Avsnitt
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Ce 28 juin 1926 naît une célèbre entreprise fabriquant des voitures, on a peut-être un papa qui en avait une ou rêvait d’en avoir une, c’est Mercedes, de son vrai nom, Mercedes-Benz AG.
C’est la fusion de trois sociétés. Benz, Carl Benz fabrique des véhicules depuis plus de 40 ans, il est considéré comme le premier constructeur automobile de l’histoire, et Daimler, qui fabrique, entre autres, les voitures d’un certain Emil Jellinek dont la fille se prénomme Mercedes. C’est ainsi qu’il a baptisé une de ses voitures Mercedes, 25 ans plus tôt. Pour la petite histoire, Mercedes Jellinek n’a jamais possédé de Mercedes, ni aucune voiture, elle n’aimait pas ça.
Jellinek, lui, la mécanique, c’est plus que de l’industrie, c’est un passionné d’automobile, comme plus tard, Enzo Ferrari. Il est d’ailleurs des premières courses de voitures avec ses modèles Mercédès.
Et donc, à partir de cette fusion Daimler, Mercedes et Benz, ils vont construire cet été 1926 ce qu’aucun des trois n’a encore fait : des voitures de tourisme. La voiture de tourisme, c’est celle qu’on connaît tous, 4 à 5 places pour des particuliers. C’est le modèle W01, tous les premiers modèles Mercedes ont un W pour commencer, Wagen, Voiture en allemand. Ils sont construits avec la collaboration d’un ingénieur dont le nom est aujourd’hui célèbre et prestigieux, Ferdinand Porsche.
Mais franchement, en ce 28 juin 1926, il faudrait être bien malin pour deviner le destin de ces Mercedes car on est alors loin des grandes industries comme Ford avec leurs dizaines de milliers d’ouvriers qui fabriquent à la chaîne : la première Mercedes W01 est produite à huit exemplaires. Le modèle W02 à 9000 exemplaires, le W03 à 800. Mais la suite on la connaît. Et toujours cette question : qui va reconduire la belle ce soir ? En voiture, bien sûr, Mercedes ou pas. -
Le 27 juin 1985 est le jour où l’Amérique a effacé une ligne. Mais pas n’importe laquelle. Ce matin, quelque part dans un bureau gris du ministère des Transports, un fonctionnaire prend son cachet et, sans même lever les yeux, raye un mythe : la Route 66 est officiellement déclassée. Plus d’existence légale. Finie. Disparue.
Mais sur place, le long de ses 3940 kilomètres ? Vous vous rendez compte ? De Chicago à Los Angeles, Santa Monica, précisément. Et bien, rien ne bouge. À Dagett, Newberry Springs ou Bagdad, les enseignes rouillées grincent sous le vent. Les derniers motels gardent leurs néons qui clignotent dans le vide. Et quelque part, sur un parking brûlant du Nouveau-Mexique, un vieux Chevy avec plaque de l’Illinois attend un café tiède et un plein qui ne vient pas. Ça vous rappelle quelque chose, hein ? Et ben oui, le film de Pixar, Cars, ne raconte pas autre chose.
Alors que ZZ Top venait de populariser encore plus ce type de route avec ses stations services perdues et ses petites villes étapes, et ben, ça faisait déjà un bout de temps que les Américains les désertaient au profit des autoroutes pour couvrir les longues distances : plus rapides, moins dangereuses. C’est toute une époque qui, depuis une vingtaine d’années, veut aller plus vite.
Non, à part un acte administratif qui ne fait que confirmer des faits, il ne s’est rien passé sur la Route 66 ce 27 juin 1985 : les villes fantômes, les stations services abandonnées ne se comptent déjà plus.
Personne ne pleure, mais quelque chose s’est éteint quand la vieille dame disparaît ou plutôt est effacée des cartes officielles. Mais des passionnés, des nostalgiques, des Flash McQueen et surtout, les touristes du monde entier qui ont le même rêve de l’Amérique des grands espaces, vont avec le temps lui redonner vie parce qu’ils ont envie de les rencontrer les Luigi, Doc Hudson et autres Martin qui peuplent la plus belle route du soleil au monde, celle qui porte le N°66. -
Saknas det avsnitt?
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Le 26 juin 1976, des centaines de Torontois faisaient la queue dès l'aube pour inaugurer la CN Tower, la plus haute tour du monde avec ses 553 mètres. Construite non pas pour battre un record, mais pour résoudre un problème de réception télévisée dans la ville de Toronto, cette tour emblématique a nécessité un chantier titanesque : travaux à plus de 500 mètres de hauteur, vents à 100 km/h et une antenne installée par hélicoptère. Cinquante ans plus tard, elle attire encore plus de 2 millions de visiteurs chaque année. Brice Depasse vous raconte cette histoire dans « Ça s'est passé aujourd'hui ! », le podcast quotidien de Nostalgie.
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Ce 22 juin 1986, je peux vous dire, les amis, qu’il fait chaud. Je m’en souviens, j’avais 23 ans et demi ! Et un demi on en a eu bien besoin, croyez-moi. Et pour comme la semaine précédente, j’ai à nouveau un examen à la fac de droit le lendemain et il y a encore un match des Diables ce soir. M’enfin, ils le font exprès ou quoi ! Pour ne rien arranger, les Diables ont très chaud aussi, puisqu’ils sont à Vera Cruz, enfin, juste à côté, avec un bon paquet d’heures de décalage. Voilà pourquoi, en pleine nuit, je suis réveillé par un gigantesque Wééééé ! Mais bon Dieu que se passe-t-il ? Je vous jure, j’aurais pu compter le nombre de gens encore debout dans mon patelin à cette heure, ça venait de partout. Et surtout du salon. Et là, je comprends tout de suite. Y a du miracle dans l’air. Non, ce n’est pas possible ! Ils n’ont quand même pas gagné, aussi, contre l’Espagne, après l’URSS !
Je descends dans le salon pour trouver mon père debout devant la télé mais aussi ma mère. Je crois que c’est la première fois que je la vois regarder le foot. Mais que voulez-vous, TOUT LE MONDE en Belgique regarde cet incroyable match de quart de finale. Et là j’apprends que non, on n’a pas gagné. On a égalisé in extremis. Et que ça fait 60 minutes que les Diables essayaient car tous les Espagnols sont dans la gaïole, mon père n’a pas utilisé ce mot-là, mais bon. Et maintenant ? Ben, il faut encore en marquer un. Pas de miracle, à 7 minutes de la fin, bref on est reparti pour des prolongations, et au bout des prolongations, pas un but, fieu ! Nous voilà donc aux fameux et redoutés bottés de penalty. Les Espagnols marquent. Les Belges marquent. Les Espagnols marquent encore. Les Belges aussi. Et ainsi de suite. Puis arrive le tir de l'Espagnol Eloy. Jean-Marie Pfaff plonge et intercepte la baballe. Et là, c’est l’explosion ! Reste un tir, si Van der Elst marque, l’improbable va arriver. Mon père s’est planqué dans le frigo de la cuisine, ma mère derrière les tentures, moi sous les coussins, on ne veut pas voir ça. C’est interminable, insupportable quand Leo s’avance enfin, tire et paf, dans les filets.
Ca y est ! Le plus long cri jamais entendu en Belgique, tout le pays est réveillé cette fois, on va pour la première fois de l’Histoire en demi-finale du Mundial, ça va klaxonner toute la nuit et demain, les disquaires vont recevoir la visite de milliers de gens qui leur demandent le petit disque du Grand Jojo. -
Le 25 juin 1967, les Beatles interprètent« All You Need Is Love » en direct devant 400 millions de téléspectateurs, dans le cadre de« Our World », la toute première émission de télévision diffusée par satellite à l'échelle mondiale. La BBC confie la représentation de la Grande-Bretagne au groupe, qui vient tout juste de publier l'album Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band. John Lennon compose pour l'occasion une chanson inédite au message universel, entonnée en direct depuis le studio d'Abbey Road, en présence de Mick Jagger, Keith Richards, Marianne Faithfull et Keith Moon. Soixante ans plus tard, cette date est célébrée chaque année à travers le monde lors du Beatles Global Day. Brice Depasse vous raconte cette histoire dans« Ca s'est passé aujourd'hui ! », le podcast de Nostalgie.
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Le 24 juin, Brice Depasse nous replonge dans l'histoire de Saint-Éloi, personnage bien plus important que ce que la célèbre chanson de Dagobert laisse entendre.
Né en 588 sous le nom d'Éloi de Noyon, dans un royaume des Francs solidement christianisé depuis Clovis, Saint-Éloi est avant tout un orfèvre d'exception. C'est en fabriquant un trône en or pour Clotaire II, sans jamais détourner le moindre métal précieux, qu'il impressionne le roi par son honnêteté et son talent. Il entre ainsi au service de la cour et devient trésorier, puis ministre des finances du fils de Clotaire, le roi Dagobert. Un Dagobert qui, soit dit en passant, n'avait rien du roi benêt décrit par la chanson populaire : c'était un souverain puissant et respecté.
Saint-Éloi ne s'arrête pas là. Devenu évêque, il entreprend en 647 d'évangéliser le Nord et les Flandres, une région encore marquée par de nombreuses fêtes païennes. Parmi elles, les grands feux allumés lors des solstices d'été pour chasser les démons, une pratique contre laquelle il s'était déjà vigoureusement élevé. Pour christianiser cette tradition, il associe ces feux à la fête du 24 juin, jour de la Saint-Jean-Baptiste, lui donnant ainsi une nouvelle signification religieuse.
Une page d'histoire savoureuse racontée avec humour par Brice Depasse, tous les matins sur Nostalgie. -
Le 23 juin 1978, à la maternité de Messancy, naissait Olivier Duroy. Ses parents, Annette et Daniel, étaient loin de se douter qu'ils venaient de mettre au monde le futur animateur qui allait réveiller la Belgique de bonne humeur chaque matin.
Pour ses 48 ans, Brice Depasse lui offre une séquence spéciale dans Ça s'est passé aujourd'hui sur Nostalgie : studio clandestin dans le grenier familial, vocation radio dès l'âge de 12 ans, premiers pas dans une radio locale... Un portrait tendre et complice d'un animateur devenu incontournable du paysage radio belge.
Un moment de bonne humeur et de nostalgie à savourer et à partager. Tous les podcasts de Nostalgie sont disponibles sur Nostalgie.be et sur toutes les plateformes d'écoute. -
Si je vous dis qu’ils sont noirs, plats et ronds et qu’ils ont fait tourner le monde durant quarante ans, vous me dites : … On les appelle vinyle depuis l’arrivée du CD, vinyle du nom de la matière dont ils étaient faits et qu’on appelait au début microsillon, du nom de la très fine piste dans laquelle le son était gravé.
Le disque plat est apparu déjà à la fin du XIX° siècle mais c’est ce 21 juin 1948 que la firme Columbia édite le premier disque vinyle, un 33 Tours, qui est présenté lors d’une conférence de presse à l’hôtel Waldorf.
Ce premier 33 Tours qui fait 25 cm de diamètre, ils en feront bientôt 30, peut contenir 15 minutes de musique par face, c’est d’ailleurs un concerto de Mendelssohn par le Philharmonique de New York.
C’est toute une histoire car il faut acheter un nouvel équipement mais c’est une révolution que ce microsillon souple, beaucoup moins fragile que le 78 tours, qui crache nettement moins que lui et offre un bien meilleur son. Et puis, quand il s’agit d’une symphonie ou d’un opéra, il ne faut plus un album de 78 tours pour l’écouter.
Car oui, c’est de là que vient le terme « album ». Le 78 tours ne pouvant excéder les trois minutes par face, de là vient le format des chansons, il faut tout un album de disques pour une grande œuvre.
Pour les artistes de musique populaire, la longue durée des 33 tours va aussi constituer une révolution. En effet, au lieu de publier 2 ou 4 chansons, ils vont pouvoir en proposer 10 ou 12. C’est une révolution qui va avec les années changer le métier et permettre aux artistes de créer un véritable univers en enregistrant une importante série de chansons.
Voilà donc comment la chanson a véritablement fait son apparition dans notre vie quotidienne sur ces électrophones qui lisent des microsillons. Une invention qui remonte officiellement au 31 août 1946, date à laquelle la Columbia qui éditera un jour Bob Dylan, Céline Dion, Michel Fugain, Frank Sinatra, Daft Punk ou encore Ray Charles, dépose le brevet du Microsillon sur polychlorure de vinyle. -
Je ne vais pas vous mentir : si j’avais croisé le grand inventeur Samuel Morse ce matin du 20 juin 1840, dans une rue de New York, je ne l’aurais pas remarqué. Samuel Morse, c’est un monsieur bien mis, la cinquantaine élégante, l’air un peu perdu dans ses pensées. Certainement le gars qui va bouleverser le monde.
C’est un peintre, à la base, un portraitiste. Mais voilà, il est du genre à cogiter entre deux coups de pinceau. Et un jour, il se dit qu’il y a un truc qui cloche : pourquoi faut-il des jours pour envoyer une information avec la poste, alors qu’il suffirait peut-être de la faire voyager autrement ?
Et donc il se lance dans un autre art : celui de la communication instantanée. Avec un fil, une pile, du courant électrique, et surtout : un code. Des points, des traits, et chaque lettre qui devient une combinaison de petits signaux : Ti Ta Titi Tatata. Vous voyez, comme dans les Lucky Luke. C’est simple mais il fallait y penser.
Et ce 20 juin 1840, Samuel dépose le brevet officiel de son télégraphe électrique. Autrement dit, le tout premier SMS, sans écran, sans 5G, mais avec des impulsions et un alphabet connu encore aujourd’hui par certains.
Mais il n’a pas encore tout gagné. Il va ramer. Faut convaincre les politiques, les investisseurs, les sceptiques. Ceux qui lui disent que son truc, c’est bon pour les magiciens, pas pour les gens sérieux. Mais Morse sait que son petit boîtier avec ses cliquetis va un jour raccourcir les distances. Que l’information, au lieu de voyager en diligence, pourra courir sur un fil à la vitesse de l’éclair.
Et effectivement, quelques années plus tard, son télégraphe reliera Washington à Baltimore avec ses mots : Ce que Dieu a accompli. Classe, hein. -
Le 19 juin 1978, Garfield apparaît pour la première fois dans 41 journaux américains. Brice Depasse raconte dans ce numéro de Ça s'est passé aujourd'hui comment Jim Davis, dessinateur de 32 ans originaire de l'Indiana, a créé le chat le plus célèbre de la bande dessinée mondiale.
Après l'échec d'une série mettant en scène un moustique, Jim Davis cherche un personnage auquel les Américains peuvent vraiment s'identifier. Inspiré par les 20 chats de la ferme de son grand-père, prénommé Garfield, il imagine un chat paresseux, gourmand et fainéant qui déteste les lundis.
Grâce à une société de syndication, Garfield est diffusé simultanément dans des dizaines de journaux à travers les États-Unis. En quelques années, il s'impose dans 2500 publications à travers le monde et devient aujourd'hui la plus grande franchise BD du genre. -
Le 18 juin 1967, à Monterey en Californie, 50 000 spectateurs assistent à un moment fondateur : le Monterey Pop Festival, tout premier grand festival rock de l'histoire. Jimi Hendrix encore inconnu aux États-Unis, Janis Joplin, The Who, Simon & Garfunkel, Otis Redding, Ravi Shankar, Grateful Dead, Scott McKenzie et les Mamas & the Papas… Une programmation légendaire, portée par l'enthousiasme de Paul McCartney et la présence de Brian Jones dans les coulisses. Brice Depasse raconte ce week-end de juin 1967 qui a inventé le festival de musique moderne. Un épisode du podcast quotidien « Ça s'est passé aujourd'hui ! » sur Nostalgie Belgique.
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Le 17 juin 1845, à 8h15 du matin, Léopold Ier, premier roi des Belges, échappe à une tentative d'assassinat dans les rues de Bruxelles. Un ancien fonctionnaire, Jean-Baptiste Leclerc, tire sur son carrosse et le rate de peu. Imperturbable, le roi passe la tête par la portière, observe la scène… et continue son chemin comme si de rien n'était.
Brice Depasse replonge dans cet épisode méconnu de l'histoire belge pour nous rappeler qui était vraiment Léopold Ier : colonel du tsar de Russie, proche de Napoléon, devenu britannique par mariage, oncle de la reine Victoria et seule personne dont cette dernière avait peur. Un homme de caractère, qui calma lui-même des émeutiers à Bruxelles à cheval, et qui alla jusqu'à gracier son propre agresseur condamné à mort.
Un récit d'histoire belge à la fois surprenant et fascinant, chaque matin sur Nostalgie avec Ça s'est passé aujourd'hui ! -
Ce 16 juin 1903, Henry Ford signe avec dix investisseurs la création de la Ford Motor Company à Detroit. Dans une ville industrielle où les rues sont encore occupées par des chevaux et des chariots, personne ne prête vraiment attention à cet événement. Et pourtant, tout commence là.
Ford a déjà connu deux échecs : une première société en faillite, et une seconde dont il est parti en claquant la porte — elle deviendra Cadillac. Mais sa réputation d'ingénieur brillant, forgée chez Edison et sur les circuits de course automobile, convainc ses associés de lui faire confiance.
Quelques semaines plus tard, les premières voitures sortent de l'atelier. Le premier client achète sa Ford Model A pour 850 dollars, sans imaginer tenir entre ses mains une pièce d'histoire. Dix ans après, Ford révolutionne la production industrielle en inventant la chaîne de montage : un châssis assemblé en 90 minutes au lieu de 12 heures, des prix accessibles au plus grand nombre et des millions de véhicules vendus dans le monde entier.
Brice Depasse vous raconte chaque jour une date qui a marqué l'histoire, dans Ça s'est passé aujourd'hui !, le podcast quotidien de Nostalgie. -
Le récit nous fait revivre les coulisses de cette épopée :
Un blocus mémorable : Cette nuit-là, Brice Depasse ne fêtait pas la victoire. Étudiant en droit à Louvain-la-Neuve, il passait sa nuit à travailler un cours de droit judiciaire « cauchemardesque » pour son examen du lendemain. En allant à la salle de bain au petit matin, il a découvert son père endormi devant la télé et a d'abord cru, à tort, que les Diables avaient perdu.
Les Diables au pied du mur : En 1986, personne ne misait sur la Belgique face à la puissance de l'URSS, une nation de 280 millions d'habitants contre 10 millions pour la Belgique. Qualifiés de justesse via les barrages contre la Hollande et repêchés comme « meilleurs troisièmes » après un premier tour décevant, les Diables semblaient n'avoir aucune chance en 8e de finale.
Un match d'anthologie : Menés 1-0 à la mi-temps suite à un but de l'attaquant soviétique Belanov, les Diables ont renversé la situation grâce à Enzo Scifo qui ramène le score à 1-1. Après un nouveau but de Belanov (2-1), c'est Jan Ceulemans qui arrache l'égalisation (2-2) à treize minutes de la fin, poussant le match en prolongations.
Le délire des prolongations : Dans une ambiance électrique, les Belges prennent l'avantage grâce à Demol puis Claesen, portant le score à 4-2. Malgré un penalty transformé par Belanov (4-3), les Diables tiennent bon jusqu'au coup de sifflet libérateur.
Des commentateurs « brésiliens » : Brice rappelle que les commentateurs Roger Laboureur et Franck Baudoncq n'avaient plus de voix à la fin du match. Leurs cris de joie ont résonné dans tout le pays alors que les rues se remplissaient de klaxons sur les airs de « We Are the Champions » et du célèbre « Olé, Olé, Olé ».
Pendant que la Belgique entière célébrait cet exploit historique, Brice Depasse, lui, n'avait rien entendu, trop absorbé par ses codes de droit. Une anecdote qui confirme que, sur Nostalgie, les souvenirs les plus personnels se mêlent toujours à la grande Histoire pour nous faire sourire dès le réveil. -
Vous connaissez la Côte d’Azur ? On l’appelle aussi la Riviera. Ce sont les Anglais qui sont les premiers à avoir pratiqué le Tourisme au XIX° siècle qui l’appellent French Riviera. Pourquoi ? Parce qu’à l’époque elle est italienne. Et c’est ce 14 juin 1860 qu’elle devient française.
Je vous explique. En 1860, l’Italie n’existe pas encore, elle est toujours divisée en petits états, comtés, etc dont le Comté de Nice, enfin « Nizzia », qui dépend du Royaume sarde. A ce moment, il y a un mouvement politique pour l’unification de l’Italie mais voilà, le grand empire autrichien s’y oppose. Napoléon III, l’homme qui est en train de faire de la France un pays moderne, puissant, leur dit OK. Je vous apporte mon soutien mais en échange, vous me donnez le comté de Nizzia. D’accord, disent les autres, mais il faut passer par une consultation populaire et c’est pas gagné.
Parce que je peux vous dire que Nizzia en 1860, c’est une ville italienne de chez italienne, et le plus embêtant c’est que son député se nomme Giuseppe Garibaldi, l’homme qui va unifier l’Italie. Vous imaginez, le mec y gueule, il a pas envie de devenir Français, cet activiste de la cause italienne. Il s’engage dans la bataille mais en faisant une grosse bêtise : il dit aux Italiens : n’allez pas voter. L’abstention est énorme mais conséquence, le oui l’emporte à plus 80%. Et donc ce 14 juin, Nizzia devient française ainsi que toute la région. Mes enfants, c’est le bordel, une fronde qui va durer des années, Napoléon III doit envoyer l’armée.
Il interdit les journaux en italien, francise tous les noms de ville sauf la principauté de Monaco : Mentone devient Menton, Nizzia, Nice, Grasso, Grasse, etc. Garibaldi démissionne de son mandat de député et s’en va. Il est suivi par la moitié de la population de Nice, vous imaginez le truc ? Et pas que les petites gens, hein ? Les nobles, juristes, tout le monde se barre, c’est ce qu’on a appelé l’exode niçois. Voilà qui explique le nom des Grimaldi à Monaco mais aussi que notre Dick Rivers, le Niçois, était un Forneri. Seul lui pouvait chanter Nice baie des anges. -
Ce 13 juin 1920, la phrase qui va être prononcée, est restée dans l’histoire des Etats-Unis : No babies, please ! C’est un gars de l’US Postal qui dit ça à destination de la presse et du public. Pourquoi ?
Et bien imaginez cette scène : un bébé de 10 mois, affublé d’un timbre de 15 cents sur la couche, livré par le facteur à sa grand-mère. Non, ce n’est pas une blague.
Entre 1913 et 1920, aux États-Unis, des parents ont réellement envoyé leurs enfants par la poste. Pourquoi ? Parce que c’était moins cher qu’un billet de train. Le service des colis postaux, a en effet lancé en 1913 un service qui permet d’expédier des paquets jusqu’à 50 livres (environ 22,7 kg). Et donc, des malins ont vu là une occasion de voyager pas cher : si le bébé est léger, pourquoi ne pas l’envoyer par la poste ?
Le cas le plus célèbre est celui de May Pierstorff, une fillette de 5 ans, 48 livres 500, qui est envoyée par train sur 117 km dans l'État de l’Idaho, avec des timbres collés sur le manteau pour 32 cents, pour aller voir sa grand-mère. Elle est heureusement accompagnée d’un cousin qui est employé des postes et lui, voyage gratuitement.
Mais cette pratique, vous le devinez, ne fait pas l’unanimité, surtout à la poste. Et donc, on essaie de l’interdire mais sans grand succès. Les envois continuent, parfois sur de longues distances : en 1915, une petite fille de 3 ans a été envoyée à 64 km de chez elle, dans le Kentucky.
Finalement, le 13 juin 1920, John C. Koons, premier assistant du Postmaster General, met fin à cette pratique. Il déclare que les enfants ne peuvent pas être considérés comme des « animaux vivants inoffensifs » et ne doivent donc pas être expédiés par colis postal, donc à partir de dorénavant : No babies, please ! Plus de bébés dans les sacs postaux. Une page insolite de l’histoire postale américaine s’est tournée mais malheureusement, ce n’est pas la dernière. -
Le récit met en lumière les détails de cette traversée épique :
Une machine de légende : L'appareil, piloté par l'Américain Bryan Allen (26 ans), ressemblait à une libellule géante tout droit sortie d'un dessin animé. Malgré des ailes de 29 mètres (plus longues que celles d'un Boeing 737), l'avion ne pesait que 32 kg.
Un vol au ras de l'eau : Pour réussir ce pari motivé par un prix de 100 000 livres sterling, le pilote a dû pédaler sans relâche à seulement deux mètres au-dessus du niveau de la mer. Parti à 5h51 du matin par une météo calme, il avançait à une vitesse de 15 km/h escorté par deux canaux à moteur.
Les obstacles du parcours : La traversée a été marquée par plusieurs incidents critiques : une panne de radio et, surtout, un vent contraire imprévu qui a rendu l'effort de pédalage exténuant. Après deux heures de vol, le temps maximum qu'il pensait pouvoir tenir, Bryan Allen a commencé à souffrir de crampes violentes.
La victoire de la persévérance : Alors qu'il s'apprêtait à abandonner et à se faire remorquer, une accalmie soudaine du vent à une altitude légèrement plus élevée lui a redonné espoir. Après 2 heures et 50 minutes d'effort intense, il a finalement aperçu et atteint le Cap Gris-Nez, en France.
Bryan Allen a parcouru plus de 35 kilomètres sans autre carburant que sa propre force physique. Brice conclut avec humour que cet exploit a sans doute été alimenté par un solide « English Breakfast », rappelant que la Nosta Family aime célébrer ces moments où l'impossible devient réalité. -
Ah, c’est encore un de ces jours où on est allé au cinéma pour voir un film qui a marqué son histoire car ce 11 juin 1986, c’est la première des folles journées que Ferris Bueller avec les Américains.
Si vous avez vu ce film qui sortait il y a 40 ans pile poil, vous n’avez pas pu l’oublier. Non seulement parce que c’est un de ces films déjantés avec des adolescents comme il y en a eu beaucoup dans les années 80 comme Risky Business avec Tom Cruise, mais surtout parce que Matthew Broderick fait un truc qu’on a jamais fait au cinéma : se retourner vers la caméra pour nous parler, nous les spectateurs.
Et il pousse le concept très loin puisqu’à la fin du film, après nous avoir donné sa conclusion et disparu dans sa chambre, il laisse la place au générique puis quand le générique est fini, la caméra reste toujours en plan pendant plusieurs secondes, il ne se passe plus rien. Puis il passe la tête par la porte et revient dans le couloir pour nous demander pourquoi on est toujours là. C’est vraiment un plan de dingue, comme si le film était vraiment la vraie vie. Même les cinéastes de la nouvelle vague n’y avaient pas pensé.
L’histoire de ce branleur de Ferris Bueller qui a décidé une fois de plus de sécher les cours et de profiter de la vie et du temps qui passe, est déjà le quatrième film d’ado de John Hughes, le réalisateur américain qui a vraiment lancé la New Wave aux Etats-Unis avec effet retard. Il est en effet digue de cette musique qui n’a pas pris aux Etats-Unis au début des années 80. Et donc il en met partout dans ses films mais attention, c’est pas pour faire joli ou pour vendre de la B.O., les chansons, c’est vraiment un élément de décor pour lui, partie intégrante de son histoire. C’est lui qui a lancé Simple Minds l’année précédente avec son film Breakfast Club, et qui va dans le suivant, Pretty in Pink, lancer The Cure, Orchestral Manoeuvres et Psychedelic Furs. Ici, c’est le fameux Oh Yeah de Yello, associé à la Ferrari rouge de collection. Et puis enfin, rien à voir avec la New Wave, la fameuse scène avec Twist and Shout … C’est culte, c’est à voir, et c’est sorti un 11 Juin 1986, on a adoré ! -
Ce 10 juin 1982, on va plonger ensemble dans les coulisses d’Hollywood, on va assister à la dernière vision test et un peu presse d’un film dont on parle beaucoup alors dans le métier, il s’appelle Blade Runner.
En effet, au mois de mars, la première vision test a été catastrophique, les gens ont détesté, et surtout n’ont rien compris. Et là, c’est la panique à bord car le film a coûté un pont. Et on en fait le reproche à Alan Ladd, le producteur qui est pourtant le mec qui cinq ans plus tôt était le seul à défendre le film de George Lucas, Star Wars. Il a depuis fondé son propre studio et a fait deux cartons avec Les Chariots de feu et La fièvre au corps.
Donc, c’est un mec qui revendique la confiance dans le réalisateur qui est ici Ridley Scott, l’ex-associé du réalisateur des Chariots de feu. Et justement, Ridley Scott a dans l’idée de faire un film noir genre années 40 et son Alien. Et donc il a tourné de la même manière, avec beaucoup de scènes sans paroles.
Alors la mort dans l’âme, il a demandé à Ridley Scott non seulement de couper, mais aussi de rajouter une scène pour un happy end et enfin, il a commandé une voix off à Harrison Ford. Et là, Harrison Ford ça l’a gonflé d’autant plus qu’il a détesté travaillé avec Ridley Scott qui ne donne quasiment pas d’indications, il ne s’intéresse qu’à la technique. Et donc, il fait exprès d’être mauvais à l’enregistrement. Même Vangelis n’y croit pas, il refuse qu’on utilise sa musique pour un disque.
Ce 10 juin 1982, la vision est moins catastrophique mais pas enthousiaste. Perso, j’ai pas compris car je l’ai vu deux fois la semaine de sa sortie, une vingtaine de fois depuis. C’est fascinant de génie, on ne voit toujours pas les trucages mais ce n’est qu’un détail, et aussi de fragilité. Le film a fait un flop quinze jours plus tard, à sa sortie, mais c’est aujourd’hui, vous le savez, un des films les plus aimés de tous les temps. Et le plus fou, c’est qu’il pose la question que nous nous posons aujourd’hui avec l’IA : un homme artificiel est-il vraiment différent d’un homme ? -
Ce 9 juin, mes enfants, il pleut sur New York et une certaine Alice Ramsey monte dans une voiture à destination de San Francisco où elle se rend avec trois copines. Jusque-là, même si c’est un sacré voyage en bagnole, 6000 kilomètres, rien de bien exceptionnel.
Sauf que cette jeune mère de famille bourgeoise de 22 ans est née en 1887, nous sommes le 9 juin 1909. Et là, ce n’est plus la même histoire car il n’existe encore que 240 kilomètres de routes pavées sur les 6000. Et ensuite, la voiture fournie par le sponsor, une Maxwell, car oui, la marque cherche un coup de pub, et ben elle n’a qu’une capote en guise de toit, pas de vitres latérales, pas de jauge pour l’essence, il faut soulever le siège et descendre une tige dans le réservoir pour savoir s’il faut faire le plein, et il faut une manivelle pour la démarrer.
Dois-je vous dire qu’il y a encore peu de stations services, que ces dames vont être tantôt trempées, couvertes de boues, tantôt brûlées par le soleil au cours de leur très long voyage à une moyenne de 15 à 30 km/h. De toute façon, elles sont effrayées par la vitesse de 64 km/h quand elle va, une fois, y aller à fond, pour voir.
Les pneus n'ont pratiquement pas de sculpture. Dans la boue, il faut ajouter des chaînes. L'essieu arrière casse plusieurs fois. Les ressorts se brisent. Les vis se dévissent sous les vibrations. Le radiateur surchauffe au soleil. Une fois, les passagères ont dû remplir le circuit de refroidissement avec de l'eau depuis un fossé avec leurs flacons de toilette en verre. En Iowa, il faut 13 jours pour parcourir seulement 580 kilomètres tant les routes sont transformées en bourbiers. En réalité, la plupart des « routes » sont des pistes de terre, des chemins de diligence ou même de simples traces de chariots.
Et donc si après deux mois isolées au milieu des pistes, une foule attendra la première femme à avoir traversé les Etats-Unis en voiture pour l’escorter dans San Francisco comme une héroïne, c’est on ne peut plus mérité car ce 9 juin 1909, même les routes ne sont pas encore tracées. - Visa fler