a pas dit aux Les Belles Lettres en 2015
La question Descartes : Méthode, métaphysique, morale chez Folio en 2023
Mais vous avez également écrits des livres destinés à la jeunesse :
Le premier « De bonnes raisons d'être méchant ? » paru chez Gallimard Jeunesse, dans la collection « Chouette Penser ! » en 2010
Puis « Quelque chose dans la tête » suivi de « Vous avez dit transmettre ? », sorti chez Flammarion en 2019
Et enfin « Rendez-vous à Troie », un roman de formation pour aujourd’hui, paru aux Les Belles Lettres en 2025
Son dernier ouvrage, est sorti début 2026 chez ce même éditeur « Des enfants instruits : Réconcilier l’école et la culture » où il poursuit sa réflexion sur l’éducation.
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Julien d'Huy est docteur en histoire affilié au Laboratoire d’Anthropologie sociale (dépendant du Collège de France, du CNRS, de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales et de l’EcolePraptique des Hautes Etudes) et est un spécialiste des mythes.
A ce jour, il a publié trois ouvrages : « Cosmogonies, la préhistoire des mythes » sorti à La Découverte en 2020, puis « L’aube des mythes, quand les premiers Sapiens parlaient de l’Au-delà » paru toujours chez le même éditeur en 2023. Et 2025, vous avez fait paraitre chez Armand Colin « Dragon, généalogie mondiale d’un mythe ».
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Bruno Karsenti a enseigné aux universités d’Aix-Marseille, de Lyon, de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, avant de rejoindre l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales autrement dit l’EHESS où il est, depuis 2006, directeur d’études.
Il a étudié la tradition sociologique et anthropologique, et la place qu’elle occupe dans la formation de la pensée politique moderne. Son approche des questions politiques se fonde sur l’apport spécifique des sciences sociales et le déplacement conceptuel qu’elles opèrent. Il s'est aussi attaché à suivre la voie de la psychanalyse dans la définition d’une identité collective de type proprement politique.
En 2013, la médaille d’argent du CNRS lui a été décernée pour l’ensemble de vos travaux.
Parmi ses ouvrages, on peut citer : « Moïse et l’idée de peuple, la vérité historique selon Freud » paru aux Editions du Cerf en 2012, « D’une philosophie à l’autre, les sciences sociales et la politique des modernes » sorti chez Gallimard en 2013, « La question juive des modernes, Philosophie de l’émancipation » édité aux PUF en 2017, et toujours chez ce même éditeur en 2024 « Nous autres Européens ; dialogue philosophique avec Bruno Latour ». En 2023, il a fait paraitre chez Fayard « La place de Dieu, religion et politique chez les modernes » et sa dernière publication parue chez Calmann-Levy en 2025 « Les paradoxes de l’intégration, L’Europe et les juifs ».
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Laurent Pernot est depuis 1994, professeur de langue et littérature grecques et directeur de l’Institut de grec de l’Université de Strasbourg. Il est également le fondateur ainsi que le directeur du Centre d’analyse des rhétoriques religieuses de l’Antiquité (C.A.R.R.A.)
En 2012, il a été élu membre de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, au fauteuil de Louis BAZIN. Il est Chevalier de l’Ordre de la Légion d’honneur, Chevalier de l’Ordre national du Mérite et Chevalier des Palmes académiques.
Laurent Pernot est actif dans de nombreuses sociétés dont, entre autres, la Société internationale pour l’Étude de la Rhétorique biblique et sémitique de Rome, des comités de l’Association des Études grecques et du cercle Gutenberg de Strasbourg, de l’Istituto italiano di scienze umane de Milan, de l’Association des anciens Pensionnaires de la Fondation Thiers et de la Section d’Alsace de l’Association Guillaume-Budé. Il a été président de la Société internationale d'histoire de la rhétorique (International Society for the History of Rhetoric)
Parmi ses nombreuses publications, on peut citer :
« Rhétorique de l’éloge dans le monde gréco-romain » paru chez Brepols en 1993
« Éloges grecs de Rome », des textes traduits et commentés aux Belles Lettres en 1997
« La rhétorique dans l’Antiquité » sorti au Livre de poche en 2000 et ensuite traduit en anglais, en grec et en italien
« À l’école des anciens. Professeurs, élèves et étudiants » édité aux Belles Lettres en 2008.
Vous avez dirigé l’ouvrage « La rhétorique des arts » aux presses universitaire de France en 2011
« Alexandre le Grand. Les risques du pouvoir » textes traduits et commentés aux Belles Lettres en 2013.
« L’Art du sous-entendu. Histoire – Théorie – Mode d’emploi » publié chez Fayard en 2018.
Et enfin « La fièvre des urnes. 2 500 ans de passions électorales. Paru aux Editions de l’Observatoire en 2022
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Arnaud Zucker est professeur de littérature grecque à l'université de Nice et directeur adjoint du CEPAM (c’est-à-dire Cultures – Environnements. Préhistoire, Antiquité, Moyen Âge) une unité du CNRS-UNS. Il est spécialiste de la biologie et l’astronomie antiques et de la tradition encyclopédique. Son travail porte surtout sur l’étude des différentes formes de la diffusion des savoirs de l’Antiquité au Moyen Âge et sur l’évaluation anthropologique et philologique des textes techniques et scientifiques. Il a, entre autres, publié des traductions celle d’Élien, La personnalité des Animaux, aux Belles Lettres en 2001 ; ou encore celle d’Erathosthène de Cyrène « Catastérismes » toujours aux Belles Lettres en 2021. Il a dirigé l’ouvrage « L’encyclopédie du ciel, mythologie, astronomie, astrologie » chez Robert Laffont Bouquins paru en 2016 et en 2021 toujours chez ce même éditeur il a co-rédigé l’ouvrage « Le quartette d’Alexandrie, Hérodote, Diodore, Strabon, Chérémon »
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Christophe Darmangeat est anthropologue social, enseignant-chercheur à l'Université Paris Cité. Ses recherches portent sur les sociétés de chasseurs-cueilleurs, l'évolution des rapports de genre, la formation des inégalités et des hiérarchies, le progrès technique ou encore l'organisation de la violence collective. Il est le commissaire scientifique de la future exposition " Richesses et pouvoirs à la préhistoire " qui se tiendra en 2027-2028 au Musée de l'Homme. Il anime également le blog : la Hutte des Classes.
Parmi ses publications on peut citer : « Le communisme primitif n'est plus ce qu'il était. Aux origines de l'oppression des femmes » réédité en poche à La Découverte cette année, Justice et guerre en Australie aborigène paru chez Smolny en 2021, il a codirigé avec Anne Augereau « Aux origines du genre » sorti aux PUF en 2022, « L’énigme du profit » aux éditions La ville Brule en 2024 et son dernier ouvrage « Casus belli, la guerre avant l’Etat » sorti en 2025 aux éditions La Découverte.
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Bernard Sergent est un historien français spécialisé dans le comparatisme indo-européen. Agrégé d'histoire, docteur en histoire ancienne et archéologie, il a été chercheur au CNRS et président jusqu’en 2024 de la Société de mythologie française.
Parmi ses nombreux ouvrages on peut citer : tout d’abord ceux édités chez Payot : « Homosexualité et initiation chez les peuples indo-européens » sorti en 1996, « Celtes et Grecs » en 2 tomes en 2000 et 2004, « Les indo-Européens, histoire, langues, mythes » sorti en 2005. Puis édité aux Belles Lettres en 2016 « Le dieu fou : essai sur les origines de Siva et de Dionysos ». En 2017, il a co-rédigé avec Jean-Loïc Le Quellec un « Dictionnaire critique de mythologie » publié chez CNRS Editions. Et sa dernière publication « L’aube des Etrusques » est sorti aux Belles Lettre en 2025.
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Vous êtes diplômée de la Faculté de Philosophie de l’Université d’Athènes et c’est à l’Université de Liège que vous avez obtenu une Maîtrise en Philosophie et avez soutenu votre thèse de Doctorat en Philosophie et Lettres qui portait sur les rapports entre religion et philosophie dans l’œuvre de Platon. À la suite d’une première recherche post-doctorale à l’Université du Luxembourg sur la notion d’eudaimonia chez les Présocratiques et Platon, vous avez poursuivi dans le cadre d’une seconde recherche l’examen de manière comparative des théories anciennes et modernes sur la « vie bonne » pour les citoyens d’une démocratie européenne.
Aikaterini Lefka a été maître de conférences à l’Université de Liège entre 2004 et 2021 pour des cours sur les rapports entre pensée religieuse, éthique et politique dans l’Antiquité, ainsi que sur la langue, la littérature et la culture néohelléniques. Elle a été invitée à donner des cours dans plusieurs autres Universités du monde et avez participé à de nombreux séminaires, ainsi qu’à des colloques nationaux et internationaux.
Elle a entrepris depuis 2021, une troisième recherche post-doctorale, interdisciplinaire, sur les valeurs de l’Union Européenne, leur réception et le bien-être du citoyen, en tant que collaboratrice scientifique à l’Unité d’Études Européennes de l’Université de Liège. Elle est actuellement chargée de cours invitée, pour le cours « Questions approfondies de sciences politiques, en politiques européennes », fondé sur vos recherches, au département de Science politique de cette université.
Elle donne également depuis 1999 des cours de philosophie, de morale et de philologie à l’École Européenne Bruxelles III, dans trois langues.
Outre les nombreux articles et ses contributions à des ouvrages collectifs, on peut mentionner parmi ses publications, « Compratriotes du soleil, éléments diachroniques de la pensée grecque » paru en 2008 aux Éditions de l’Université de Liège. « Tout est plein de dieux, Les divinités traditionnelles dans l’œuvre de Platon. Du rapport entre religion et philosophie », édité par L’Harmattan en 2013. Et toujours chez ce même éditeur, en coopération avec la maison d’édition hellénique ELKYSTIS, en 2019, « INSPIRÉS. Vies helléniques », un recueil de Nouvelles historiques bilingue (français/grec).
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