Avsnitt
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Dans cet épisode de Cicatrisées, la sage-femme Helena Rad revient sur ce qui se joue, souvent en silence, autour de la césarienne : le besoin d'une main pour rassurer au bloc, le choc du post-partum immédiat, et cette phrase qu'elle entend si souvent : "j'ai l'impression que mon corps m'a trahi, que je n'ai pas accouché".
Elle raconte comment une césarienne, même médicalement réussie, peut laisser des traces émotionnelles profondes, pourquoi le manque de contact humain pèse autant que l'acte chirurgical lui-même, et ce qu'il faudrait changer dans l'accompagnement des femmes et des couples avant, pendant et après le bloc.
Un échange sur la vulnérabilité, la récupération physique sous-estimée d'une grosse chirurgie, et l'urgence de faire évoluer les pratiques en écoutant vraiment les patientes.
🎙️ Épisode 5 - Mathilde 2/2, dans Cicatrisées.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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La semaine dernière, je vous faisais découvrir le récit de Mathilde, qui racontait son deuxième accouchement par césarienne. Une naissance vécue comme une réussite, après un premier accouchement par voie basse traumatisant. "J’ai été terrassée par la douleur. Ma psy m’a dit que je m’étais probablement dissociée." Quelques années plus tard, Mathilde décrivait cette deuxième naissance comme "l’un des moments les plus doux de ma vie".
Lors de notre interview, Mathilde était enceinte de huit mois. Elle a depuis donné naissance à une petite fille et nous a donné des nouvelles : "J’ai testé la césarienne code rouge !"
Dans cet épisode bonus, elle raconte comment, sur un quiproquo, elle a évité l’anesthésie générale au dernier moment et revient sur ses sensations : "On a mis 24 heures à redescendre de la peur et de l’adrénaline avec mon mari. On a beaucoup reparlé de cette naissance, ça a joué pour digérer ce qu’il s’était passé. Je mesure la chance que j’ai de ne pas avoir été endormie pour ce moment-là. Ça n’aurait vraiment pas été vécu de la même façon. Là, ce n’est pas un traumatisme. Ça aurait pu l’être, clairement."
🎙️ Épisode 4 - Mathilde 2/2, dans Cicatrisées.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Saknas det avsnitt?
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Mathilde est pédiatre. Elle travaille dans un hôpital, structure dans laquelle elle a accouché par césarienne de sa fille, entourée de son équipe. Traumatisée par la naissance physiologique de son premier enfant "j'ai été terrassée par la douleur, ma psychologue m'a expliqué plus tard que je m'étais probablement dissociée tellement c'était insupportable", Mathilde était pourtant prête à retenter l'accouchement physiologique pour son second enfant. Sauf qu'une fois le terme dépassé, la médecin a du se rendre à l'évidence : rien ne se passait. "C'est là que j'ai commencé à lire des récits de déclenchements et de césarienne sur les derniers jours de la grossesse, je me suis dit que ce bébé avait peut-être besoin de ça, qu'on ferait ce qu'il faudra. Et j'ai lâché prise sur l'objectif d'accouchement physiologique."
Un début d'accouchement sous contrôle mais qui avance peu. Mathilde se rend à l'évidence et se prépare pour le bloc. "J'avais demandé un clampage tardif du cordon, un peau à peau tout de suite ... des petites choses qui ont fait que j'avais l'impression de garder la main. L'équipe a dit oui à tout." Une césarienne qui a réussi à effacer les souffrances de l'accouchement physiologique, avec une patiente préparée, qui a pu prioriser ce qui était important pour elle dans cet accouchement.
"Une fois qu'elle est née, plus rien ne comptait : le bloc, la lumière, l'urgence... le fait de l'avoir contre moi, en peau à peau, pendant toute la durée de la césarienne... ça a tout effacé. J'ai le souvenir de m'être dit : je suis dans un bloc, le ventre ouvert mais ce moment, c'est un des moments les plus doux de ma vie. Ce peau à peau, ça m'a donné l'impression de reprendre le contrôle là dessus."
A l'heure de l'enregistrement, Mathilde était enceinte de 8 mois. Nous donnerons de ses nouvelles dans un prochain épisode.
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Claire approche la quarantaine. Après plusieurs fausses couches, elle peine à croire que cette nouvelle grossesse ira jusqu'à son terme. Alors, malgré les semaines qui passent, elle reste sur ses gardes.
Dans son ventre, son fils Scott, n'étant pas pressé de pointer le bout de son nez, on lui propose un déclenchement qu'elle accepte. C'est à partir de ce moment-là que Claire a le sentiment de perdre le contrôle de son accouchement.
Vomissements, douleurs intenses, péridurale qui ne fait effet qu'à moitié : elle est submergée par ce qu'elle vit. Après de longues heures de travail, et alors qu'elle n'avait jamais envisagé la césarienne finit par partir au bloc.
"J'étais dans le rejet total. Je n'en voulais pas."
La naissance de son fils se déroule finalement par césarienne, avec l'aide d'instruments médicaux. Un souvenir qui restera profondément ancré dans sa mémoire "On est allongé sur une table, les poignets attachés, on est entravé."
Car Claire rêvait d'un accouchement physiologique, au plus près de ce qu'elle imaginait être la naissance idéale.
Cinq ans plus tard, un constat s'impose : elle n'a jamais regardé sa cicatrice.
Et une question se pose à elle : doit elle se "confesser" à son fils, comme lui présenter des excuses pour avoir abimé son arrivée dans ce monde.
C'est cette histoire que Claire raconte dans le deuxième épisode de Cicatrisées, un podcast consacré aux récits de césariennes.
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Chloé passe une grossesse de rêve. Elle vit en Norvège avec son mari où ils attendent sereinement l'arrivée de leur premier enfant. Jusqu'au début de la 36e semaine, où les mouvements du bébé se font plus rares. Puis cessent.
Chloé et son mari partent à la maternité, où elle subit une césarienne en urgence. Entièrement endormie, elle n'assiste pas à la naissance de sa fille. "Il y a eu un avant et un après-césarienne. Mon esprit est resté à la maternité, il attendait de donner naissance à mon bébé."
La jeune femme a beau rentrer chez elle avec son enfant, son cerveau ne fait pas le lien avec le bébé face à elle. "J'ai eu beaucoup de mal à me sentir maman, à me trouver. J'étais tout le temps en train de m'accrocher à cet accouchement que je n'ai pas eu. Ça m'a fait des nœuds dans le cerveau."
Six mois plus tard, elle rentre en France et consulte sa sage-femme, qui lui propose un accouchement sophrologique. 45 minutes qui vont tout changer. Pour la première fois, Chloé va pouvoir vivre cette naissance qui lui a échappé et écrire le chapitre manquant de son histoire. "L'accouchement sophrologique m'a permis d'associer de la joie et de la paix à tout ce qui s'est passé. J'ai accouché deux fois : une fois physiquement et une fois psychologiquement, six mois après."
C'est cette histoire que Chloé raconte dans le premier épisode de Cicatrisées, un podcast consacré aux récits de césariennes.
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