Avsnitt

  • REDIFFUSION

    La vapeur d'eau contribue à 60 % à l'effet de serre, et même à 90 % si on y intègre celle qui est produite naturellement. Mais il s'agit, pour l'essentiel, d'un effet de serre naturel, produit par la vapeur d'eau contenue dans les nuages. C'est lui qui absorbe une partie du rayonnement solaire.

    Sans cette protection, la température moyenne de la Terre s'abaisserait à près de -20°C. C'est donc l'excès de gaz à effet de serre émis par l'homme qui entraîne le réchauffement climatique dont nous commençons à subir les effets.

    La vapeur d'eau produite par l'homme, dans les centrales nucléaires notamment, qui en rejettent, ou par le biais de l'irrigation des cultures, est donc bien un gaz à effet de serre, mais celui-ci participe de façon négligeable à ce processus de réchauffement.

    Et pourtant, la vapeur d'eau est bel et bien le gaz à effet de serre le plus présent dans l'atmosphère. En effet, sa concentration est de 10 à 100 fois supérieure à celle du CO2.

    Même si la vapeur d'eau contribue surtout à la protection de notre planète, certains pensent cependant qu'elle participe plus qu'on ne croit au réchauffement climatique.
    Pourtant, la vapeur d'eau se dissipe très vite, alors qu'un gaz à effet de serre comme le dioxyde de carbone peur rester dans l'atmosphère près d'un siècle.

    De son côté, la vapeur d'eau y reste d'autant moins longtemps que, sous l'effet de la condensation, elle se transforme en pluie ou se dépose, sous forme de rosée, sur le sol. Ceci étant, la concentration de vapeur d'eau dans l'air dépend aussi de sa température.

    Par ailleurs, elle n'est pas directement à l'origine du réchauffement du climat. Le CO2, par exemple, l'est bien davantage. Ce gaz, avec d'autres, accroissant l'effet de serre, il entraîne l'élévation des températures qui, à son tour, provoque une plus grande concentration de vapeur d'eau.

    En absorbant le rayonnement infrarouge, celle-ci contribue alors au réchauffement climatique. Mais elle le fait de manière indirecte, sans être à l'origine du processus.
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  • REDIFFUSION

    Après les avoir lavés, vous pouvez placer serviettes et chemises dans un sèche-linge ou les étendre au soleil, dans le jardin. Le résultat ne sera pas le même. Le linge séché en plein air se sera imprégné d'une odeur plus agréable que celui sorti de l'appareil de séchage. Il s'en dégagera en effet une senteur fraîche très plaisante.

    Des chercheurs danois ont voulu savoir pourquoi un tel parfum s'exhalait du linge séché au soleil. Pour cela, ils ont lavé trois serviettes, dans une eau très pure. Chacune d'entre elles a ensuite été suspendue sur une corde située dans un endroit différent : un lieu ensoleillé, une pièce sombre et un balcon à l'ombre.

    Puis les serviettes ont été placées dans des sacs en plastique durant un temps suffisant pour que les composés organiques se libèrent.

    L'analyse de l'air contenu dans les sacs, menée au moyen d'une technique spécifique, a d'abord permis de séparer ces composés, puis de les étudier séparément.

    Les chercheurs ont remarqué que les serviettes séchées au soleil s'étaient imprégnées d'un plus grand nombre de composés organiques. Ils pensent que certains d'entre eux pourraient être produits au contact de l'ozone de l'air. Ce gaz réagirait en effet avec le linge humide pour l'imprégner de ces substances odorantes.

    Certaines, d'ailleurs, sont utilisées dans la fabrication de parfums ou l'industrie alimentaire. L'ozone aurait une autre vertu : il détruirait les bactéries responsables des odeurs désagréables qui peuvent émaner du linge séché dans un espace confiné.

    Quand le linge sèche dans le jardin, les arômes des plantes et des fleurs odorantes s'imprègnent également dans le tissu, dont les fibres parviennent à capter ces parfums. Ceci étant, le mécanisme exact qui préside à ces réactions n'est pas encore connu avec précision.

    Si une chemise ou un pantalon blancs, séchés en extérieur, sentent bon, ils ont aussi tendance à retrouver leur éclat. Du moins si le soleil est au rendez-vous.

    Mais ne faites pas sécher trop longtemps au soleil des vêtements colorés. En effet, ses rayons pourraient finir par les décolorer.
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  • REDIFFUSION

    La Lune continue de susciter l'intérêt des agences spatiales. Le programme Artémis, mis au point par la NASA, a prévu d'y faire à nouveau marcher des astronautes dès l'année prochaine.

    Mais ces missions lunaires ne seront un véritable succès que si elles sont le fruit d'une coopération entre les diverses agences spatiales. Or, elle suppose certains arrangements, comme, par exemple, un accord sur une heure commune.

    En effet, on peut se demander sur quelle heure les astronautes, une fois sur la Lune, devront régler leurs montres. Première solution : on pourrait, comme sur la Terre, tenir compte de la durée du jour pour définir les heures.

    Mais, sur notre satellite, le Soleil brille durant 14 jours. Un temps bien long pour des astronautes habitués à un rythme de 24 heures.

    Pour évaluer l'heure une fois sur la Lune, une référence plus commode serait le temps universel coordonné, ou UTC en anglais. En effet, il s'agit là d'un temps stable, sans rapport avec la rotation de la Terre sur elle-même.

    Et ce temps est d'autant plus fiable qu'il est contrôlé par des horloges astronomiques, dont on connaît la précision. Ce serait un parfait instrument si l'ensemble de notre monde était toujours régi par les lois de Newton.

    Or, depuis les lois d'Einstein sur la relativité restreinte, puis la relativité générale, une variable aussi capitale que le temps leur échappe en partie. Désormais, le temps n'est plus absolu, mais relatif.

    De fait, le temps diffère en fonction de la vitesse de celui qui le mesure, mais aussi de la proximité d'une masse, comme une planète par exemple, intervenant dans la gravitation.

    Or, la masse gravitationnelle de la Terre étant très différente de celle de la Lune, les heures indiquées par deux horloges installées sur l'une et l'autre ne tarderaient pas à se décaler.

    En effet, l'horloge présente sur la Lune gagnerait plus de 55 microsecondes toutes les 24 heures. C'est peu, à première vue, mais suffisant pour compromettre des missions qui doivent être réglées avec une très grande précision.
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  • REDIFFUSION

    Des cosmonautes russes de la Station spatiale internationale (ISS) viennent d'avoir un curieux échange avec la Terre. Ils effectuaient une sortie, pour installer un radiateur à l'extérieur de la station, quand ils ont reçu un étonnant message dans leurs écouteurs.

    Ce n'était pas un ingénieur de la NASA qui leur parlait...mais un chauffeur de taxi argentin ! Et c'est ainsi que des astronautes à des centaines de kilomètres de notre planète se sont vus demander la confirmation d'une adresse à Buenos Aires. Un journaliste argentin, assistant à la retransmission de la sortie, s'en est aussitôt aperçu.

    Pour bref qu'il ait été, puisqu'il n'a pas duré plus de trois secondes, le message avait de quoi surprendre ses auditeurs. Mais comment une telle erreur a-t-elle pu se produire ?

    Si les cosmonautes de la Station spatiale internationale ont pu recevoir cet étrange message, c'est pour une raison simple. Pour communiquer avec la Terre, en effet, ils utilisent, une fois par mois, une bande de fréquence UHT (ultra haute fréquence).

    Or, il se trouve que les chauffeurs de taxi de Buenos Aires utilisent la même. Le partage de cette bande de fréquence par des cosmonautes et un chauffeur de taxi a été facilité, dans ce cas, par le survol de l'Argentine par l'ISS.

    Par ailleurs, lors des sorties des astronautes, les communications avec le sol sont assurées par de simples transmissions radio, dans lesquelles il est facile de s'immiscer, si l'on peut dire.

    De telles interférences sont cependant très rares. Et, selon les spécialistes, elles ne mettraient pas les cosmonautes en danger. Si même elles les empêchaient d'établir un contact avec la NASA, ils interrompraient la sortie, et appliqueraient les consignes prévues en ce cas, jusqu'à la reprise de la communication.

    Par ailleurs, rien de confidentiel n'étant dévoilé lors de ces sorties, aucun secret ne risque d'être divulgué. En revanche, certaines conversations plus sensibles passent par une bande de fréquence sécurisée, sur laquelle les messages échangés sont codés. Aucun chauffeur de taxi, fût-il argentin, ne pourrait donc s'y inviter !
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  • REDIFFUSION

    La radioactivité est avant tout un phénomène naturel. Ainsi de nombreux aliments sont radioactifs, sans que cela représente un danger pour notre santé.

    Cette radioactivité est associée à certains atomes instables. Le noyau d'un atome stable contient le même nombre de protons et de neutrons. Ce n'est pas le cas du noyau d'un atome instable, où ces particules sont trop nombreuses.

    Le noyau se débarrasse alors de protons ou de neutrons en surnombre, afin de préserver la stabilité de l'atome. Et cette éjection s'accompagne d'un rayonnement spécifique. C'est ce processus qu'on nomme "radioactivité".

    Elle peut être également d'origine artificielle, comme dans le cas de l'imagerie médicale.

    Phénomène naturel, la radioactivité est donc présente dans le monde qui nous environne, et même en nous. Il est donc normal que certains aliments, comme la banane, soient radioactifs.

    Elle le doit à la présence d'un isotope du potassium 40, c'est-à-dire d'un atome comprenant le même nombre d'électrons et de protons, mais un nombre différent de neutrons.

    Si vous transportez des bananes dans votre sac, et que vous passez au contrôle de certains aéroports, l'appareil équipant le portique de sécurité peut sonner. Mais cela ne veut pas dire que vous soyez en danger.

    En effet, les substances radioactives présentes dans ce fruit sont en quantités très minimes. De fait, elles représentent moins de 0,020 % de la banane. En outre, la radioactivité, dans ce cas, se manifeste par des rayonnements que leur nature et leur intensité rendent inoffensifs.

    De tels rayonnements naturels, dont notre corps s'accommode très bien, n'ont pas une énergie suffisante pour modifier la structure des atomes qui composent notre organisme. Ils ne sont pas "ionisants", comme disent les spécialistes. Nous pouvons donc consommer des aliments radioactifs sans aucune crainte.

    Car il en existe bien d'autres que la banane. On peut citer, par exemple, les épinards, le lait, les fruits de mer ou encore les champignons. D'autres aliments, comme les haricots rouges ou les pommes de terre sont même un peu plus radioactifs, tout en restant inoffensifs pour le consommateur.
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  • On sait que les jeunes enfants sont capables d'apprendre très vite ce qui deviendra leur langue maternelle. Du fait de la plasticité du cerveau, ils peuvent même apprendre plusieurs langues sans jamais risquer de les confondre.

    Mais cette acquisition est-elle définitive ? Peut-on considérer que, comme le vélo ou la nage, une langue apprise dans l'enfance ne s'oublie pas ? En fait, tout dépend de l'âge du locuteur.

    En effet, un enfant suivant sa famille dans un autre pays et en adoptant la langue, peut parfois oublier celle qu'il a d'abord apprise. On parle même d'"attrition" pour désigner cette forme d'oubli linguistique.

    Les spécialistes l'expliquent par la souplesse d'un cerveau dont les connexions neuronales sont plus susceptibles de se modifier que celles du cerveau d'un adulte.

    Ce phénomène d'oubli de sa langue maternelle est moins fréquent chez un adulte. Mais il n'est pas impossible. En effet, il peut se produire si une personne apprend une autre langue à l'adolescence, ou même plus tard, et est ensuite privée de toute relation avec son pays d'origine et de tout contact avec des gens parlant sa langue.

    Selon les spécialistes, l'attrition peut aussi résulter d'une épreuve pénible. Dans ce cas, la langue natale est associée à ce traumatisme. On cite ainsi le cas de personnes ayant vécu la Shoah, et dont le rapport à la langue maternelle a, du fait des souffrances endurées, radicalement changé.

    Ainsi, de nombreux juifs déportés dans des camps de concentration et émigrés en Israël ou aux États-Unis, après la guerre, ont bel et bien oublié l'allemand, qui était pourtant leur langue natale.

    Un cas emblématique, à cet égard, est celui d'Aharon Appelfeld, un écrivain dont l'œuvre est renommée dans le monde entier. Or, à la fin des années 1950, alors qu'il a près de 30 ans, il décide d'apprendre l'hébreu, qui devient, selon ses propres termes, sa "langue maternelle adoptive".

    Il est vrai qu'il s'agit là plus d'une démarche volontaire que d'un oubli spontané. Il illustre cependant le lien entre la langue, fût-elle maternelle, et les aléas de la vie.
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  • Proportionnellement à sa taille, l'homme a le cerveau le plus volumineux parmi les mammifères. Ainsi, le cerveau du chimpanzé ne pèse que 400 grammes, contre 1,3 kilo, en moyenne, pour celui de l'homme. Son encéphale est donc trois plus plus petit que celui d'un humain.

    Comment expliquer une telle différence ? Certaines raisons tiennent d'abord à l'histoire même de l'homme. Selon la première explication, nos ancêtres vivant dans des zones découvertes, comme les savanes, ont dû se redresser progressivement et mettre au point des techniques de chasse et de surveillance adaptées à cet environnement particulier.

    Leur succès dépendait de l'acquisition de nouvelles connaissances et d'un développement continu de la coopération entre les membres de la communauté. Autant d'impératifs qui supposaient une croissance progressive du cerveau.

    Ainsi, les aptitudes mises en œuvre pour assurer la survie du groupe, dans des conditions données, et notamment le développement d'une véritable socialisation, auraient permis un développement continu du cerveau.

    Mais d'autres éléments sont entrés en ligne de compte, et notamment des facteurs génétiques. Pour les scientifiques, en effet, le volume spécifique du cerveau humain serait dû à des mutations génétiques.

    Pour en arriver à ces conclusions, des chercheurs ont étudié le génome humain afin de repérer les modifications qui ont pu se produire depuis la séparation de notre lignée d'avec celle des grands singes, à laquelle appartiennent les chimpanzés.

    Leur attention a alors été attirée par une cinquantaine de sections d'ADN. Si elles n'avaient pas bougé chez le chimpanzé, avec lequel nous partageons l'essentiel de notre patrimoine génétique, elles avaient subi d'importants changements chez l'homme.

    Or, certains de ces segments d'ADN, baptisés "human accelerated regions" (HAR) portent bien leur nom. En effet, ils sont impliqués, au stade embryonnaire, dans le développement rapide du cerveau humain. Or, ces portions de gènes, les chimpanzés ne les possèdent pas.

    Autrement dit, le volume impressionnant du cerveau humain serait dû, au moins en partie, à d'heureuses mutations génétiques. Elles auraient tout aussi bien pu ne pas se produire et sont donc, d'une certaine manière, le fruit du hasard.

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  • La conquête spatiale est en train de franchir une nouvelle étape. Il ne s'agit plus seulement d'explorer les planètes du système solaire, mais de s'y installer. En effet, une base lunaire permanente devrait pouvoir accueillir ses premiers occupants vers 2030.

    L'exploration de Mars viendra ensuite, avec, peut-être, la fondation d'un avant-poste sur la planète rouge. Si l'homme s'implante durablement sur ces planètes, il ne pourra faire venir de la Terre tout ce dont il aura besoin.

    Il devra trouver sur place une partie de ce qui lui sera nécessaire. Et, pour cela, créer un véritable écosystème sur la Lune et sur Mars. Des animaux, présents sur place, pourraient jouer un rôle essentiel à son développement.

    En effet, si l'homme parvenait à introduire et à faire vivre des animaux sur ces planètes, ils lui seraient d'un grand secours. Ils représenteraient une source appréciable de nourriture et, par le biais de la pollinisation, rendraient possible une production locale de fruits.

    On pourrait même utiliser certains de ces animaux à la culture de plantes ou à l'élimination des déchets. Mais le problème est de trouver des animaux capables de résister aux conditions existant sur la Lune et Mars.

    Dans les futures colonies installées sur ces planètes, il sera sans doute possible de s'adapter aux températures et à la pression atmosphériques, bien plus basses que sur Terre.

    Mais l'adaptation à la gravité, beaucoup plus faible, elle aussi, est plus difficile. En fait, cette gravité, qui peut gêner le développement d'animaux emmenés sur Mars ou la Lune, est impossible à modifier.

    De petits animaux, comme les souris, s'y adapteraient mieux. Quant aux poissons, ils ne seraient pas affectés par la gravité. Les scientifiques pensent aussi aux insectes ou aux crustacés.

    En effet, ils n'ont pas besoin de grands espaces. On pourrait donc facilement les élever dans les futures bases, sans doute peu étendues. Et ces animaux n'en représenteraient pas moins d'abondantes réserves de nourriture. Même les insectes, dont certains, comme les grillons, fourniraient des quantités notables de protéines.
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  • On le sait, les effets du réchauffement climatique se font de plus en plus sentir. Par ailleurs, l'urbanisation croissante, la surexploitation des ressources ou l'utilisation massive d'engrais et de pesticides font reculer la biodiversité.

    Autant de phénomènes qui peuvent influer, à terme, sur le comportement et l'existence même de nombreux animaux. Les insectes, et notamment les papillons, sont concernés au premier chef par une telle évolution.

    Sous l'effet des températures plus élevées et de l'activité humaine, le nombre de papillons européens appartenant à 450 espèces aurait en effet régressé de plus de 1,5 % par an depuis le début des années 1980. Ils ont aussi tendance à se déplacer vers le Nord et à gagner des zones plus élevées.

    Si le réchauffement climatique devait s'accentuer, dans les années à venir, de nombreuses espèces de papillons seraient même menacées d'extinction.

    Si le réchauffement climatique est néfaste pour les papillons et tend à modifier leurs zones d'implantation, il change aussi leur apparence.

    Des chercheurs ont en effet remarqué que les motifs ornant les ailes des papillons, que les spécialistes appellent des "ocelles", pouvaient changer en fonction des températures. Pour arriver à cette conclusion, ils ont observé les chrysalides de certains papillons, un état du développement de l'insecte correspondant à un stade intermédiaire entre la chenille et le papillon lui-même.

    Ils ont alors constaté que les ailes des papillons issus de chrysalides s'étant développées à une température moyenne de 11°C comportaient six motifs en moyenne. Soumises à une température moyenne de 15°C, les chrysalides donnaient naissance à des papillons dont les ailes ne comptaient plus que trois taches.

    Pour les spécialistes, cette variation du nombre d'ocelles, sur les ailes des papillons, témoignerait de leur capacité à s'adapter aux variations de températures. Moins nombreux et répartis différemment, ces motifs leur permettraient de mieux se dissimuler, aux yeux de leurs prédateurs, dans une végétation plus sèche.

    Il convient de rappeler, par ailleurs, que les papillons aux ailes claires résistent mieux aux températures plus élevées.
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  • De l'industrie à la santé, en passant par le transport ou le commerce, l'intelligence artificielle est utilisée dans des domaines toujours plus nombreux. Mais sa mise en œuvre n'est pas sans poser certaines difficultés.

    L'un de ces problèmes récurrents est la consommation d'énergie nécessitée par l'utilisation de l'IA. Elle est d'ores et déjà considérable et ne peut qu'augmenter dans les années à venir.

    En effet, selon une récente étude, les dispositifs d'IA pourraient consommer de 85 à 134 térawattheures (Twh) à l'horizon 2027. Soit autant que certains pays.

    Pour répondre à ces besoins énergétiques croissants, l'utilisation d'énergies fossiles, comme le gaz, le pétrole ou le charbon, ne serait pas très opportune. En effet, elle se traduirait par une forte émission de gaz à effet de serre.

    C'est pourquoi il semble urgent de trouver une autre solution. Qui passe, selon Sam Altman, le cofondateur, avec Elon Musk, de la société OpenAI, par ce qu'il appelle une "percée énergétique".

    Autrement dit l'existence d'une source d'énergie efficace et sans danger pour la planète, qui soit en mesure de satisfaire les besoins énergétiques plus importants que prévu de l'IA. Dans l'esprit de Sam Altman, il pourrait s'agir de l'énergie solaire, mais elle est encore très coûteuse.

    Il place donc ses espoirs dans la fusion nucléaire, un processus dans lequel deux noyaux d'atomes légers s'unissent pour en former un plus lourd. Cette fusion se traduit par une très puissante libération d'énergie.

    Un contrat a d'ores et déjà été conclu entre une entreprise informatique américaine et Helion Energy, un groupe spécialisé dans le développement de la fusion nucléaire. De fait, l'énergie dont elle a besoin devrait lui être fournie, à l'horizon 2028, par une centrale fonctionnant avec ce procédé.

    Or, Sam Altman a investi d'importants capitaux dans Helion Energy. Ce qui montre le crédit qu'il porte à la fusion nucléaire. C'est en effet une technique propre et sécurisée, capable de produire des quantités illimitées d'énergie. De quoi couvrir les besoins de l'IA sans augmenter une empreinte carbone déjà notable.
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  • Pour écouter La folle épopée:

    Apple Podcasts:
    https://podcasts.apple.com/fr/podcast/la-folle-%C3%A9pop%C3%A9e/id1727649957

    Spotify:
    https://open.spotify.com/show/74el11FIusukqlTkEMPstj

    Deezer:
    https://deezer.com/show/1000659242
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  • L'un des problèmes rencontrés par les utilisateurs de téléphones ou d'ordinateurs portables est le rechargement de la batterie. Son autonomie n'étant jamais très longue, il faut toujours avoir un chargeur avec soi, en espérant qu'on pourra le brancher.

    C'est dire à quel point la récente annonce d'une entreprise chinoise pourrait changer la donne dans ce domaine. En effet, elle indique avoir mis au point une batterie dont l'autonomie atteindrait pas moins de 50 ans !

    Autant dire qu'on ne devrait plus recharger son téléphone qu'une ou deux fois dans sa vie ! À quoi ressemble cette batterie miraculeuse ?

    Elle surprend d'abord par sa taille. De fait, elle serait plus petite qu'une pièce de monnaie. Second point à retenir : son mode de fonctionnement. En effet, il s'agit d'une batterie à énergie atomique. Une technique déjà utilisée pour les sous-marins, mais miniaturisée par les ingénieurs.

    L'électricité alimentant la batterie provient de l'énergie libérée par la désintégration d'isotopes, comme le Nickel-63, l'un des isotopes du nickel. Rappelons qu'un isotope est un atome qui diffère des autres atomes d'un même élément par le nombre de neutrons.

    La première batterie mise au point par la startup chinoise a une puissance de 100 microwatts. D'ici à 2025, elle pourrait produire des batteries d'un watt. Une fois opérationnelles, elles n'alimenteraient pas seulement les smartphones ou les tablettes.

    Elles pourraient équiper bien d'autres appareils, dans des secteurs aussi variés que la médecine, l'aérospatiale ou la défense. Et, compte tenu de la petite taille de ces batteries, on pourrait même les associer pour produire plus d'énergie.

    Mais l'énergie nucléaire utilisée est-elle sans risques ? L'entreprise se veut rassurante sur ce point. En fonctionnant, ces batteries n'émettraient aucun rayonnement nocif. On pourrait donc les employer sans danger pour alimenter des dispositifs médicaux, comme des stimulateurs cardiaques par exemple.

    Par ailleurs, ces batteries continuent à fonctionner même si elles sont exposées à des températures extrêmes. Et elles ne risquent pas d'exploser ou de prendre feu. Enfin, les concepteurs de ce dispositif innovant affirment qu'il ne présente aucun danger pour l'environnement.
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  • Si certaines affirmations ont toutes les chances de passer à la postérité, c'est qu'elles frappent par leur singularité. C'est bien le cas de l'assertion, souvent entendue, selon laquelle l'homme partagerait la moitié de ses gènes avec les bananes.

    Certains scientifiques en ont fait état après le décodage, en 2012, du génome complet de la banane. Un résultat acquis au terme de longs travaux.

    En théorie, il est vrai, l'idée n'a rien d'absurde. En effet, d'après les spécialistes, l'être humain et les plantes auraient un ancêtre commun, qui aurait vécu voilà environ 1,5 milliard d'années.

    Il est donc normal que nous partagions certains gènes avec les bananes, mais aussi avec d'autres plantes.

    Mais de là à penser que nous avons 50 % de notre patrimoine génétique en commun avec la banane, il y a un pas que beaucoup d'abstiennent de franchir.

    Il faut d'abord rappeler, en effet, que le génome de la banane est 6 fois plus petit que celui que l'homme. Ce qui rend déjà difficile un partage de la moitié de nos gènes avec les bananes.

    Ensuite, il faut savoir de quels gènes on parle. Ceux que nous partagerions avec les bananes, à hauteur de 50 %, sont les gènes codants. Autrement dit ceux qui contiennent l'information nécessaire à la fabrication d'une protéine.

    L'homme possède environ 20.000 gènes codants et la banane 36.000. Mais ces gènes codants ne représentent que de 2 à 5 % de l'ADN total. Nous aurions donc, en commun avec les bananes, une toute petite partie de nos gènes et, selon les estimations des spécialistes, environ 1 % de notre ADN total.

    L'affirmation selon laquelle nous partagerions 50 % de nos gènes avec les bananes vient sans doute des récentes recherches menées par des scientifiques américains. En effet, ils ont identifié, non pas des gènes codants identiques, entre l'homme et la banane, mais des gènes homologues, à hauteur de 60 %.

    Il s'agit donc de gènes (représentant eux-mêmes une très faible proportion de l'ADN) qui contiennent des informations comparables, mais non pas identiques, relatives aux protéines qu'ils permettent de fabriquer.

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  • Le concept d'entropie, défini, en 1865, par le physicien prussien Rudolf Clausius, désigne, d'après le mot grec dont il est tiré, l'"action de se retourner", au sens d'une transformation.

    Ce concept est défini dans la deuxième loi de la thermodynamique. Là encore, l'étymologie nous renseigne sur le sens de ce terme : tiré de deux mots grecs, qui signifient "chaleur" et "dynamique", il désigne donc une science traitant du mouvement de la chaleur.

    L'entropie postule donc que, dans un système isolé, l'énergie a tendance à se disperser. Cette dispersion de l'énergie tend alors à créer davantage de désordre. Et plus le temps passe, plus ce désordre augmente.

    L'entropie est présente dans notre vie de tous les jours. Ainsi, le glaçon plongé dans un verre d'eau va finir par fondre. La glace est passée d'un état solide à un état liquide plus désordonné.

    On peut aussi parler d'entropie dans le cas d'une tasse de café brûlant posée sur la table de la cuisine. Avec le temps, elle va refroidir. Autrement dit, la chaleur s'échappe de la tasse, si l'on peut dire, et se diffuse dans la pièce. Ce transfert de chaleur entraîne une répartition plus désordonnée de l'énergie.

    Mais ce concept fondamental s'applique aussi à l'évolution de l'univers. Selon les scientifiques, en effet, notre univers est en expansion. Plus il augmente de volume, plus les atomes de matière qui le remplissent en partie ont d'espace pour se propager.

    Les combinaisons offertes, à cet égard, sont plus nombreuses et la distribution de ces molécules est donc plus aléatoire. L'univers progresserait donc vers un désordre croissant.

    À terme, il pourrait arriver à un état de "mort thermique". Elle désigne une situation où toutes les températures s'égaliseraient, en quelque sorte, et où l'énergie ne pourrait plus circuler. L'univers aurait alors atteint un état d'entropie maximale.

    Tout transfert d'énergie cesserait, ce qui ne veut pas dire que la matière disparaîtrait aussitôt. Ce n'est là, bien sûr, que l'un des destins que les scientifiques ont prévus pour l'univers.
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  • Les scientifiques s'intéressent à tout, même à la nature de la relation qu'entretiennent deux personnes amoureuses. Plus précisément, ils se demandent comment le cerveau réagit durant le temps de cette relation et au moment de sa rupture.

    Pour mener leur étude, ils se sont penchés sur le cas ces campagnols des prairies. En Effet, ces petits rongeurs font partie des rares mammifères à vivre, avec un seul partenaire, une relation durable. Et ils semblent stressés quand on les éloigne l'un de l'autre.

    En bref, ces animaux monogames ont des points communs avec les hommes. Ils ont donc été équipés de dispositifs spécifiques, permettant de suivre en temps réel les réactions de leur cerveau.

    Les scientifiques ont alors constaté que les retrouvailles d'un campagnol avec son partenaire entraînaient la libération assez massive de deux hormones. L'ocytocine d'abord, la fameuse "hormone de l'amour".

    La dopamine ensuite, baptisée, elle, l'"hormone du plaisir". Là encore, la dopamine affluait dans le cerveau de ces animaux dès qu'ils avaient l'occasion de se retrouver. Même si l'on doit rester prudent en transposant une telle situation à l'homme, il se pourrait se passer à peu près la même chose chez l'être humain.

    Même constat, d'ailleurs, en cas de rupture. En effet, quand on sépare assez longtemps deux campagnols épris l'un de l'autre et qu'on organise leurs retrouvailles, que se passe-t-il ?

    On pourrait dire que, dans ce cas, ils se comportent avec une certaine indifférence. En effet, on n'observe aucune libération supplémentaire de dopamine. Comme si le cerveau faisait entrer ces animaux dans une période de "sevrage", qui leur permet, au bout d'un certain temps, de se remettre plus facilement d'une rupture.

    En irait-il de même pour le cerveau humain ? Il est encore trop tôt pour le dire, car des recherches plus approfondies sont nécessaires. Si ce fonctionnement cérébral était confirmé, il permettrait de mieux comprendre comment nous gérons une épreuve aussi pénible qu'une rupture amoureuse.

    Et comment un blocage insuffisant de la dopamine pourrait empêcher certains de faire aussi facilement leur deuil.
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    Il existe différents moyens pour identifier une personne : on peut prendre ses empreintes digitales ou essayer, par des procédés spécifiques, de reconnaître son visage ou même les particularités de l'iris, cette partie de l'œil utilisée pour la reconnaissance oculaire.

    Mais on pourra peut-être bientôt en ajouter un autre : la reconnaissance par le souffle. Travaillant sur les particularités de l'expiration, des chercheurs indiens ont fait souffler une centaine de personnes dans une sorte de ballon, rempli d'appareils destinés à mesurer les spécificités de leur expiration. Les données recueillies devaient être analysées par un dispositif d'intelligence artificielle.

    Ces scientifiques ne cherchaient pas vraiment à mettre au point un nouveau procédé d'identification, mais à mettre en évidence, à partir du souffle, d'éventuels problèmes respiratoires.

    Mais, en examinant de plus près les résultats de cette expérience, ils se sont aperçus que, dans la quasi totalité des cas, le souffle de chaque personne avait en quelque sorte une "signature" spécifique. Les vibrations et l'intensité propres qui la composent en font un phénomène physique unique.

    Et l'application pratique d'une telle particularité physique a été bien vite trouvée. Pourquoi ne pas utiliser son souffle pour déverrouiller nos téléphones portables ? Dans la même logique, l'expiration pourrait aussi servir de mode d'authentification.

    En effet, les futurs smartphones pourraient être équipés de dispositifs capables de reconnaître la sonorité et l'intensité particulières de l'air émis par le propriétaire de l'appareil.

    Une sécurité supplémentaire, qu'il est d'ailleurs plus sage d'associer à des systèmes plus classiques, impliquant par exemple l'usage d'un mot de passe et d'une clef d'authentification.

    On n'en est pour l'instant qu'à la phase d'expérimentation. De nouvelles recherches doivent être entreprises pour mettre au point un éventuel procédé de déverrouillage utilisant le souffle.

    S'il devait voir le jour, il comporterait un avantage sur les autres techniques. En effet, le souffle d'un utilisateur ne peut ouvrir son téléphone que s'il est capable de l'émettre. Autrement dit s'il est vivant.

    Voilà une (maigre) consolation pour vous : si vous êtes mort, personne ne pourra déverrouiller votre smartphone.
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  • Depuis des décennies, les hommes guettent le moindre signe qui pourrait émaner d'une éventuelle civilisation extraterrestre. Jusque là, ils n'ont rien décelé de probant.

    Cette quête serait sans doute plus simple si l'on savait où chercher. On pourrait alors circonscrire les recherches à des zones plus précises. C'est que permettront peut-être les travaux poursuivis par deux chercheurs américains.

    Dans un article récent, ils donnent à leurs collègues un indice, qui permettrait de retenir ou d'exclure telle ou telle partie de l'espace : le taux d'oxygène. Pour eux, en effet, il n'est guère concevable d'imaginer l'émergence d'êtres intelligents sur une planète où l'oxygène est rare ou inexistant.

    Et ils donnent des chiffres plus précis. Si l'atmosphère d'une planète contient moins de 18 % d'oxygène, il y a peu de chances de trouver des traces d'une civilisation évoluée. C'est ce que ces scientifiques appellent le goulot d'étranglement de l'oxygène.

    Ce qui ne veut pas dire qu'aucune forme de vie n'est possible sans oxygène. On le sait, les océans grouillent de vie, et, sur Terre, les premiers organismes vivants sont bien apparus dans l'eau.

    Il n'est donc pas impossible d'imaginer l'apparition et le développement d'êtres vivants sur des planètes dépourvues d'oxygène. Mais, d'après ces scientifiques, ces formes de vie devraient rester assez rudimentaires.

    En effet, si l'oxygène joue un rôle majeur, ce n'est pas tant dans l'apparition même de la vie, que dans le développement de ses formes les plus évoluées. Sans oxygène, pas de feu, et sans feu pas de métallurgie.

    Or on sait à quel point le travail du métal, dans le feu de la forge, accompagne les progrès d'une civilisation. Et ce sont les révolutions industrielles, fondées sur la combustion d'énergies fossiles diverses, qui ont permis les avancées les plus significatives, dans le domaine économique mais aussi en matière de progrès techniques.

    Les scientifiques sont donc avertis : les exoplanètes ne présentant pas un taux d'oxygène suffisant, dans leur atmosphère, seraient donc peu propices au développement d'une civilisation intelligente.
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  • Sur la route, les phares avant des voitures sont jaunes ou blancs, cette dernière teinte tendant à devenir la norme. À l'arrière, ces feux sont rouges. Ce sont, pour l'instant, les seules couleurs autorisées sur les routes européennes.

    Mais il n'en ira plus de même dans certains États américains. En effet, les automobilistes circulant en Californie ou dans le Nevada pourront bientôt croiser des véhicules aux feux bleu turquoise.

    La marque Mercedes-Benz a été la seule autorisée à équiper certaines de ses voitures de ces nouveaux phares. Pour l'instant, seuls deux modèles, l'un thermique et l'autre électrique, sont concernés par cette innovation.

    Si Mercedes a choisi des phares bleus pour certains de ses véhicules, ce n'est pas, ou du moins pas seulement, pour améliorer la qualité de l'éclairage sur la route.

    En effet, seules des voitures en conduite autonome de niveau 3 seront dotées de ces phares bleus. Pour mémoire, il existe aujourd'hui cinq niveaux de conduite autonome. Le niveau 3, assez élevé, est attribué à des véhicules pouvant, dans certaines situations, se piloter seuls.

    Contrairement à d'autres dispositifs de conduite autonome, le système utilisé par Mercedes-Benz permet au conducteur de regarder ailleurs ou même de regarder un film, laissant la voiture se charger de tout.

    Dans ce contexte, les phares bleus sont conçus comme un signe distinctif, fait pour avertir. Et d'abord les autres usagers de la route. En apercevant des phares bleus, ils savent que la voiture qu'ils croisent se conduit toute seule. Ce qui doit les inciter à la prudence, ce système de pilotage automatique n'ayant guère été testé dans des conditions réelles.

    Mais la couleur des phares doit aussi alerter la police. Elle peut ainsi vérifier si le conducteur a bien le droit de placer sa voiture en conduite autonome. De fait, elle ne peut être activée que sur les autoroutes, et seulement si la vitesse est inférieure à 60 km/h.

    Selon certaines sources, ces véhicules aux phares bleus ne circuleront pas avant 2025 ou même 2026.
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  • Les dispositifs d'intelligence artificielle conçus aujourd'hui, notamment par l'entreprise OpenAI, spécialiste de ces questions, ne cessent de progresser. Au point de laisser leurs concepteurs assez perplexes.

    Ainsi, GPT-4, le nouveau modèle de langage mis au point par OpenAI, aurait des "comportements" que ne soupçonnaient pas forcément les ingénieurs à l'origine de ce concept révolutionnaire.

    GPT-4 serait ainsi en mesure d'expliquer, en quelque sorte, comment il raisonne. Mais il pourrait même mettre les humains à contribution. La réalité se mettrait-elle à ressembler à ces scénarios de science-fiction dans lesquels les machines finissent par dominer les hommes ?

    Bien sûr, on n'en est pas encore là. Mais GPT-4 semble tout de même capable de réactions autonomes, qui ne paraissent pas avoir été anticipées par ses créateurs. Et ce robot pourrait même duper les hommes !

    Les concepteurs de ce dispositif d'IA s'en sont aperçus quand ils ont donné l'occasion à GPT-4 d'accéder, en ligne, à un compte contenant de l'argent. Mais il n'a pu venir à bout du "captcha", ce dispositif de sécurité visant précisément à distinguer, sur Internet, les robots des humains.

    Mais GPT-4 ne s'est pas démonté pour autant. En effet, il a eu recours à une personne travaillant pour une plateforme de mise en relation entre des particuliers et des professionnels.

    Là, ce système d'IA a expliqué qu'il n'était pas un robot, mais que, ayant des problèmes de vue, il avait besoin d'aide pour décrypter le message de sécurité. Autrement dit, ce modèle de langage serait capable de mentir, de manière délibérée, pour parvenir à ses fins.

    Une "attitude" confirmée par une récente étude, montrant les résultats obtenus par des chercheurs ayant donné des instructions, en matière boursière, à un dispositif d'IA.

    Ils avaient notamment ordonné à l'IA de ne pas tenir compte de certaines informations, qui pourraient donner lieu à un délit d'initié. Or, ils se sont aperçus que, quand ces données pouvaient lui être utiles, non seulement l'IA les acceptait, mais elle faisait en sorte de ne pas en informer les chercheurs.
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  • Les tsunamis ne sont pas seulement des phénomènes impliquant le déplacement rapide d'énormes masses d'eau et le déferlement de vagues gigantesques sur les littoraux.

    Ils peuvent aussi concerner la glace. Dans des zones très froides, comme le Groenland, l'Alaska, certaines régions de Russie ou encore la région des Grands Lacs, aux États-Unis et au Canada, de grandes quantités de morceaux de glace s'accumulent peu à peu, à la surface de la mer, mais aussi sur les lacs et les rivières.

    Puis, poussés par les courants, les marées et aussi des vents violents, ces impressionnants glaçons finissent par s'amonceler sur le rivage, formant parfois des montagnes glacées, qui peuvent atteindre plusieurs mètres de hauteur. La glace en mouvement peut même pousser devant elle de gros rochers, dont certains font plus d'1,5 mètre de largeur.

    Les variations de températures, qui provoquent des mouvements de dilatation et de contraction de la glace, peuvent aussi contribuer à la formation de ces tsunamis d'un genre particulier.

    Observé depuis le début du XIXe siècle, ce phénomène spectaculaire, appelé aussi embâcle ou poussée de glaces, peut s'étendre sur des kilomètres. Même si l'embâcle peut se produire durant l'hiver, il se manifeste plus souvent au commencement du printemps, quand, sous l'action du dégel, la glace se disloque en fragments de tailles diverses.

    Certes, la glace avance plus lentement que les eaux déchaînées d'un tsunami classique. Et elles n'emportent pas tout sur leur passage, comme le fait la mer démontée.

    Mais elle n'en est pas moins dangereuse. En effet, il arrive que ces blocs de glace quittent les littoraux et s'avancent parfois jusqu'aux habitations. Ils pèsent alors de tout leur poids sur des maisons qui, à force, risquent de s'effondrer.

    Mais ces vagues glacées peuvent provoquer d'autres dégâts sur leur parcours. Ainsi, les murs et même les ponts ne résistent pas toujours à leur passage. Mais, parfois, ces tsunamis de glace envahissent aussi les routes, endommagent les réseaux électriques et submergent les canalisations.

    Aussi ces poussées de glace peuvent-elles paralyser des régions entières.

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