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  • Extrait du livre Fonseca, de Jessica Francis Kane, aux Ă©ditions de LA TABLE RONDE Ă  paraĂźtre en librairie le 27 aoĂ»t 2026. Le livre est traduit de l'anglais par Mona de Pracontal.

    Jour des morts, 1952. Penelope et son jeune fils Valpy ont posĂ© le pied Ă  Fonseca, au Mexique, et se tiennent devant une maison aux volets clos. Partis d'Angleterre, oĂč Penelope a laissĂ© un mari trop portĂ© sur l'alcool et une revue littĂ©raire au bord de la faillite, ils ont pris le car Ă  New York aprĂšs avoir traversĂ© l'ocĂ©an. Tout cela dans l'espoir de toucher un hypothĂ©tique hĂ©ritage que leur ont fait miroiter deux donas excentriques en possession d'une mine d'argent. Mais cette planche de salut en est-elle vraiment une ? Enceinte de leur troisiĂšme enfant, tenant Valpy par la main, elle hĂ©site Ă  toquer, ne sachant ce qui l'attend dans cette Ă©trange maison nommĂ©e Mirando.

    D'un paragraphe solitaire lu dans un essai de Penelope Fitzgerald, Jessica Francis Kane a tirĂ© un personnage plus vrai que nature - de mĂšre tourmentĂ©e, d'artiste soutenant sa famille, de femme rĂȘvant de libertĂ©. Bien plus qu'un hommage, Fonseca est un monde en soi, fascinant, de mĂȘme qu'une saison romancĂ©e de la vie de l'Ă©crivaine.

    🔗 https://www.editionslatableronde.fr/fonseca/9791037116802

  • Extrait du livre Que ta bouche me couvre de baisers, d'Antoine Vigne, aux Ă©ditions CHRISTIAN BOURGOIS, en librairie le 20 aoĂ»t 2026.

    Damien aperçoit SaĂŻd sur les berges du RhĂŽne, Ă  Arles. Puis il le croise une deuxiĂšme fois dans les rues de la ville. Il est retournĂ© en Camargue pour trier les affaires de son pĂšre, Joris, et veiller Ă  son installation dans l’EPHAD local. Tandis que ressurgissent les souvenirs de l’enfance de Joris Ă  Madagascar, le trouble entre Damien et SaĂŻd s’accroĂźt. Mais SaĂŻd est syrien, mariĂ© et pĂšre de deux enfants. Alors malgrĂ© l’intensitĂ© de leurs sentiments, malgrĂ© la volontĂ© de SaĂŻd d’intĂ©grer Damien dans sa vie, les blessures du deuil et le traumatisme de la traversĂ©e de la MĂ©diterranĂ©e habitent les moments d’intimitĂ© que les deux hommes partagent. Des mondes et des dĂ©sirs qui se chevauchent, et le drame se dessine


    Une rencontre passionnelle, la mĂ©moire familiale et coloniale, les deuils et le poids de l’exode s’entremĂȘlent dans la prose poĂ©tique d’Antoine Vigne qui se dĂ©ploie dans une narration libre d’une puissance rare. Un grand roman d’amour(s), et un coup de poing littĂ©raire.

    🔗https://bourgoisediteur.fr/catalogue/que-ta-bouche-me-couvre-de-baisers/

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  • Extrait du livre La Neige de l'Amiral, d'Alvaro Mutis, EDITIONS ZULMA, en librairie le 3 septembre 2026. Le livre est traduit de l'espagnol par Annie Morvan.

    Maqroll le Gabier est un solitaire, un Ă©ternel nomade dont les errances ont pour but de chercher fortune... ou de fuir les souvenirs trop tenaces. Il nous raconte ses voyages comme un vieil ami en quĂȘte d'une oreille complice. Énigmatique et dĂ©tachĂ©, poĂšte visionnaire : le gabier, vigie perchĂ©e en haut du mĂąt, devient l'explorateur lucide d'un voyage intĂ©rieur.

    Dans La Neige de l'Amiral, un vieux rafiot remonte le fleuve Xurando, au pied de la CordillÚre des Andes, pour rejoindre une hypothétique scierie. Mais personne ne semble en attester l'existence : ni ses compagnons - un capitaine alcoolique, un mécanicien taiseux, un géant slave... - ni les Indiens du rivage. Au rythme hoquetant du moteur, les fiÚvres de la jungle tropicale guettent. Tout se brouillera bientÎt, jusqu'au souvenir de Flor Estevez, la tenanciÚre de La Neige de l'Amiral.

    MĂȘme lorsqu'elles le mĂšnent de port en port, les tribulations de Maqroll le Gabier sont des mĂ©taphores de l'existence et de ses non-sens. Les pĂ©rĂ©grinations de cet Ă©nigmatique marin fuyant ses chimĂšres sont Ă  suivre au long de sept romans.

    Né à Bogotà, Alvaro Mutis ( 1923-2013) grandit à Bruxelles avant de s'exiler à Mexico. Son ami Gabriel García Mårquez, qui lui a dédié Cent ans de solitude, le tenait pour l'un des plus grands écrivains latino-américains.

  • Extrait du livre Cipango, de Jean-Marie Blas de RoblĂšs, EDITIONS ZULMA, en librairie le 20 aoĂ»t 2026.

    Menacé par l'Inquisition, le jeune Donato Belmonte doit fuir le Portugal. Il embarque à destination de l'Afrique puis des Indes, va de découverte en découverte, et finit par accoster le lointain archipel décrit par Marco Polo sous le nom de Cipango. Il s'immerge dans cet envoûtant Japon médiéval, s'offre une nouvelle vie, et tombe éperdument amoureux.

    [En parallĂšle...]

    Au XXIe siĂšcle, Ylona Malone nourrit des rĂȘves de grandeur et chasse les tĂȘtes brillantes : June O-Fuji, spĂ©cialiste en intelligence artificielle ; Karine, docteure en biogĂ©nĂ©tique ; Li Shuzhou, physicien chinois en fusion nuclĂ©aire ; Ameesha, dĂ©veloppeuse d'implants neuronaux ; Leandro, geek parfait et gamer effrĂ©nĂ©. Tous sont experts dans leur domaine ; tous ont une faille : leur imagination sans limites.

    Géniale construction, Cipango tient du pur roman d'aventures, de l'épopée et de l'intrigue ultra moderne - sur fond d'ambitions dévastatrices. Ce tissage d'orfÚvre est le fruit d'un cerveau pour le moins joueur. Un véritable page-turner !

    AprĂšs LĂ  oĂč les tigres sont chez eux (Prix MĂ©dicis, Prix du roman FNAC), et L'Île du Point Nemo, Jean-Marie Blas de RoblĂšs nous enchante Ă  nouveau avec une fiction aventureuse et virtuose - un roman monde.

  • Extrait du livre Glissando, d'Anne-Sophie Subilia, EDITIONS ZOE, en librairie le 27 aoĂ»t 2026.

    BĂ©a vient d’accoucher de son deuxiĂšme enfant. Elle trouve du rĂ©confort dans les centres commerciaux, se rase le crĂąne, s’inquiĂšte Ă  propos de tout, punit trop vite son aĂźnĂ© de quatre ans. Le mĂ©nage l’obnubile jusqu’à nettoyer en cachette. Sa pensĂ©e se disperse. Les consignes qu’elle se donne Ă  elle-mĂȘme n’en finissent pas, rĂ©pondre Ă  cette invitation, repriser les coudes du pull en laine, payer les factures. Ça ne s’arrĂȘte jamais, mĂȘme quand, enfin seule, elle accumule ses longueurs de bassin Ă  la piscine municipale.

    Les brĂšches sont rares. Mais il suffit que la montagne de linge se mette Ă  respirer comme une baleine, qu’un nuage noir la captive ou qu’elle trouve la bonne phrase pour le roman qu’elle traduit, alors, la voici ramenĂ©e Ă  elle-mĂȘme.

    En alternant les points de vue, Anne-Sophie Subilia subjugue. Du couple fragilisĂ© par la maternitĂ© Ă  l’émerveillement devant l’enfance, cette mise sous tension poĂ©tique de la vie ordinaire est haletante.

    🔗https://editionszoe.ch/livre/glissando

  • Extrait du livre "Sauf la frontiĂšre", d'Elisa Shua Dusapin, EDITIONS ZOE, en librairie le 27 aoĂ»t 2026.

    Au dernier jour d’un festival de littĂ©rature Ă  Beyrouth, Elisa Shua Dusapin descend au Sud Liban. Elle ne sait pas ce qui se passe de l’autre cĂŽtĂ© de la frontiĂšre en IsraĂ«l, c’est tĂŽt le matin, le 7 octobre 2023. Quelques mois plus tard, aprĂšs son retour en Europe, un pressentiment la pousse Ă  retourner d’urgence au Proche-Orient. Elle commence par poser ses valises Ă  Amman en Jordanie. Elle ne connait ni la ville, ni sa culture. La jeune femme apprend l’arabe, s’initie Ă  la plomberie avec des Jordaniennes, se rapproche de rĂ©fugiĂ©s syriens, partage de furtives confidences avec des Palestiniens et des IsraĂ©liens. Une sorte de secret se dĂ©voile dans les silences et grĂące aux gestes. Comme si c’était en compagnie des gens, et non Ă  leur propos, qu’Elisa Shua Dusapin Ă©crivait ce texte lumineux et grave, Ă©chappant Ă  tout manichĂ©isme et qui pose un regard inĂ©dit sur cette rĂ©gion et sur la violence.

    🔗https://editionszoe.ch/livre/sauf-la-frontiere

  • Extrait du livre DĂ©clin et fascination, d'Eva Baltasar - EDITIONS VERDIER, en librairie le 27 aoĂ»t 2026. Le livre est traduit du catalan par Annie Bats.

    La narratrice anonyme de ce nouveau roman d'Eva Baltasar est diplÎmée en pédagogie mais ne gagne pas de quoi subvenir à ses besoins. Prise dans un violent engrenage qui lui fait perdre son toit et son emploi, échappant de peu à la rue, elle s'installe en collocation dans une pauvre maison sans chauffage d'une petite ville de Catalogne et devient femme de ménage. Elle s'adapte à cette existence, fait briller les intérieurs, tout en se réservant le droit de jouir de ces demeures confortables : l'espace d'une heure, elle pioche dans le frigo, prend le soleil sur une terrasse, se prélasse dans un bain... Mais un maniaque de la vidéosurveillance, dont la maison est truffée de caméras, décide de la punir des petites libertés non "professionnelles" qu'elle a prises, la vire et ruine sa réputation. Chassée et sans ressources, elle s'enferme définitivement dans sa maison décrépite. Puis, une femme vient à sa rencontre, Maria, l'épouse du maniaque de la surveillance, venue présenter de muettes excuses. Une étrange relation se noue alors entre elles.

    FidĂšle Ă  son Ă©criture rythmĂ©e, concise, qui mĂȘme cocasserie et radicalitĂ©, Eva Baltasar, nĂ©e en 1978 Ă  Barcelone, joue sur plusieurs registres pour parler ici d'un corps soumis Ă  un ordre dĂ©rĂ©glĂ© du monde, et en quĂȘte de rĂ©paration.

  • Extrait de N'efface pas mes cercles, d'Emma Marsantes, EDITIONS VERDIER, en librairie le 20 aoĂ»t 2026.

    1980, une femme se pend dans un appartement cossu. Dans les années cinquante, elle s'était unie avec un jeune homme à qui tout l'opposait.

    Dans cette saga bouleversante, Emma Marsantes tente de dĂ©mĂȘler les raisons de ce drame. En explorant son roman familial sur plusieurs gĂ©nĂ©rations, elle fait de ses ancĂȘtres des personnages contemporains et des figures universelles, tout en nous offrant le portrait d'une sociĂ©tĂ© aux prises avec ses dĂ©mons : le patriarcat, la guerre, la colonisation, les injonctions Ă  la rĂ©ussite et au bonheur.

    AprÚs Une mÚre éphémÚre (2022), et Les Fous sont des joueurs de flûte (2024), N'efface pas mes cercles remonte le temps à la recherche des destins brisés. Porté par une langue unique, qui restitue avec force l'atmosphÚre des époques traversées, ce roman fulgurant confirme le grand art d'Emma Marsantes.

  • Extrait du livre Mon oeil, de Victoria Kaario aux EDITIONS VERDIER.

    Souffrant depuis l'enfance d'un strabisme intermittent, la narratrice amorce une rĂ©flexion sur l'impact de cette coquetterie sur son parcours. Mais son enquĂȘte intime, littĂ©raire et lĂ©gĂšre se voit parasitĂ©e par un Ă©vĂ©nement grave survenu dans sa famille... Tandis qu'elle avait pris ses distances avec le couple explosif formĂ© par ses parents, la narratrice se voit obligĂ©e d'intervenir et de regarder en face ce qu'ils sont devenus. Ce qui est loin d'ĂȘtre Ă©vident quand on souffre d'un strabisme.

    Quel regard porter sur nos parents vieillissants ? Que leur doit-on quand, dans l'enfance, ils ont été à l'origine de bien des souffrances ? Quelle distance observer avec eux ? Malgré les thÚmes graves abordés dans ces pages, Victoria Kaario fait preuve d'une vivacité et d'un ton caustique et drÎle qui forcent l'attachement aux personnages pourtant peu fréquentables de ce court récit. Des appels téléphoniques, savoureux autant que désespérés, d'une mÚre alcoolique aux comportements criminels d'un pÚre dépassé par ses propres égarements, c'est tout l'édifice familial que l'autrice fait trembler sous sa loupe.

    Victoria Kaario est l'autrice de deux courts-métrages, de plus d'une vingtaine de fictions radiophoniques et de trois albums pour la jeunesse publiés aux éditions du Rouergue.

  • Extrait du livre La Rue, de Robert Seethaler, chez SABINE WESPIESER EDITEUR, en librairie le 27 aoĂ»t 2026. Le livre est traduit de l'allemand (Autriche) par Élisabeth Landes.

    Le paysage du nouveau roman de Robert Seethaler est une rue banale, la "rue de la Lande". Aucun visiteur ne s'y perdrait, et pourtant la vie de chacun de ses habitants, dans ses moindres dĂ©tails, revĂȘt son importance : le livre s'ouvre sur l'image d'un garçon Ă  sa fenĂȘtre, armĂ© d'un lance-pierre, qui observe les toits, la lumiĂšre et les pigeons ; on est ensuite transportĂ© auprĂšs des pensionnaires d'une maison de retraite, dont la directrice, veillant sur ses protĂ©gĂ©s, semble la plus solitaire de tous ; ou chez une jeune fleuriste dialoguant avec un amoureux imaginaire... Tous ont des rĂȘves et des secrets. Leurs chemins se croisent, mais que savent-ils l'un de l'autre ?

    Véritable organisme vivant, la rue s'écrit à travers les monologues de ses habitants, les conversations de bistrot, dans des fragments de journaux intimes ou des rapports de police. Le plu saisissant dans cette narration mosaïque est l'émotion qui s'y déploie. L'auteur parvient à rendre palpables les doutes, les espoirs, les ambitions ou la solitude de chacun des personnages de son récit, qui dessine une méditation sur le temps qui passe et sur ce que signifie "habiter".

    C'est de la vie mĂȘme sur Seethaler fait la matiĂšre de son livre, parvenant Ă  transformer la rĂ©alitĂ© triviale en un poignant poĂšme symphonique.

    🔗https://www.swediteur.com/titre/la-rue/

  • Extrait du livre "CongĂ©s payĂ©s" de Tiffany Tavernier, chez SABINE WESPIESER EDITEUR, en librairie le 27 aoĂ»t 2026.

    L’étĂ© 1937 est celui des premiĂšres fois pour Emma, une ouvriĂšre parisienne : premier voyage en train, premiĂšres vacances, premiĂšre fois face Ă  l’ocĂ©an. Il faudra l’enthousiasme de Luis, un ami de son mari disparu, pour la convaincre de prendre ses congĂ©s payĂ©s et l’embarquer Ă  Biarritz avec son fils Julien, qu’elle Ă©lĂšve seule.

    Dans leur cabanon sur la plage, le rythme de l’usine imprimĂ© dans son corps, Emma s’inquiĂšte : va-t-elle retrouver son poste Ă  son retour ? et, au fond, pourquoi Luis, qui ne cache pas ses sympathies anarchistes, les a-t-il invitĂ©s lĂ  ?

    Le soir de leur arrivĂ©e, elle ne se doute pas qu’un homme l’observe, fascinĂ© par son visage que terrifient les vagues. Ils ne sont donc pas seuls dans ces parages. DĂšs le lendemain, l’irruption furibonde d’une femme bien mise le leur confirmera : elle entend bien les dĂ©loger de ce rivage qu’elle considĂšre comme la propriĂ©tĂ© privĂ©e de sa famille. Mais Julien, jeune adhĂ©rent au Parti communiste, lui tient tĂȘte.

    La toile de fond est posĂ©e : alors que la guerre d’Espagne fait rage les liens que tissent les protagonistes se font l’écho des violents conflits de classe traversant les annĂ©es 1930.

    Mais Tiffany Tavernier sait conduire ses personnages bien loin de ce que dictent les apparences : Emma, sa magnifique héroïne, apprendra à réapprivoiser son corps, laissant s'élever en elle une force insoupçonnée.

    Congés payés est un roman d'émancipation, un roman d'amour et un roman social d'une formidable vitalité.

    🔗https://www.swediteur.com/titre/conges-payes/

  • Extrait du livre Aride d'Ugo de Gregorio, aux Ă©ditions LA MANUFACTURE DE LIVRES, en librairie le 20 aoĂ»t 2026.

    Une ville oubliĂ©e en plein dĂ©sert. Au-delĂ  s’étend le Nulle Part, le reste du monde, qu’aucun habitant n’ose approcher.

    Lors d’une journĂ©e caniculaire de 1982, Calico Sunflower bascule dans l’horreur : un mouvement de folie collective s’empare d’un groupe d’adolescents. Pris de rage, ils saccagent la ville avant de disparaĂźtre dans le dĂ©sert. Ils ne reviendront jamais. Sauf un. Des annĂ©es plus tard, deux hommes rouvrent ce dossier qui les hante. Si leur enquĂȘte dĂ©plaĂźt Ă  la communautĂ©, c’est qu’elle risque de rĂ©vĂ©ler les secrets sur lesquels la ville s’est bĂątie. Et si Calico Sunflower, sans histoire ni passĂ©, n’était qu’une utopie trompeuse ?

    Avec ce premier roman impressionnant de maĂźtrise, Ugo De Gregorio dĂ©ploie un sens unique de la fiction en mĂȘlant roman noir, fresque sociale et fable fantastique. Aride convoque un imaginaire fascinant pour dire l’effacement des origines et le puritanisme asphyxiant de nos sociĂ©tĂ©s.

  • Extrait du livre De guerre ou d'ailleurs, de SĂ©verine Chevalier, aux Ă©ditions LA MANUFACTURE DE LIVRES, en librairie le 20 aoĂ»t 2026.

    Lolita B. couple

    pourquoi Lolita B. ne voit plus son fils

    Lolita B. va-t-elle revenir à la télévision

    Lolita B. riche

    qui est Lolita B.

    Femme devenue spectacle, Lolita B. a Ă©tĂ© exposĂ©e, scrutĂ©e, commentĂ©e, jugĂ©e. DerriĂšre l’image, il y a pourtant une enfant qui n’a jamais quittĂ© la piĂšce oĂč tout a commencĂ©. Car la guerre ne se dĂ©roule pas toujours lĂ  oĂč on l’attend. Souvent elle a lieu dans les corps, dans les familles, dans les maisons, dans les souvenirs impossibles que l’on ne partage pas.

    Avec De guerre ou d’ailleurs, SĂ©verine Chevalier signe un roman puissant sur la honte, l’exploitation des corps et la possibilitĂ© – fragile – de suspendre le cycle de la violence.

  • Extrait du livre Les MaĂźtres du sol, de Ryad Assani-Razaki, aux EDITIONS LIANA LEVI, en librairie le 20 aoĂ»t 2026.

    Afrique de L’Ouest, fin du XVe sc. Dans le village oĂč Nyanta s’est installĂ©e pour suivre son mari, tout a changĂ©. L’arrivĂ©e des Portugais a fait basculer la population des Fantis dans une hystĂ©rie collective – ils ne rĂȘvent plus qu’à la sika, le mĂ©tal jaune et brillant convoitĂ© par ces hommes Ă  la peau pĂąle. Certains d’entre eux veulent mĂȘme adopter la religion de ces derniers et abandonner les dieux des ancĂȘtres, en faisant vaciller les rĂšgles ancestrales. Nyanta, elle aussi, a vu son destin basculer Ă  cause des « diables blancs ». Son mari, accusĂ© d’avoir assassinĂ© un Portugais, a dĂ» fuir. Il ne reste plus Ă  la jeune femme que sa fille, Efua, nĂ©e avec une diffĂ©rence qui la rend « maudite » aux yeux des Fantis. Mais un homme, rĂ©cemment arrivĂ© au village, va s’emparer de la fillette. Quel est son nom ? « L’étranger » l’ignore lui-mĂȘme car il a perdu la mĂ©moire. Il sait que cette fillette maudite peut l’aider Ă  percer le mystĂšre de son identitĂ©A dos de cheval, tous deux traversent l’Empire SonghaĂŻ et ses dangers jusqu’à Tombouctou. LĂ  aussi une nouvelle religion, celle d’Allah, continue de s’imposer en effaçant les divinitĂ©s vĂ©nĂ©rĂ©es jusque-lĂ . LĂ  aussi, l’équilibre ancestral vacille dangereusement. Et lĂ  aussi, « l’étranger » sera pris dans un combat qui le dĂ©passe


  • Extrait du livre Finalement tout s'est bien passĂ©, d'Estelle-Sarah Bulle, aux EDITIONS LIANA LEVI, en librairie le 20 aoĂ»t 2026.

    Un Ă©niĂšme geste condescendant d’un bĂ©kĂ©, et voilĂ  Henri qui se dĂ©cide enfin : il va quitter la Guadeloupe et son absence totale de possibilitĂ©s pour un jeune homme aux origines modestes. ArrivĂ© Ă  Belleville, chez sa soeur Edna, il dĂ©couvre une vie de dĂ©brouille animĂ©e, et les magouilles de Steve, le nouveau compagnon bĂ©ninois de celle-ci, dont le rĂȘve est d’ouvrir une boĂźte de nuit. Mais dans le Paris interlope des annĂ©es 60, flics et voyous s’entendent pour dire qu’un Africain n’a pas sa place dans le monde de la nuit. Dans l’hĂŽpital psychiatrique oĂč il travaille, Henri rencontre Sabine. Elle aussi a fui sa rĂ©gion natale, le Nord de la France, dĂšs qu’elle a pu. Si les rĂ©actions ne sont pas unanimes quand la jeune fille ramĂšne ce garçon Ă  la peau foncĂ©e dans son village, Ă  la frontiĂšre belge, Kath, sa mĂšre, l’accueille Ă  bras grands ouverts. La mĂ©fiance, le rejet, elle sait ce que c’est, elle, l’Allemande arrivĂ©e en France en 1946. Elle, dont le pĂšre Ă©tait juif
 Pour Henri, Sabine, Steve et Kath, l’exil et les sacrifices assumĂ©s ouvrent-ils le champ des possibles ?

  • Extrait du livre Le Bruit du melon qui explose, de Marie Colombe, AU DIABLE VAUVERT, en librairie le 27 aoĂ»t 2026.

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    La jeune Mila vit dans un hĂŽtel. À l'Ă©troit dans cette cage dorĂ©e, dans un New York meurtri par le 11 septembre, elle rĂȘve d'un vrai foyer. Sa mĂšre, June, fabuleuse "drama queen", qui ne pense qu'Ă  son travail dans la finance a choisi le Stanhope Plaza parce que vivre Ă  l'hĂŽtel, c'est chic, mais c'est surtout le meilleur moyen de se dĂ©barrasser des tracas du quotidien. Et puis il y a Lupita, nounou-confidente rĂ©jouie et solide. Star des salons comme des cuisines de service, parĂ©e aux pires drames et aux confidences les plus intimes.

    Quand la crise des subprimes de 2008 fait exploser ce vernis déjà craquelé, Mila n'a d'autre choix que de confronter les secrets de cette mÚre instable, contenue par une Lupita fidÚle. Parce que finalement et malgré tout, elles forment toutes trois une famille.

    Le Bruit du melon qui explose est un roman jubilatoire et truculent qui parle des splendeurs et misÚres d'une famille dysfonctionnelle sur fond de capitalisme et de mondialisation sauvage. Il y a des images, des phrases, des bousculades magnifiques. On adore le titre, le luxe trash, les aventures de Mila et le parfum de catastrophe générale.

  • Extrait du livre Spectres de Thomas Gunzig, AU DIABLE VAUVERT, en librairie le 20 aoĂ»t 2026.

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    Lorsqu'une physicienne ouvre l'accĂšs Ă  une dimension parallĂšle dans un espace qu'elle pensait vide, la dĂ©couverte est grandiose mais il faut peu de temps au capitalisme pour s'en emparer. On y construit des bases. On fore. On dĂ©truit. L'objectif ? Exploiter cet univers qui fut pendant longtemps le plus grand mystĂšre de l'ĂȘtre humain. Mais en l'anĂ©antissant, l'humanitĂ© provoque une inĂ©luctable rĂ©action en chaĂźne.

    Spectres est un roman entre science-fiction et réflexion sur la mémoire, la perte, l'effacement, l'exploitation, l'équilibre, l'éthique. Une oeuvre grandiose sur ce que nous détruisons.

    Avec une tension narrative incroyable et de rebondissements implacables, nous progressons avec Léa, la physicienne dans cet univers qui se dévoile peu à peu, comme un millefeuille, bouleversé par les personnages et leur rapport au monde.

    C'est une grande symphonie, un grand livre, un futur classique. Possible qu'il s'agisse du livre pour lequel on se souviendra de notre maison dans vingt ans.

  • Extrait du livre La Maison du lac de Marius Loris Rodionoff, EDITIONS CORTI, en librairie le 20 aoĂ»t 2026.

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    Un jeune homme marche. On le suit, des vallĂ©es cĂ©venoles au Morvan, Ă  travers des paysages qui se dĂ©couvrent sous ses pas comme autant de strates de temps. Il faut dire que Lev, spĂ©cialisĂ© en archĂ©ologie mĂ©diĂ©vale, est en rupture. Il cherche quelque chose, peut-ĂȘtre un sens Ă  sa vie, Ă  son travail, Ă  ses espoirs politiques et amoureux. Une maison cristallise sa quĂȘte et avec elle reflue un parfum d’enfance. Dans ses parages revivent des grands-parents, une histoire de l’émigration russe, un certain rapport au langage mais aussi Ă  la table, savoureux et truculent.

    Marius Loris Rodionoff signe ici un premier roman charnel et organique, une odyssĂ©e en miniature tissĂ©e de l’étoffe des souvenirs, qui donne corps aux lieux et aux ĂȘtres, aux noms comme aux saveurs.

    Marius Loris Rodionoff est nĂ© en 1987. Il est poĂšte, performeur et historien. Il a publiĂ© plusieurs livres de poĂ©sie, dont rĂ©cemment La ComĂšte de Halley (ZoĂšme, 2026), et un essai, DĂ©sobĂ©ir en guerre d’AlgĂ©rie. La crise de l’autoritĂ© dans l’armĂ©e française (Le Seuil, 2023). La Maison du lac est son premier roman.

    🔗 https://editions-corti.fr/livres/la-maison-du-lac

  • Extrait du livre La Fille de mars, de Carla Demierre, EDITIONS CORTI, en librairie le 20 aoĂ»t 2026.

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    Au tournant du XXe siĂšcle Sybil Brown, enquĂȘtrice de la SARP (SociĂ©tĂ© AmĂ©ricaine pour la Recherche Psychique) embarque sur un paquebot qui la conduit vers HĂ©lĂšne Smith. MĂ©diume et artiste, Élise MĂŒller alias HĂ©lĂšne Smith a Ă©tĂ© rendue cĂ©lĂšbre par l’ouvrage de ThĂ©odore Flournoy, Des Indes Ă  la planĂšte Mars — Étude sur un cas de somnambulisme avec glossolalie. DerriĂšre la lĂ©gende, il y a une femme menant une vie (presque) ordinaire que Sybil va rencontrer et dont elle va devenir l’amie. Le monde d’Élise, c’est sa vie Ă  GenĂšve, son quotidien avec sa mĂšre, le magasin de tissu dans lequel elle travaille, son amie Joaquina. C’est aussi la fascination qu’elle suscite. Dans son appartement oĂč elle donne des consultations gratuites, se presse une foule curieuse, avide de voir ce phĂ©nomĂšne capable de parler aussi bien sanskrit que martien.

    Avec ce livre qui fonctionne un peu comme un roman d’aventure, Carla Demierre nous entraĂźne dans les univers parallĂšles d’Élise Müller, et signe une contre-histoire de la plus cĂ©lĂšbre des mĂ©diumes.

    Carla Demierre est nĂ©e en 1980 et vit Ă  GenĂšve. Elle publie des romans et des livres de poĂ©sie. Son premier roman, L’école de la forĂȘt, a Ă©tĂ© publiĂ© par Corti en 2023. En savoir plus.

    🔗https://editions-corti.fr/livres/la-fille-de-mars

  • Extrait du livre "Prendre forme" de Dolki Min, traduit du corĂ©en par Elly Lee et CĂ©cilia Castelli, Ă©ditions L'ATALANTE, en librairie le 20 aoĂ»t 2026.

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    Un ĂȘtre, Ă©chouĂ© depuis une quinzaine d’annĂ©es en CorĂ©e du Sud, apprend encore Ă  vivre parmi nous autres, bipĂšdes aux normes sociales incomprĂ©hensibles et Ă  l’anatomie incommode.
    Maintenir l’illusion d’une apparence humaine, ne pas s’effondrer dans les escaliers, avoir l’air naturel en clignant des yeux : telles sont les rudes Ă©preuves qui rythment son quotidien. Toutefois le pire est de se nourrir. AprĂšs avoir tout essayĂ©, des restes de poubelle aux pieds de chaise, sans succĂšs
 la rĂ©vĂ©lation : la chair humaine. Elle seule peut combler sa faim, mais Ă©galement son besoin de plus en plus dĂ©vorant d’ĂȘtre aimĂ©, son Ă©crasante solitude.
    Alors la crĂ©ature s’installe confortablement dans son fauteuil, ouvre une application de rencontres et parcourt les profils. Il est l’heure de choisir sa prochaine proie.

    🔗https://www.l-atalante.com/catalogue/la-dentelle-du-cygne/prendre-forme-9791036002700/