Avsnitt
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Les ChrĂ©tiens font traditionnellement remonter les premiĂšres persĂ©cutions romaines Ă lâannĂ©e 64. Cette annĂ©e lĂ lâempereur NĂ©ron Ă la suite dâun incendie dĂ©vastateur aurait accusĂ© les ChrĂ©tiens dâĂȘtre Ă lâorigine du sinistre. Lâhistorien Tacite qui rapporte ces faits prĂ©cise quâil ne sâagissait que dâun prĂ©texte pour faire des ChrĂ©tiens des boucs-Ă©missaires. Jusquâau milieu du III e s. ce fut en effet le principal motif de ces flambĂ©es de violence qui venaient sporadiquement frapper les communautĂ©s chrĂ©tiennes. Parce quâils pratiquaient une religion monothĂ©iste intransigeante leur interdisant de sacrifier Ă dâautres dieux ou Ă lâempereur, les ChrĂ©tiens acquirent une rĂ©putation dĂ©plorable de misanthropie voire dâennemi du genre humain. Cette relative incompatibilitĂ© entre pratiques chrĂ©tiennes et culture grĂ©co-romaine, vaudra Ă cette nouvelle religion dâĂȘtre considĂ©rĂ©e par les autoritĂ©s romaines comme relevant dâune superstition, câest Ă dire une religion illĂ©gale dont les fidĂšles Ă©taient de iure passibles de la peine de mort.
Ă partir du milieu du III e siĂšcle, aux pogroms succĂšdent des politiques dâĂ©radication systĂ©matique du Christianisme dont le point culminant sera atteint en 303-305 sous lâempereur DioclĂ©tien dans un contexte de dĂ©tĂ©rioration de la situation de lâempire romain mais surtout de rĂ©action religieuse romaine de la part du pouvoir impĂ©rial. Toutefois lâinefficacitĂ© de cette politique rĂ©pressive conduira lâempereur GalĂšre Ă publier en 311 un Ă©dit de tolĂ©rance, un an avant que lâempereur Constantin se convertisse lui-mĂȘme au Christianisme, Ă©vĂšnement inouĂŻ qui allait ouvrir des perspectives inespĂ©rĂ©es Ă la communautĂ© ChrĂ©tienne.
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Le dĂ©sastre subi par la flotte russe dans les eaux du dĂ©troit de CorĂ©e Ă lâest de lâĂźle de Tsushima les 27 et 28 mai 1905 rĂ©sonna comme un coup de tonnerre dans toutes les capitales occidentales. Pour la premiĂšre fois depuis longtemps un Ătat non europĂ©en avait militairement eu raison dâun Ătat occidental. Ă lâorigine de cet affrontement, nous trouvons lâexpression de deux impĂ©rialismes antagonistes ; tout dâabord celui dâun empire russe en quĂȘte dâun accĂšs aux mers chaudes, un objectif devenu atteignable depuis 1858 lorsque la Chine ouvrit les portes de la Mandchourie septentrionale Ă son puissant voisin. De son cĂŽtĂ© le Japon, contraint en 1854 Ă signer un traitĂ© commercial inĂ©gal avec les U.S.A., rĂ©agit en engageant en 1868 une modernisation du pays Ă marche forcĂ©e incluant la crĂ©ation dâune armĂ©e moderne Ă lâeuropĂ©enne. Lors dâune guerre-Ă©clair contre la Chine en 1894-1895 elle Ă©carte cette derniĂšre de la pĂ©ninsule corĂ©enne mais ne tarde pas Ă se heurter Ă une Russie occupĂ©e Ă priver le Japon des fruits de sa victoire et tout particuliĂšrement de lâarsenal de Port-Arthur. Le tsar Nicolas II persuadĂ© quâil vaincra facilement les Japonais pousse ces derniers Ă lui dĂ©clarer la guerre. La victoire du Japon en mĂȘme temps quâil lui permet dĂ©sormais de tutoyer les puissances occidentales, sera par ailleurs le cruel rĂ©vĂ©lateur des fragilitĂ©s dâun Empire russe quâune autre guerre emportera douze annĂ©es plus tard.
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Le 16 juillet 1054 Ă Constantinople en la basilique Sainte-Sophie, le lĂ©gat pontifical Humbert de Moyenmoutier cardinal-Ă©vĂȘque de Silva Candida excommuniait le patriarche de Constantinople Michel CĂ©rulaire. On a coutume de faire dĂ©buter Ă cette date le schisme entre les chrĂ©tientĂ©s grecques et latines or lâĂ©vĂšnement nâest en fait quâun Ă©niĂšme Ă©pisode des relations tumultueuses qui depuis des siĂšcles opposent la PapautĂ© et les Ăglises grecques. Plus que la consĂ©quence de divergences dogmatiques ou liturgiques, il faut voir derriĂšre cet incident provoquĂ© par deux prĂ©lats particuliĂšrement vindicatifs la consĂ©quence des rĂ©formes quâentreprend alors lâĂglise latine soucieuse dâimposer la suprĂ©matie du Pape sur des patriarches orientaux pourtant plus que jamais attachĂ©s Ă leur autonomie. De fait le divorce entre les deux chrĂ©tientĂ©s interviendra vĂ©ritablement un siĂšcle et demi plus tard lorsquâen 1204 les Latins commettront un geste inexpiable en pillant les sanctuaires de Constantinople lors de la quatriĂšme Croisade.
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Câest au hasard dâune lettre adressĂ©e par le khan tatar de CrimĂ©e au grand-duc Alexandre de Lituanie que les Cosaques slaves et orthodoxes apparaissent nommĂ©ment pour la premiĂšre fois, ceux-ci y Ă©tant accusĂ©s dâactes de piraterie et de brigandage. Si le nom de Cosaque est dâorigine turque, il dĂ©signera dĂšs lors les populations habitant lâactuelle Ukraine aux confins du royaume polono-lituanien. SituĂ©s aux marges sud orientales de lâEurope chrĂ©tienne les Cosaques combattirent de nombreuses fois les khans de CrimĂ©e vassaux de lâempire Ottoman tout en sâefforçant de conserver leur indĂ©pendance menacĂ©e par les mesures dâintĂ©gration politique et religieuse prises par les souverains polonais Ă la fin du XVIe siĂšcle. Câest pourquoi Ă partir de 1591, dĂ©butĂšrent les premiĂšres rĂ©voltes des cosaques libres zaporogues dont le paroxysme sera atteint en 1648 avec le grand soulĂšvement de Bogdan Khmelnitski qui en sâalliant aux Ottomans puis aux Russes espĂ©ra Ă©manciper la Cosaquerie. Lâhistoire devait en dĂ©cider autrement.
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Le 25 novembre 1914, Winston Churchill, premier Lord de lâAmirautĂ©, proposait au Conseil InteralliĂ©, un audacieux projet stratĂ©gique ayant entre autres pour but de mettre sur la touche lâempire Ottoman. EntrĂ© en guerre aux cĂŽtĂ© de lâAllemagne et de lâAutriche-Hongrie un mois plus tĂŽt, les Ottomans avaient dĂ©cidĂ© dĂšs le 27 septembre 1914 dâinterdire lâaccĂšs des dĂ©troits aux pays de lâEntente, France, Royaume-Uni et Russie interrompant ainsi les relations maritimes entre cette derniĂšre et ses deux alliĂ©s. La campagne des Dardanelles (18 mars 1915 â 9 janvier 1916) se fixait pour objectif de prendre le contrĂŽle des DĂ©troits puis dâIstanbul ce qui aurait sans doute conduit Ă la capitulation du sultan Mehmed V. Mal prĂ©parĂ©e, mal engagĂ©e, cette impressionnante opĂ©ration amphibie mobilisant 70 000 hommes sâachĂšvera par un Ă©chec cuisant.
Cette Ă©mission se propose de revenir sur cette page mĂ©connue du premier conflit mondial dont les consĂ©quences dĂ©sastreuses dans lâimmĂ©diat connaĂźtra un Ă©pilogue inattendu deux ans plus tard...
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Deux jours aprĂšs la mort dans sa villa de MisĂšne de lâempereur TibĂšre, son petit-neveu Caius CĂ©sar Germanicus affectueusement dĂ©signĂ© dans sa prime jeunesse par les lĂ©gionnaires de son pĂšre, Caligula, nom des sandales portĂ©es par les soldats romains, Ă©tait proclamĂ© le 18 mars 37 empereur par le SĂ©nat. Ă lâautomne 37, aprĂšs quelques mois dâun rĂšgne placĂ© sous le signe de la clĂ©mence, le jeune prince ne tarda pas Ă faire montre de cruautĂ©, faisant exĂ©cuter ou exiler nombre de sĂ©nateurs voire mĂȘme des membres de sa propre famille au nom de complots supposĂ©s ou rĂ©els. Devenu pour la postĂ©ritĂ© lâarchĂ©type du tyran, le court rĂšgne de Caligula (37-41) a Ă©tĂ© apprĂ©ciĂ© comme celui dâun dĂ©ment. Nâaurait-il pas voulu un jour nommer consul Incitatus son cheval favori ?
Cette Ă©mission se propose non pas de rĂ©habiliter cet empereur mais de fournir quelques clĂ©s permettant de mieux comprendre une gouvernance certes disruptive mais somme toute annonciatrice de certaines Ă©volutions que connaĂźtra lâempire romain au siĂšcle suivant...
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Au printemps de lâannĂ©e 73 av. J.-C., Spartacus esclave et gladiateur accompagnĂ© de 70 de ses compagnons dâinfortune sâĂ©vadaient du ludus de Capoue oĂč ils se trouvaient enfermĂ©s. Pris de cours les autoritĂ©s romaines tardĂšrent Ă rĂ©agir sous estimant celui qui, simple chef de bande au dĂ©part nâallait pas tarder Ă devenir un vĂ©ritable chef de guerre.
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Le 13 aoĂ»t 1415, le jeune roi Henri V alors ĂągĂ© de 25 ans est parvenu sur le trĂŽne dâAngleterre deux ans plus tĂŽt dĂ©barque avec 12 000 hommes Ă Chef-de-Caux au nord de lâestuaire de la Seine. Outre lâintention de faire valoir ses droits sur le duchĂ© de Normandie contre le roi de France Charles VI, le second souverain Lancastre, en relançant lâinterminable guerre de Cent ans, veut Ă©galement par cette chevauchĂ©e quâil espĂšre victorieuse assoir le prestige dâune dynastie parvenue au pouvoir dans des conditions contestables seize annĂ©es plus tĂŽt...
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Souvent dĂ©signĂ© comme «royaume ermite» par les EuropĂ©ens au XIXe siĂšcle, la CorĂ©e restait jusquâalors encore trĂšs largement mĂ©connue de ceux-ci.
Câest pourtant dĂšs le tournant des XVIe et XVIIe siĂšcles que les premiers contacts eurent lieu avec cet Ătat sur lequel rĂ©gnait la dynastie Joseon depuis 1392. -
Plus que tout autre artiste Michel-Ange de son vrai nom Michelangelo di Lodovico Buonarotti Simoni, a incarnĂ© le gĂ©nie artistique de la Renaissance, pĂ©riode au cours de laquelle les artistes voulurent sâextraire de leur condition de vulgaire travailleur manuel. Câest de son vivant que dĂ©bute le mythe michĂ©langesque avec son lot dâanecdotes plus ou moins inventĂ©es y compris par lâartiste florentin lui-mĂȘme qui contribuĂšrent Ă souligner la divine inspiration de sa production artistique de la PiĂ©ta du Vatican Ă la coupole de la nouvelle basilique Saint-Pierre et du David de Florence au Jugement dernier de la chapelle Sixtine.
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Devenue la plus puissante citĂ© grecque Ă lâissue des guerres MĂ©diques, AthĂšnes voit sa thalassocratie remise en cause par sa rivale Sparte. La premiĂšre guerre du PĂ©loponnĂšse qui Ă©clate en 431 av. J.-C. en sera la consĂ©quence. Câest Ă lâissue de ce premier affrontement sans vainqueur ni vaincu quâAlcibiade, jeune st brillant politicien athĂ©nien, propose en 415 av. J.-C. Ă sa citĂ© une intervention militaire en Sicile contre Syracuse. Son dĂ©nouement dĂ©sastreux deux annĂ©es plus tard sonnera le glas de lâempire athĂ©nien.
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Chaque mois, dans Histoire d'Europe, Thierry Piel, maître de conférence en histoire ancienne, dresse le portrait d’éminents personnages historiques dans une émission ponctuée d’une playlist d’époque ! Aujourd'hui, il revient sur Syracuse assiégé par les athéniens.
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AliĂ©nor dâAquitaine reste Ă ce jour une des femmes les plus cĂ©lĂšbres du Moyen Ăge occidental. HĂ©ritiĂšre du duchĂ© dâAquitaine, deux fois reine et mĂšre de trois rois, elle vĂ©cut quatre-vingts ans (1124-1204), durant lesquels elle parcourut le vaste monde, tel quâon lâentendait Ă cette Ă©poque. De Londres Ă JĂ©rusalem, en passant par Paris et Constantinople, AliĂ©nor dâAquitaine eut un destin tout Ă fait exceptionnel pour une femme en gĂ©nĂ©ral et une reine en particulier, en ces temps oĂč elles nâavaient que peu voix au chapitre pour tout ce qui concernait la chose publique.
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Cannes, 2 aoĂ»t 216 av. J.-C. Les lĂ©gions romaines subissent un des plus graves revers militaires de leur histoire. Point dâorgue dâun stupĂ©fiant blitzkieg initiĂ© par le gĂ©nĂ©ral carthaginois Hannibal, la bataille de Cannes sâinscrit dans un projet stratĂ©gique qui, sâil avait abouti, aurait pu rĂ©tablir pour un temps le rapport de force entre Rome et Carthage Ă lâavantage de la seconde. La suite des Ă©vĂšnements en dĂ©cida autrement.
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Lorsquâil succĂšde Ă son frĂšre Alexandre Ier, lâempereur Nicolas Ier se trouve Ă la tĂȘte dâune Russie fermement amarrĂ©e Ă une Europe que son frĂšre avait libĂ©rĂ© de lâemprise napolĂ©onienne. RĂ©solu Ă faire respecter lâordre monarchique et chrĂ©tien tel que dĂ©fini lors du congrĂšs de Vienne en 1815, le nouveau tsar fait valoir son droit dâingĂ©rence militaire Ă diverses occasions ainsi en 1849 lors du soulĂšvement des Hongrois contre lâempire autrichien. AurĂ©olĂ© de sa rĂ©putation de « gendarme de lâEurope », Nicolas Ier, contre lâavis de lâAngleterre et de la France, tente alors de prendre le contrĂŽle des dĂ©troits ce qui le conduira Ă mener en 1854-1855 la dĂ©sastreuse guerre de CrimĂ©e, rĂ©vĂ©latrice des faiblesses structurelles dâune Russie encore sous-dĂ©veloppĂ©e politiquement, Ă©conomiquement et socialement.
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Au sortir de la guerre de la Ligue dâAugsbourg sanctionnĂ©e par le traitĂ© de Ryswick les 20 et 21 septembre 1697 qui avait vu lâEurope tenir tĂȘte Ă lâexpansionnisme de Louis XIV, ce dernier essaya de rĂ©gler diplomatiquement la question de la succession de lâimmense empire espagnol créée par le dĂ©cĂšs sans hĂ©ritier de Charles II. Lâaccession au trĂŽne dâEspagne par testament en 1700 de Philippe dâAnjou, petit-fils de Louis XIV suivi du refus du Roi-Soleil dâobliger le nouveau roi dâEspagne Ă renoncer lui et ses descendants au trĂŽne de France sera Ă lâorigine dâun long et difficile conflit qui mettra fin Ă lâhĂ©gĂ©monie française en Europe.
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Chaque mois, dans Histoire d'Europe, Thierry Piel, maître de conférence en histoire ancienne, dresse le portrait d’éminents personnages historiques dans une émission ponctuée d’une playlist d’époque ! Aujourd'hui, il revient sur Arminius et l’embuscade du Teutobourg.