Avsnitt
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Aujourd'hui on recevait le bédéaste Leopold Prudon pour sa bande dessinée Aliocha disparu aux éditions Monsieur Toussaint Louverture. Où il a été question de familles, de deuil, de jeunesse, des images, des couleurs, de la ville, des révoltes, des enfants souffre-douleur, de polar dessiné, d'un frère et d'une soeur, des chiens et des chats (mais pas de Michel Drucker), des comics américains des années 50 60 mais aussi où on a évoqué Shanghaï et Tintin. Et où on aurait même pu parler du Salinger (Franny et Zooey qui raconte si bien de l'intérieur ce qu'est une famille). Léopold Prudon sera à Munster le 24 juin et à Strasbourg le 27 juin. En septembre, il sera le 24 septembre à la Cité de la BD d'Angoulème, le 25 à la librairie ombres Blanches de Toulouse et le 26 à bordeaux (Crazy cat). Plus d'informations sur son compte insta. L'émission était réalisée par Pablo La chronique de début d'émission était consacrée à Adieux de Sébastian Haffner (Ed Robert Laffont) traduit de l'allemand par Olivier Mannoni Mais avant de commencer, comment vivez-vous les adieux ? C’est ce qui arrive au personnage principal du roman dont je vais vous parler maintenant. De passage à Paris pour quinze jours, Adieux avec un X - c’est le titre du roman - raconte les 24 dernières heures du narrateur qui est venu pour retrouver une jeune femme. Pendant ces 24 heures, on découvrira que le jeune couple s’est fâché, qu’il se séparera peut être définitivement et rencontrera quelques amis. Frantz, l’un de ses amis se fait fait voler son pantalon pendant la nuit. Puis tout ensemble, ils iront déjeuner au restaurant chinois. À deux ils visiteront en une dernière après midi le musée du Louvre (au programme la vénus, le Greco et Manet petit indice) la Tour Eiffel mais rateront les brasseries de Montparnasse faute de temps. Bon, je dois dire l’essentiel, le roman se passe au début des années 30 et le narrateur s’appelle Raimund. il est - lui et ses amis - allemand. La première guerre mondiale est finie depuis une grosse dizaine d’années. Il y a quelque chose de saisissant dans ce roman largement autobiographique, qui semble par certains côtés très moderne : son écriture, ses dialogues et même ses personnages. le travail du traducteur y est sûrement pour quelque chose (mais je ne pourrais pas être formel n’ayant pas lu la VO). Moderne, cette bande de jeunes venues vivre la bohème l’est assurément. Mais ce qui est peut être le plus fantastique dans ce roman, c’est qu’il a été écrit à cette époque et jamais publié. Retrouvé par le fils du romancier, ce livre a été publié en 2025 en Allemagne et depuis quelques mois en France. C’est très étonnant d’ouvrir ce livre en sachant ce qui attend les personnages de retrouver leur amours contrariés, les jalousies ou encore leur difficulté à trouver une place dans la vie, à gagner un peu d’argent. A part quelques remarques ou mots, leur histoire ne croise pas (encore) l’Histoire. Quand on referme le livre, c’est terriblement bouleversant, car c’est, apprend on une histoire vraie. Pendant l'émission on a écouté Claude La pression
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Ce numéro de La Relève était réalisé par Pablo. Aujourd'hui on recevait Luc Dagognet pour parler de Scarborough, un roman publié en poche chez Bourgois dans la collection Satellites.
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Saknas det avsnitt?
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L'émission était réalisée par Pablo. Aujourd'hui, on recevait LoÏc Hecht écrivain et journaliste, en un mot nonfictionneur et auteur de La simulation aux éditions Les Arènes.. Où il a été question de Californie, de physique quantique, de la simulation et de tant d'autres choses. Pendant l'émission on a écouté
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Réalisation de l'émission Pablo Ce soir nous recevions Cléo et Kokopello (@kokopello_bd sur Insta) co-auteurices de Le ministère des affaires complexes, une bande dessinée parue chez Les arènes BD La chronique de début d'émission était consacrée à Vera dans son monde de Gary Shteyngart paru aux éditions de l'Olivier dans une traduction de Stéphane Roques Mais avant de commencer, avez vous un journal des choses que vous ne connaissez pas encore ? Tel est le cas de Vera, 10 ans, une petite fille vivant à New York dans un futur proche (avec un gouvernement anti démocratique ou des IA omniprésentes…) ressemble furieusement à notre présent. Dans ce journal, elle note tous les mots et expressions qu’elle ne comprend pas vraiment. La mère biologique de Véra est une américano coréenne dont elle sait peu de choses. Elle grandit avec son père Igor, un émigré russe qui s’est remis en couple avec Anne. Vera a un petit frère Dylan avec qui elle ne s’entend pas très bien. Elle va à dans une école pour haut, très haut, potentiel, où elle corrige ses professeurs quand ils font des erreurs ou s’inquiète auprès du directeur du respect des normes de sécurité qu’elle semble mieux connaître que lui. Elle essaie d’avoir des amis mais ne fait pas partie des élèves populaires et ne réussit qu’à récupérer le surnom peu amical de “l’experte”. Alors elle joue aux échecs avec son IA Kaspie quand elle rentre à la maison. Et heureusement il y a tante cécile, une amie de sa mère qui essaie de lui apprendre à se débrouiller au milieu de l’école. Et puis il y a ce concours de rhétorique qu’elle doit préparer autour d’un projet de loi constitutionnelle et grâce auquel elle va se rapprocher de Yumi, une fille de diplomates nippons et se lancer dans une quête de sa mère américano coréenne. J’ai lu il y a très longtemps les premiers romans de Shteyngart et j’en avais gardé un souvenir de trop, trop de blagues. Avec Vera dans son monde, il trouve un équilibre parfait et si j’osais je dirais que l’auteur qui est lui même un émigré russe écrit son grand roman américain - comme on dit - en se plaçant à la hauteur d’une petite fille qui observe, comprend partiellement ce qui se passe autour d’elle mais reste fondamentalement -heureusement une petite fille. C’est un roman généreux qui donne une chance à tous les personnages même au gosse de riche insupportable de l’école qui aura un rôle clé. la construction est remarquable, tous s’emboitant au final dans un éloge de ce melting potes (et je l’écris à dessein P O T E S) que sont les Etats-Unis Pendant l'émission, on a écouté La nuit de Vonfelt feat Lescop
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L'émission était réalisée par Gustave. (merci) // Illustration : détail du bandeau @Gabriel Maffeïs (c) Reproduction interdite Aujourd'hui, nous recevions Benoît Coquil pour son roman Pas perdu, aux éditions Rivages. Son précédent livre s'appelait Petites choses (Rivages Poche) Où il a été question de campagne, de labyrtinthe, de masculinité, de coming-out, de maïs, d'écologie, d'agricultures, de paysages, de Rimbaud, de mythologie, d'applications de rencontres, de Borges, du Poitou, de l'Amérique du Sud.... et d'une conférence de l'auteur intitulée « Rêver dans les archives ». Le roman graphique évoqué s'appelle Voleur de feu (Editions Futuropolis). Il a été réalisé par Damien Cuvillier. La chronique de début était consacrée à Les explorateurs de Iegor Gran aux éditions POL Mais avant de commencer, quels souvenirs gardez-vous de vos années lycée ? C’est la question que se pose l’écrivain Iegor Gran dans son dernier roman. Retour vers le passé et les années 80, où une bande de garçons fait face à l’ennui d’une scolarité suivant des rails établis. Alors pour mettre un peu de fantaisie, ils vont imaginer que les profs viennent d’une autre planète ou du moins sont contrôlés par des puissances extraterrestres supérieures. Et le jour où leur professeur de mathématiques évoquera la planète Zugul… ils seront sûrs d’avoir vu juste. C’est le début de leur enquête où ils noteront tout ce qui confirme leur théorie. et c’est bien connu, quand on cherche des preuves, on en trouve. Derrière cette anecdote, Iegor Gran saisit l’occasion pour faire revivre son adolescence, quand l’arrivée du premier walkman est un évémenent (je me demande en disant ce mot walkman si ça évoque quelque chose chez l’auditeur vingtenaire.. pour faire simple c’est l’ancêtre du stream musical), mais aussi où dans une classe de lycée, il pouvait y avoir des élèves soutiens de l’URSS (la Russie soviétéique) et des enfants d’exilés, le père de l’auteur étnat un prisonnier politique ayant passé plusieurs années au sinistrement célèbre goulag Mais c’est bien connu on n’est pas sérieux quand on a 14 ans.. ou disons qu’on est sérieux pour d’autres raisons que plus tard. À 14 ans, les vraies questions sont tout : les copains, les filles (pour cette bande de garçons hétéros). La vraie vie est alors au lycée. Ce qui est très réussi dans ce roman, c’est qu’il n’est pas du tout nostalgique.. L’écrivain sexagénaire n’a pas du tout l’air d’avoir envie de retourner dans ce temps d’avant, quand, d’après certains c’était mieux, forcément mieux. Mais il semble y trouver une confirmation de ce qui fait la trame de son oeuvre : la preuve que nous vivons dans un monde décidément étrange et que sans humour ni fiction, nous ne nous sauverons pas. ça s’appelle Les explorateurs de Iegor Gran et c’est disponible chez POL. Pendant l'émission, on a écouté Kids returen Teenage dreams
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L'émission était réalisée par Gustave Aujourd'hui, nous recevions l'écrivaine Clara Boussion (pardon pour le défaut de prononciation) pour son premier roman Embraye, Louise paru aux éditions L'Arpenteur. Où il a été question de génération, d'une jeune femme mutique, du silence (un luxe mais la panique pour un intervieweur), d'autobiographie, d'Anna Gavalda, des masters de création littéraire, de l'avis des amis, de la ville du Havre, de Die Antwoordt, de l'enfer.. et de bien d'autres choses encore La chronique de début d'émission était consacrée à La chambre de Vilhelm de Tote Ditlevesen. Mais avant de commencer, vous vous débrouillez comment avec vos ex ? Rassurez-vous la relève ne se transforme pas en émission de libre antenne ce soir. Cette accroche c’est pour évoquer un des romans les plus singuliers qu’il m’ait été donné de lire depuis longtemps : La chambre de Vilhelm de l’autrice danoise Tove Ditlevesen que l’on découvre en France grâce aux éditions globe qui ont publié son auto biographie romancée en trois tomes. Je vais essayer de faire simple. LIse et vilhelm se sont aimés. Vilhelm est partie avec une autre femme. Lise qui est écrivaine et donc la narratrice du récit, “décide” aidée par une autre patiente de l’hôpital psy où elle se trouve de passer une petite annonce dans un journal danois de louer la chambre de son ex à un homme. D’où le titre du roman la chambre de Vilhelm.Pour faire simple c’est un peu Tinder dans le Danemark des années 70 et la liberté de cette femme se fait remarquer. Le récit est beaucoup plus complexe et passionnant que le résumé que je viens de faire, car l’autrice véritable intervient dnas le récit, parlant de ses persnnages.. lance des pistes, manie le paradoxe.. J’ai envie de dire que l’autrice ose beaucoup de choses. Par exemple, comme on est chez des gens de lettres : à un moment du récit, le directeur d’un journal lui propose de venir raconter l’histoire de son couple.. et ce récit est des plus étonnants, flirtant avec l’absurde quand l’autrice raconte comment l’opposition à son mari vire à la manipulation infinie de leurs deux psys. Pour finir je voudrais citer un critique qui a écrit mieux que moi ce qu’on peut dire de ce roman. c’est Claude Grimal sur le site en attendant Nadeau : « L’expérience déroute et fascine ». C’est très juste : elle déroute parce qu’on est dans un roman du désamour qu’on a déjà lu des dizaines fois et pourtant on ne l’a jamais lu comme ça. Elle fascine parce qu’elle mêle des registres habituellement inconciliables : à la fois inventif, quasi fantaisiste par moments et se terminant dans une tragédie. et c’est finalement d’autant plus glaçant quant don découvre en lisant la quatrième de couverture que l’autrice s’est suicidée un an après la publication de ce roman. Ça s’appelle La chambre de Vilhelm. c’est signé de Tove DIT LEV SEN et c’est traduit du danois par Christine Berlioz et Laila Flink Thullesen. c’est publié aux éditions Globe Pendant l'émission, on a écouté James Blake I had a dream she took my hand
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Image d'illustration : Détail couverture (c) Ed Christian Bourgois Message de service La relève vous donne rendez-vous dimanche 15 mars à 19 heures pour c'est dans l'art. on y parlera bande dessinée. ------------------ Durant cette émission merveilleusement réalisée par Pablo, nous recevions Aurélien Blanchard, primo romancier de Les chemins écarquillés (Ed. Christian Bourgois), un roman aussi singulier que passionnant. Où il a été question du métier d'éditeur, de course-poursuite, des perdants, de l'espoir, de la solitude, de Beckett et de James Bond mais aussi de Kafka, des rencontres, de l'apocalypse, des théories du complot, de l'intelligence et des gens qui comme Vlad sont des "aventuriersde Pendant l'émission on a écouté Gorillaz feat Mark E Smith Delirium La chronique de début d'émission était consacrée à Lundi c'est loin d'Oisin Mc Kenna aux éditions de l'olivier. Traduit par Olivier Deparis. Mais avant de commencer, avez vous passé votre week end en vous disant Lundi c’est loin ? Lundi c’est loin est le titre du roman dont je voudrais maintenant vous parler (et oui c’est le retour de la chronique de début d’émission). Il nous vient d’Irlande qui visiblement de puis le succès de Sally Rooney se spécialise dans les récits de vie sentimentalo sexuelle de jeunes adultes. À moins que ce ne soit un effet des éditeurs qui traduisent des livres qui rappellent ceux de Sally Rooney (je rappelle elle est l’autrice de Normal People, roman et série à succès mondial).. Revenons à Lundi c’est loin, le premier roman de de Oisin McKenna. Nous sommes en 2019 à Londres et une baleine s’est échouée sur les bords de la Tamise. Elle sera un sujet de conversation de tous les protagonistes de ce roman choral. Ils sont jeunes (plutôt trentenaires) vivent des vies précaires et alors qu’arrive ce week end, ils doiven se retrouver. Pendant 48 heures ils vont se croiser. Tous ou presque sont porteurs d’une nouvelle qu’ils doivent annoncer et qu’ils doivent reporter. On n’en dira pas trop pour ne rien divulgacher. Le roman est plein d’énergie, alliant deux tonalités pas si simples à marier : il est à la fois très tendre et ironique. Comme dans un plat sucré salé, l’équilibre des deux ingrédients est parfait dans ce livre qu’on a du mal à lâcher… peut être parce qu’il est construit comme une série (il faudra un jour que quelqu'un’ fasse un travail pour montrer comment les séries ont infusé la construction des romans des années 10 20). Je pourrais vous parler des espoirs des uns et des autres, de la difficulté de dire aux gens qu’on les aime et qu’on veut passer le reste de sa vie OU parce qu’on les aime on va les quitter pour qu’ils psuissent enfin vivre leur vie. Ce que j’ai beaucoup aimé dans ce roman c’est la qualité du regard de son auteur, qui nous parle du Royaume Uni d’aujourd’hui, de ce que ça veut dire en 2019 d’être né en Irlande et de vivre à Londres. De la manière dont il note par des détails, une montée d’une forme de nationalisme britannique pas très sympathique. ou encore à la croisée du sentiment et de l’observation sociale, un très beau passage qui raconte le désarroi de la mère d’un fils gay et transfue de classe qui ne sait plus quel lire lui acheter depuis qu’il est allé à l’université.. et on sent bien combien cela la rend triste, mais triste.. et rien que pour ça, Oisin McKenna mérite qu’on lise vite son premier roman. Ça s’appelle Lundi c’est loin de Osin McKenna et c’est traduit par Olivier Deparis aux Editions de l’Olivier
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Nous avons reçu : - Catherine Leroux, une autrice canadienne, pour Peuple de verre aux éditions de l'Olivier - et le pianisteGaspard Dehaene, pour son enregistrement Fauré en héritage, un hommage à Gabirel Fauré, musicien mais aussi directeur du conservatoire et enseignant. Où il a été question de logement, de transmission, des mots, du sens des mots, de Chopin et de Gabriel Fauré, du département de l'Yonne ( ;-) ), mais aussi du Québec, de la verité, des enfants, de leurs pouvoirs et de leurs rêves, de musique classique ou non.... et de bien d'autres choses encore. Pendant l'émission, on a écouté Bjork Human Behaviour (on vous a mis une version live)
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En cous de publicatoin
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Où il a été question notamment du rôle clé des accessoiristes, de la mise en scène, de la nouvelle vague mais aussi de montagne, de la vie en 1900 et tant d'autres choses. On mentionnera ici la musique d'Emile Sornin dans L'engloutie.. Ou du métier de photographe. L'émission était réalisée par Pablo dont c'était le grand retour. Pour cette émission, on a reçu une réalisatrice Louise Hémon pour son premier long métrage passionnant : L'engloutie pour lequel elle a obtenu notamment le prix André Bazin et Jean Vigo. et un acteur Guillaume Marbeck - prix de la révélation masculine aux Lumières 2026 brillant interprètre de JL Godard dans Nouvelle Vague, un film de Richard Linkal La chronique de début était consacrée à La récréation est finie de Dario Ferrari (Ed. du sous-sol) Seul le prononcé fait foi comme on dit... Mais avant de commencer, vous êtes plutôt roman historique ?roman philosophique ? histoire d’amour ou roman de campus ? Parce que si vous avez retenu une des propositions, vous pouvez lire La récréation est finie, un roman italien paru en septembre dernier qui est tout cela à la fois et bien plus. Marcello est un étudiant en lettre qui se retrouve en thèse de lettre un peu par hasard. Son directeur lui impose de travailler sur un écrivain peu connu, terroriste d’extrême gauche mort en prison. Le roman est d’abord l’histoire hilarante de ce vitteloni moderne.. trentenaire qui ne veut pas reprendre le café paternel, thésard pas très sérieux.. Dario Ferrari, l’auteur, excelle à dépeindre le monde universitaire italien qui ressemble beaucoup au nôtre.. entre luttes d’influences entre pontes, moyens toujours réduits et mesquineries à tous les étages. Une partie du livre se déroule à la Bibliothèque françois mitterrand et on imagine que l’auteur lui même docteur a peut être fréquenté ces dalles. La récréation est finie raconte aussi l’histoire de ce groupe de jeunes qui 50 ans plus tôt ont pris les armes. enfin l’histoire de ce groupe tel que le voit Marcello dans ses recherches. Avant d’y arriver, Ferrari prend le temps d’installer les personnages et si l’issue est tragique, le gang part plutôt comme des amateurs. on trouve par exemple le récit d’un braquage de banque où on ne serait pas surpris de croiser Pierre Richard, l’acteur français spécialiste des rôles de distrait maladroit dans des comédies populaires des années 70. On est tenu en haleine par ce gros livre, qui réserve des surprises et des retournements jusqu’à la fin. La récréation est finie est un roman qui réussit à être drôle et profond, intelligent et joyeux, ce qui avouons le ne court pas les rues.. ça s’appelle La récréation est finie c’est écrit par Dario Ferrari et traduit par Vincent Raynaud et c’est aux éditions du sous sol. Pendant l'émission, on a écouté Noor À tous ces garçons
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Photo Marine Dejeanne Reproduction interdite sans autorisation L'émission était réalisée par Thomas (pardon pour l'oubli dans le générique de fin) Pour fêter le solstice d'hiver (enfin ça c'est dans ma tête), Radio Campus Paris a organisé un HLM (hors les murs) à La cantine pas si loin de Pantin. La Relève en était.. et on a notamment reçu Théo Frilet.. Acteur de cinéma et de télévision (notamment), il enregistre aussi des livres audio dont Grindadráp de Caryl Férey, pour lequel il a obtenu le prix Ginkgo, un prix remis lors d'Un livre sur la place, le festival de littérature de Nancy. Où il a été question du métier d'acteur, d'Orson Welles, du pouvoir de la voix, du texte.... Merci à Mirlö de la nouvelle bouquinnerie
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La relève a eu l'insigne honneur de participer au Hors les murs d'hiver de Radio Campus Paris en direct depuis la cantine pas si loin à Pantin (un super endroit, une super découverte pour nous) On a reçu Johanna Luyssens, autrice de Les fragments d'Hélène (Ed. Julliard) et Arbon, auteur de Les derniers jours de Harry Yuan (Ed Au diable vauvert)... deux livres qui peuvent semble différent, mais, qui, avec le recul (oui ben ça va je suis pas rapide.. merci je le savais), visite le passé... celui d'une femme (Hélène Rytmann était son nom) assassinée par son mari, une figure intellectuelle majeure.. En refermant ce très beau récit, on a envie de parodier Camus et d'imaginer Hélène Rytmann heureuse...avant la tragédie. L'autre s'interroge sur une figure majeure du numérique des années 2000 et de ce qu'il est devenu.. (Arbon assure que Harry Yuan a vraiment existé...) Un roman qui emprunte la voix de la fiction pour peut-être mieux dire le réel.. et qui revient sur 30 ans d'histoire récente.. qui emprunte à la vengeance façon Comte de Monte Cristo J'espère que vous aurez autant de plaisir à l'écouter que nous à la présenter. L'émission était réalisée par Thomas et présentée avec Mirlö de la nouvelle bouquinerie. Le livre dont il est question est La mer et son double de Julia Lepère aux éditions du sous-sol. Vous pouvez la retrouver en écoutant l'intégrale du Hors les murs..
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Aujourd'hui on recevait Carys Davies autrice d'Eclaircie chez Quai Voltaire traduit de l'anglais par David Fauquemberg. Ce roman a obtenu le prix du meilleur livre étranger 2025. Où il a été question d'iles désertes ou presque, d'une vache et d'un cheval, de deux hommes et d'une extraordinaire héroïne, Mary, de la place du lecteur, du bonheur de traduire, des langues qui disparaissent, de la propriété de la terre et de qui a le droit d'y vivre, de littérature et de comment naissent les idées et d'un dictionnaire de langue norne... Pour la photo de l'autrice : (c) Alexandre Weinberger / La Table Ronde. Tous droits réservés La chronique de début d'émission était consacrée à Kairos de Jenny Erpenbeck, traduit par Rose Labourie (Editions Gallimard) (seul le prononcé fait foi) Mais avant de commencer, est-ce que vous croyez vraiment que l’amour est plus fort que tout ? Je ne sais pas si Katharina et Hans se posent cette question.. mais ce soir j’avais envie pour commencer de vous parler de Kairos, un roman écrit par une autrice de l’ex Allemagne de l’Est parce qu’on ne parle pas assez de la littérature allemande en général. Tout commence par ce qu’on appelle d’habitude un coup de foudre un soir de 1986 à Berlin Est. Katherina et Hans se rencontrent par hasard dans un bus.. Bon y’a une particularité c’est que lui a 34 ans de plus qu’elle, qu’il est marié, a un enfant. il est écrivain, a un poste à la radio nationale.. quand elle n’est qu’étudiante, vit chez ses parents et se cherche encore largement. Tout commence pour le mieux entre les deux qui vivent une véritable passion.. fusionnelle. mais bientôt la vie les séparera et l’homme qui se partage entre deux femmes vivra très mal que la jeune femme rencontre un homme alors qu’elle est partie étudier loin de Berlin. Commence alors la révéléraiton de ce dont on se doutait quand on pense passion, une emprise suffocante et sadique de la part d’un homme. Vous me direz peut être qu’on a déjà lu ça, mais sûrement pas comme ça et pour au moins deux raisons : par son écriture, l’autrice réussit à rendre sensible les étapes de cette amour. le jeu sur les pronoms personnels est particulièrement passionnant (oui je sais cette phrase peut paraître bizarre et pourtant je la maintiens) De même, l’emprise est aussi une question de mots, de rabâchage, de répétitions jusqu’à faire perdre au mot leur sens. l’autre raison c’est qu’on est en allemagne de l’est en 1986 si vous l’aviez oublié, trois ans avant la chute du mur. et ce n’est pas anodin car Hans est un personnage de ce régime.. il est venu vivre à l’est après la guerre, il a fréquenté l’élite intellectuelle.. et dans ce pays où le pouvoir abuse, il est lui aussi un rouage… créant un effet d’écho étonnant entre l’intime et le politique.. quand le couple s’effondre en même temps que le mur) les pages finales sur l’espèce de gueule de bois des Allemands de l’est ayant retrouvé la liberté sont d’une profonde justesse. Malgré les apparences, ce n’est pas un roman historique. ce n’est pas un roman d’amour. c’est l’un et l’autre et c’est bien plus que cela (je crois qu’on entend que ce roman m’a enthousiasmé!) Puis on a écouté Kate Bush Running up that hill L'émisssion était réalisée par Simon. Merci.
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Aujourd'hui, on recevait Kévin Thiévon, primo romancier auteur de La bouche dans le sable aux éditions Le bruit du monde. Où il a été question de Bagdad, des grands-parents, de l'adolescence, des blessures, des rencontres, de l'attirance pour la violence, de la transmission, des parcs d'attraction et du Tibre, de photographie, de l'Histoire et des histoires qu'elle produit et du rôle que peut avoir la littérature. La chronique de début d'émission était consacrée à Intermezzo de Sally Rooney (Gallimard/Folio) Mais avant de commencer, est-ce que vous pensez qu’un amour peut aider à traverser un deuil ? C’est la question posée à Ivan et Peter, deux frères qui, au début du roman, viennent d’enterrer leur père. Ce sont les personnages d’Intermezzo, le dernier roman de l’écrivaine irlandaise Sally Rooney, roman qui vient de paraître en poche. Sally Rooney Ce nom vous dit peut être quelque chose car elle a écrit Normal People, un roman adapté sous la forme de série et a valu à l’autrice le surnom de Jane Austeen 2.0, tant elle excelle comme son illustre aînée à décrire les sentiments. On a aussi parlé de surdouée des lettres irlandaises ce qui est mérité au regard des quatre romans qu’elle a déjà publié à 30 environ. Mais ce qui est immérité, tant tout les romans irlandains sont réussis. Si je vous parle cesoir d’Intermezzo, c’est que j’ai beaucoup aimé ce livre notamment parce qu’ il n’y a pas tant de livres que ça qui s’intéressent à ce qui se passe au sein d’une fratrie… ce sentiment particulier très fort et complexe. où la plus plus grande proximité peut s’accompagner de la plus grande incompréhension Peter et Ivan ne font pas exception et le roman raconte bien cette relation faite d’affection sincère mais aussi de colère, de ressentiment … d’autant que la diffférence d’âge entre les deux frères est élevé. On peut difficilement imaginer personnes plus opposées. l’aîne est un brillant juriste, le cadet un champion local d’échec qui stagne un peu monomaniaque. Le premier est une sorte de bête sociale à l’aise partout, quand le second est plus à l’aise pour faire mat sur un échiquier que pour nouer des relations avec les autres. L'un et l’autre essaient de vivre des histoires d’amour que certains jugeront compliquées. Où l’on découvre qu’en Irlande il est difficile pour une quadragénaire séparée de son mari de tomber amoureux d’un jeune joueur d’échecs. Peter a d’autres problèmes, partagé entre deux femmes : son grand amour blessée après un accident et une femme beaucoup plus jeune que lui (ça ça ne pose de problèmes à pas grand monde) mais avec laquelle il entretient une relation non dénuée d’intérêt.. Comme on disait à une époque sur les réseaux sociaux, ils sont en couple mais c’est compliqué Le roman est dense, écrit simplement au plus près des personnages et de leurs émotions. IL y a un signe qui ne trompe pas : les scènes d’amour sont à la fois très simples, écrites avec précision et émotion. Intermezzo de Sally Rooney a été publié aux éditions Gallimard ou en poche chez Folio et c’est traduit par Laetitia Devaux. Pendant l'émission, on écouté Romain Muller À l'envers L'émission était réalisée par Simon. La photo est un détail de la couverture. (c) Tous droits réservés - Le bruit du monde
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Jean Desportes publie son troisième roman aux éditions du Rocher, Clandestin familial, une sorte de voyage en terre inconnue : bienvenue (ou pas) dans la grande bourgeoisie catholique neuilléenne. Où il a été question de l'argent, de l'homosexualité, de la chaleur de certains foyers et de la froideur de certaines familles, de la financiarisation, de la violence de la compétition pour le sommet du pouvoir (financier), de la punkitude des évangiles et du conformisme de certains croyants. Et de bien d'autres choses et le tout en moins de 30 minutes. L'émission était réalisée par Simon. La chronique de début était consacrée à Méteors de Hubert Charruel et Claude Le Pape. Mais avant de commencer, vous est-il déjà arrivé de trouver une solution qui vous plonge dans un problème pire que celui que vous pensiez résoudre ? C’est ce qui arrive à Mika et Daniel, quand après une soirée arrosée et enfumée (l’abus d’alcool et de drogues est dangereux pour la santé, je le rappelle), les deux amis se retrouvent dans un projet délirant de vol d’un Maine Coon, un chat de concours qui répond au doux nom de Sunset de la Charladière. Les deux bras cassés se retrouvent vite rattrapés par la police et la justice. Pour échapper à la prison et peut être réaliser enfin leur rêve de partir à la Réunion, ils doivent prouver leur bonne volonté. Pour cela, il leur faut un bon travail stable et décrocher de leurs diverses addictions… Les deux acceptent et vont voir leur pote Tony, celui qui a réussi et qui a une entreprise de BTP. Il accepte de les embaucher et les deux amis vont se retrouver sur un chantier d’enfouissement de déchets nucléaires. ça c’est pour le travail. pour les addictions c’est plus compliqué notamment pour Daniel et l’alcool (oui oui la bière c’est de l’alcool). Commence alors un film qui pose la question de ce que peut ou pas l’amitié, des addictions aux substances mais aussi aux personnes.. le tout sans jamais être donneur de leçon. Je vous parle de Meteors le deuxième film très réussi d’Hubert Charruel et Claude Le Pape. Commençons par la formidable distribution composée pour les rôles principaux de Salif Cissé, Idir Azougli, et Paul Kircher.. Si le premier interprète le patron de la PME de BTP, les deux autres composent avec humanité le duo de jeunes adultes un peu perdus.. on ne sait pas grand chose de leur famille, de leur parcours, de comment ils se sont rencontrés.. mais leur duo de potes est une évidence absolue. On pense aux travaux de Benoit Coquard dans Ceux qui restent (ed la Découverte) et son sous titre en forme d’anti-programme “Faire sa vie dans les campagnes en déclin” Le film réussit aussi à créer une drôle d’ambiance que ce soit dans cette grande maison à moitié abandonnée habitée par Mika et Daniel, dans les merveilleuses séquences nocturnes filmées à Saint Dizier ou encore sur ce chantier nucléaire très abstrait. Voilà j’espère que vous serez nombreux à aller voir Meteors d’Hubert Charruel et Claude Le Pape. c’est actuellement au cinéma. Pendant l'émission on a écouté Paris amour de Keren Ann Retour en 2019 avec Ugo Bienvenu qui était venu parler de Préférence Système. Aujourd'hui, il est l'auteur et le réalisateur d'Argo, son premier long métrage d'animation qui a été primé au festival d'Annecy.
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Aujourd'hui on recevait, Melvin Mélissa, autrice d'Une pieuvre au plafond, un premier roman aux éditions Rivages où, tiens tiens il y a un photographe. Pierre et Florent étaient aussi nos invités ; ils sont photographes et dans le cadre des rencontres photographiques du 10e arrondissement, on pourra aller voir Ostention, leur exposition à galerie Porte B à partir du 11 octobre. Où il a été question de photographies, d'artistes, de céphalopodes, de procession, de femme-poisson et de mouchoirs, d'émotions et d'addictins, d'Andersen et d'Irvine Welsh ... et de tellement d'autres choses. L'émission était réalisée par Simon. La chronique de début était consacrée à l'affaire Rachel, un roman de Caroline O' Donoghue, un roman paru aux éditions Mercure de France et en Folio. Mais avant de commencer, je vais vous raconter comment j’ai réalisé que j’étais ringard. C’est l’histoire d’un roman qui était resté dans une pile à livres et que j’ai découvert avant de partir en vacances et que j’ai donc emporté. l’affaire Rachel de Caroline O’ Donoghue paru au mercure de France dans une traduction de Sylvie Doizelet. Emballé par le roman, je me réjouissai d’en parler dès la rentrée, quand j’ai croisé sa version poche chez FOLIO ceint d’un bandeau Le phénomène TikTok. Et Rip de mon rêve de découverte.. on s’en fout de mon ego vaguement vexé et on revient à l’affaire Rachel.. Accrochez vos ceintures car l’histoire n’est pas simple.. rachel est une jeune fille de la bonne société de Cork qui travialle dans une librairie où elle rencontre James un jeune homme qui vient d’une famille populaire et qui rêve d’écrire une série. Entre eux, il y a un coup de foudre amical et ils deviennent colocataires dans une maison pas vraiment confortable. Pour séduire son professeur de lettres, Rachel a l’idée d’organiser à la librairie une signature où si séduction il y a ce n’est pas forcément entre elle et le professeur. Mais l’amitié est plus forte que tout. Tout se corse quand Rachel travaillera pour la femme de ce professeur, qui édite de la poésie.. mais chut C’est drôle et intelligent, tordu juste ce qu’il faut.. ça raconte les années fac, la puissance de l’amitié quand on s’émancipe de ses parents.. ce moment où il faut se lancer dans le monde, alors qu’on n’est pas sûr de grand chose. les personnages sont attachants malgré leurs défauts et pour des actions pas toujours très chouettes.. ça raconte aussi un pays, l’Irlande confrontée à une crise économique qui vient ébranler la sécurité financière des notables (les parents de Rachel sont dentistes et ébranlés par la situation) C’est un roman où les personnages secondaires sont aussi bien traitées (je pense aux deux frères de Rachel mais aussi à celui dont elle tombe amoureux, un drôle de garçn qui est merveilleux quand il est là, mais qui peut disparaître parfois d’un claquement de doigt) Ça s'appelle L’affaire Rachel. C’est signé de Caroline O Donoghue traduit par Sylvie Doizelet aux éditions Mercure de France pour le grand format ou en poche chez Folio. Et si vous ne me croyez pas, rappelez vous c’est aussi un phénomène Tiktok et on peut le dire les tiktokeureuses ont sacrément bon goût. Pendant l'émission, on a écouté Tyler, The Creator, pour Like him Fun fact : cette émission dure 44 minutes et 44 secondes, c'est peut être un détail pour vous.. mais nous on est fier !
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Aujourd'hui, on recevait Sasha George pour son premier roman Physiquement aux éditions Julliard. Où il a été question de féminisme et de famille, d'écriture en 2025, de rap (un peu), de littérature (beaucoup), de politique, de violences intrafamiliales, de premier roman, de rentrée littéraire, mais aussi de narration, et de la manière dont les livres changent les persnnages, les lecteurs mais peut être aussi leur auteur. La chronique de début était consacrée à Le Tout de Dave Eggers Gallimard (Traduction Juliette Bourdin) Mais avant de commencer que seriez vous prêt à faire pour lutter contre un géant de la tech.. C’est la question à laquelle doit répondre Delaney, une jeune fille qui en veut beaucoup au Tout une super entreprise de la tech qui contrôle tout sur tout ou presque. C’est qu’elle a quelque raison de leur en vouloir… alors elle se fait embaucher pour la subvertir de l’intérieur… C’est la trame du nouveau roman de Dave Eggers dont on retrouve ici tout ce qu’on a aimé chez lui. A commencer par le fait que c’est un super conteur, un auteur qui sait écrire et développer une histoire sur 600 pages sans être jamais ennuyeux. Comme dans le Cercle qui a été adapté au cinéma, Le tout raconte les grandes entreprises de la tech de l’intérieur et par moments on sy’ croirait presque, même si Eggers s’amuse à exagérer un peu, comme on le fait dans toutes les satires.. vous l’avez compris je vous le recommande. C’est publie chez Gallimard et traduit par Juliette Bourdin. Pendant l'émission, on a écouté Les nuits Chrysler de Pascal Philipp L'émission était réalisée par Delilah
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L'émission était réalisée par Pierre (Bonjour et bienvenue Pierre) Pour sa pré-rentrée, la Relève a réuni deux invités parce qu'on en avait envie, et, si vous voulez vraiment une raison, parce qu'au retour des congés estivaux (pour de nombreuses personnes mais pas toutes.. on n'oublie pas celles et ceux qui ne peuvent pas partir) on avait envie de parler de ceux qui partent. Pour toujours ou pour Las Vegas. Alors on a invité : - Reine Bellivier est l'autrice d'un premier roman remarqué paru chez Bourgois : La hideuse. - Jérôme Schmidt a publié un guide d'un genre nouveau aux éditions L'arbre qui marche, guide consacré à la ville incroyable de Las Vegas. Où il a été question du pouvoir la fiction, de la fiction dans la fiction, d'une ville qui ressemble à une fiction, à des joueurs qui perdent pour pouvoir gagner, des messages de la police de Vegas, mais aussi des gens qui laissent la porte ouverte avant de disparaître, de la soif d'ailleurs, du tissage de mots ou du trousseau brodé. Des femmes et des hommes qui rêvent d'ailleurs. De ceux qui disparaissent et de celles qui trouvent une place à elles. Ou l'inverse. Pendant l'émission on a écouté The Pirouettes, Sous les cocotiers
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Pour la dernière de la saison, Philippe Vilain auteur de Mauvais élève chez Robert Laffont (Crédit photo : détail de la photo du bandeau en illustration) était l'invité de la Relève. Nous n'étions ni dans une grotte, ni dans une cathédrale, mais on avait un gros problème technique... et on a fait avec les moyens du bord... L'écho créé un effet surréel... un effet Naples sûrement (ou plus prosaïquement, un effet Whatsapp) Où il a été question .... Où on a appris que bien avant les américains, Stendhal a parlé de mid life crisis (il ne devrait pas nous en vouloir pour cet anglicisme), qu'il y a des livres qui ne nourrissent pas et des livres avec plein de bonnes choses dedans, qu'être un cancre peut être une souffrance... ou encore qu'à moins de s'appeler Cesare Pavese, on ne parle pas de bel été, mais d'un bon été L'émission était réalisée par Simon et ses nerfs d'acier (face à l'écho.. il n'a pas abandonné. merci) Si tout avait fonctionné correctement, vous auriez pu entendre cette chronique à propos du dernier (en date) du roman de Dave Eggers : Mais avant de commencer que seriez vous prêt à faire pour lutter contre un géant de la tech.. C’est la question à laquelle doit répondre Delaney, une jeune fille qui en veut beaucoup au Tout une super entreprise de la tech qui contrôle tout sur tout ou presque. C’est qu’elle a quelque raison de leur en vouloir… alors elle se fait embaucher pour la subvertir de l’intérieur… C’est la trame de Le TOUT, le nouveau roman de Dave Eggers dont on retrouve ici tout ce qu’on a aimé chez lui. A commencer par le fait que c’est un super conteur, un auteur qui sait écrire et développer une histoire sur 600 pages sans être jamais ennuyeux. Comme dans le Cercle qui a été adapté au cinéma, Le tout raconte les grandes entreprises de la tech de l’intérieur et par moments on sy’ croirait presque, même si Eggers s’amuse à exagérer un peu, comme on le fait dans toutes les satires.. vous l’avez compris je vous le recommande. C’est publie chez Gallimard et traduit par Juliette Bourdin. J’en profite pour signaler la revue Flaash avec deux A. qui se présente comme la revue culturelle et technique d’anticipation. Dans son numéro du printemps, elle a pu interviewer Dave Eggers. où l’on découvre que l’écrivain dont on vient de parler n’a pas d’ordinateur connecté mais possède un téléphone à clapet… Eggers y raconte aussi qu’il a été frappé lors d’un diner par un convive qui estimait ne plus avoir la capacité à gérer lui même sa vie, avant d’ajouter “je préfère confier ça à l’IA”. ON trouve aussi dans ce numéro de flash un dossier sur la tech au féminin mais aussi un article très intéressant sur sur les villes disney (oui oui vous avec bien entendu).. ou encore un dossier photographique sur les piscines tournesol… si vous avez moins de 30 ans vous avez peu de chance de savoir de quoi on parle.. Pour son numéro d’été, la revue Flash s’intéresse à cinq communautés (transhumaniste, gaming, urbaine, transgenre et technocritique) avec deux invités : Kiddy Smile et Mathilde Polidori. On va passer un été très stimulant avec ces lectures à mon avis Et vous auriez écouté Giochi di Gambe de Giorgio Poi Mais bon, on était tellement tendu que la liaison coupe.. qu'on a tout fait sans s'arrêter... Allez il est temps que la console refroidisse qu'on passe tous de bonnes vacances. À bientôt...
- Visa fler