Avsnitt
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Benjamin Zimmer n’est pas tombé dans la silver économie par opportunisme. Il y est arrivé par le terrain, par la différence, et par une profonde curiosité pour celles et ceux qui ne rentrent pas dans les cases.
Ingénieur docteur de formation, passionné de biomécanique et de sports de glisse, il fait très tôt une rencontre décisive avec le handicap. En travaillant sur des prothèses et la marche des personnes amputées, notamment en centres de rééducation, il découvre un public majoritairement âgé… et développe ce qu’il appelle lui-même un véritable « amour des personnes âgées ». Cette expérience l’emmène jusqu’au Québec, où il réalise un doctorat en gérontologie et s’imprègne d’une culture nord-américaine du “care”, bien différente de la vision française centrée uniquement sur le “cure”.
Dans cet épisode, Benjamin Zimmer revient sur les grandes idées développées dans son livre Stratégie Seniors, coécrit avec Emmanuel Thouan. Il y démonte plusieurs idées reçues tenaces :
• Non, les seniors ne forment pas un groupe homogène
• Non, le vieillissement ne se résume pas à la dépendance et à la maladie
• Oui, il existe une immense opportunité économique, sociale et humaine autour du bien vieillir
Il explique pourquoi la fameuse « pyramide des âges » est aujourd’hui une illusion, pourquoi nous vivons en réalité dans une “tour des âges” — voire une tour bancale — et en quoi la transition démographique est un des sujets majeurs du siècle. Il détaille aussi les différents profils de seniors, leurs comportements, leurs capacités financières, leurs attentes, et pourquoi les entreprises se trompent souvent de cible faute d’aller sur le terrain.
Au cœur de sa réflexion :
👉 valoriser les capacités restantes plutôt que réparer ce qui ne fonctionne plus
👉 concevoir des solutions universelles, désirables et utiles à tous
👉 arrêter d’infantiliser les personnes âgées et les personnes en situation de handicap
👉 replacer l’autodétermination, l’expérience utilisateur et le détail au centre de la création de valeur
Benjamin partage également sa vision de l’entrepreneuriat, de l’investissement long terme, de l’innovation inspirée par le handicap, et de cette conviction forte : ce sont souvent les solutions pensées pour les plus fragiles qui finissent par bénéficier à tout le monde.
Un échange dense, passionnant et sans langue de bois, qui invite dirigeants, entrepreneurs, décideurs et citoyens à regarder autrement le vieillissement… et à y voir bien plus qu’un problème à gérer.
🎧 Avec ou sans contact est le podcast qui donne la parole à celles et ceux qui font bouger les lignes du médico-social, de la silver économie et de l’accompagnement des personnes vulnérables.
Animé par Sébastien Vray, cofondateur d’Ezio. -
Élodie Durand a le genre de parcours qui ne laisse pas indifférent : dix ans passés en politique, une parenthèse dans le monde du spectacle et du développement durable, avant de trouver enfin sa place dans un combat profondément humain — la lutte contre les maltraitances faites aux adultes vulnérables.
Aujourd’hui, elle œuvre au sein de la Fédération 3977, le numéro national d’écoute dédié aux situations de maltraitance envers les personnes âgées et les adultes en situation de handicap. Cette plateforme reçoit près de 60 000 appels par an, portés par une équipe d’écoutants professionnels — juristes, psychologues, travailleurs sociaux — qui accompagnent victimes, familles et professionnels face à ces situations souvent complexes, parfois taboues.
Dans cet épisode, Élodie partage avec lucidité et passion ce qu’elle a appris de ce métier si particulier :
Ce que révèle un simple appel au 3977 sur notre rapport collectif au vieillissement et à la vulnérabilité ;
La différence entre maltraitance “institutionnelle” et “domiciliaire” — cette dernière, souvent silencieuse, qui représente pourtant 75 % des situations signalées ;
Les dilemmes éthiques auxquels sont confrontées les familles, comme celui de cette petite-fille découvrant sa grand-mère attachée pour éviter les chutes ;
Le travail colossal mené pour redonner une voix à ceux qu’on n’entend plus.
Mais au-delà des chiffres et des concepts, Élodie nous parle surtout d’humain : du courage qu’il faut pour écouter la détresse sans s’y perdre, du rôle essentiel de la parole dans la reconstruction, et de la nécessité de repenser notre regard sur le grand âge.
Et, fidèle à l’esprit du podcast Avec ou sans contact, on parle aussi sans filtre de société, d’engagement, de politique, et de ce que veut dire “agir” dans un monde où ceux qui ne produisent plus sont trop souvent oubliés.
Un épisode dense, éclairant et profondément humain — à l’image d’Élodie.
🎧 Avec ou sans contact donne la parole à celles et ceux qui, chaque jour, accompagnent, protègent et soutiennent les plus vulnérables.
Animé par Sébastien Vray, cofondateur d’Ezio, la solution de paiement et de suivi des dépenses pour le médico-social. -
Saknas det avsnitt?
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Marina Rivas est aujourd’hui directrice administrative et financière d’APEF, un réseau de services à la personne fort de plus de 30 ans d’expérience et d’une présence nationale à travers 150 agences franchisées et 25 succursales.
Mais au-delà des chiffres et des tableaux Excel, Marina est une personnalité dynamique, franche et passionnée, qui aime tester, innover et bousculer les habitudes.
Arrivée presque par hasard dans ce secteur, elle y trouve rapidement du sens et l’envie d’y rester. Pour elle, l’agilité prime sur les process : on teste, on avance, on ajuste si besoin. Cette approche lui permet de voir le réseau évoluer, de s’adapter aux mutations du marché, et de garder un lien fort avec les franchisés qu’elle accompagne.
Dans cet épisode, on parle de :
Son parcours, du hasard de l’entrée dans le secteur à la direction financière
L’évolution des services à la personne en 15 ans : concurrence, exigences, innovations
L’importance de garder le contact avec le terrain et les franchisés
Les défis économiques, notamment la question des salaires et du modèle économique
Son style de management : agilité, proximité et humour
Et comme Avec ou sans contact aime aussi les moments légers, Marina se prête au jeu de nos questions décalées: Avec ou sans contact.
Elle évoque aussi sa relation avec l’IA, son rythme de travail “du soir” et ce qui l’énerve le plus dans son métier.
Entre éclats de rire, anecdotes professionnelles et réflexions franches sur les enjeux du secteur, cet épisode montre qu’on peut être à la fois à l’aise avec les chiffres et profondément humaine.
🎧 Avec ou sans contact donne la parole aux pros, aux dirigeants et à toutes celles et ceux qui, chaque jour, font bouger les lignes dans le médico-social et les services à la personne. Un podcast animé par Sébastien Vray, cofondateur d’Ezio. -
🎙️ Épisode – Victor Perrazi : l’infatigable allié des aînés
Victor Perrazi a un parcours qui force le respect… et le sourire. Depuis ses débuts en EHPAD jusqu’à son poste actuel dans une foncière solidaire, il a toujours eu un objectif clair : améliorer la vie des personnes âgées, où qu’elles soient.
Il commence sur le terrain, au contact direct des résidents en EHPAD, découvrant les réalités du grand âge. Très vite, il comprend que ce qui fait la différence, ce sont les petites attentions, la capacité à écouter et à s’adapter. C’est ce sens du lien humain qui le guide quand il devient care manager, rôle clé pour coordonner les acteurs autour des besoins spécifiques des aînés à domicile.
Aujourd’hui, dans une foncière solidaire, il agit à un autre niveau : redonner de la trésorerie, du pouvoir d'achat immobilisé dans leur propriété, en vendant une partie de leur bien, tout en le conservant.
Mais qu’il soit derrière un bureau, en réunion, ou les pieds sur le terrain, Victor reste fidèle à son style : être partout où il peut être utile.
Et comme toujours dans Avec ou sans contact, Victor se prête aux questions décalées : au cinéma, au supermarché, en soirée… avec ou sans contact ? Ses réponses en disent long sur son goût pour les échanges, la proximité et l’humour.
Un échange dynamique et authentique, qui montre qu’on peut être engagé à 200 % pour les seniors, sans se prendre au sérieux.
🎧 Avec ou sans contact donne la parole à celles et ceux qui, chaque jour, font bouger les lignes dans le médico-social, l’aide à domicile et l’accompagnement des personnes vulnérables. Animé par Sébastien Vray, cofondateur d’Ezio. -
Halima Mir a 46 ans, un parcours riche en virages, et une vision claire du métier de responsable d’agence dans les services à la personne.
Née dans les Yvelines, d’origine marocaine, elle commence sa vie professionnelle… dans la coiffure. Mais la vie prend un autre chemin : sur les conseils de son ex-belle-mère, elle se forme à la Croix-Rouge et découvre, presque par hasard, le métier d’auxiliaire de vie.
Elle ne le quittera plus.
Pendant 17 ans, Halima passe par toutes les étapes : auxiliaire, assistante d’agence, adjointe… jusqu’à devenir responsable. Et si elle aime son poste actuel, elle sait que ce qui fait sa force, c’est d’avoir connu le terrain. Comprendre les besoins, les contraintes, mais aussi la satisfaction immense d’aider au quotidien : pour elle, c’est indispensable à tout bon management.
Dans cet épisode, Halima nous parle sans détour :
de son sentiment d’utilité et des liens créés avec les bénéficiaires
des situations insolites et parfois déconcertantes vécues sur le terrain
de la différence entre encadrer et être sur le terrain
de l’évolution du secteur en 17 ans : exigences accrues, difficultés de recrutement, contraintes réglementaires
de sa manière d’insuffler à son équipe un équilibre entre sérieux et bonne ambiance
Et parce qu’Avec ou sans contact joue aussi la carte de l’humain et de l’humour, Halima se prête au jeu de nos questions décalées : coiffeur, concerts, voyages, intelligence artificielle… elle répond avec spontanéité et franchise.
Un épisode qui mêle sincérité, humour, vision du métier, et qui montre à quel point derrière chaque “responsable d’agence” se cache une histoire personnelle et une passion pour le lien humain. -
Dans cet épisode riant, je prends plaisir à découvrir Joachim Tavares, le fondateur de Papy Happy. Joachim, qui ressemble un peu à Bruno Solo et à des tonalités dans le rire d'un Daniel Prévost (à la 25ème seconde, si si), a troqué la finance d'entreprise, de SFR à Colas, pour devenir directeur d'EHPAD en pensant qu'il y trouverait du sens. Mais ce qu'il y voit et ce qu'il y vit le poussera plutôt à créer un site pour comparer les logements seniors, à la manière d’un guide Michelin.
On parle de visite d'établissements incognito, de recherche pour nos proches, de méthode d'évaluation, d'odeur dans les couloirs et d'accueil glacial, et, dans le fond, de l’absurdité d’un secteur l'où on te demande de remplir des formulaires avant même d’avoir visité l'établissement.
Joachim rigole, assume et surtout partage comment il a monté une boîte utile, humaine, qui permet aux familles en recherche de "solution d'hébergement", de trouver un logement digne pour leurs proches.
Un épisode que j'ai pris beaucoup de plaisir à monter, franc du collier et inspirant. -
Découvrez l'histoire inspirante de Marine Joly, auxiliaire de vie indépendante, dans notre dernier épisode de "Avec ou sans contact".
Marine Joly, une passionnée au grand cœur, nous partage son parcours dans le monde de l'aide à la personne. Dès l'obtention de son diplôme, elle se lance dans ce métier par vocation, inspirée par sa mère aide-soignante et ses expériences de stage en EHPAD. Après plusieurs années en maison de retraite et en unité protégée pour personnes atteintes d'Alzheimer, Marine choisi de devenir indépendante pour offrir un accompagnement plus personnalisé et humain.
Dans cet épisode, Marine nous parle des défis et des joies de son métier, de son amour pour le contact humain et de son désir de toujours faire plus pour ceux qu'elle accompagne. Elle évoque également les moments marquants de sa carrière, comme son lien particulier avec un monsieur atteint de la maladie de Charcot, qu'elle a accompagné jusqu'à ses derniers instants.
Aujourd'hui, Marine est une intervenante à domicile indépendante, maîtresse de son emploi du temps et de ses méthodes. Elle nous explique comment elle gère son activité, tout en restant fidèle à ses valeurs de bienveillance, de respect et d'empathie.
Ne manquez pas cet épisode touchant et inspirant, où Marine nous rappelle l'importance de l'humain dans le soin et l'accompagnement. Écoutez son histoire et laissez-vous inspirer par son dévouement et sa passion pour ce métier si essentiel.
Rendez-vous sur notre podcast "Avec ou sans contact" pour découvrir l'univers de Marine Joly et bien d'autres histoires tout aussi captivantes ! -
Dans cet épisode pétillant d'Avec ou Sans Contact, nous partons à la rencontre de Danielle, une auxiliaire de vie indépendante qui nous plonge dans son quotidien riche en émotions et en défis. Depuis janvier 2024, Danielle a lancé son auto-entreprise de services à la personne, naviguant entre l'APA, le gré à gré et le CESU avec une aisance déconcertante.
Elle nous partage son expérience avec humour et authenticité, nous racontant comment elle jongle entre les besoins de ses bénéficiaires et les subtilités administratives.
Entre anecdotes rigolotes, comme cette fois où elle a aidé Manou, 98 ans, à envoyer un selfie de ses yeux à l'ophtalmo via Messenger, et moments plus touchants, Danielle nous rappelle l'importance de l'empathie et de l'humanité dans son métier. Elle nous parle de ses débuts, de son parcours atypique et de sa philosophie pour accompagner au mieux les personnes vulnérables.
Avec Danielle, chaque jour est une nouvelle aventure, où le rire et la bienveillance sont les meilleurs remèdes. Préparez-vous à être inspirés par son énergie communicative et son dévouement sans faille. Un épisode à ne pas manquer pour découvrir les coulisses d'un métier essentiel, raconté avec passion et bonne humeur !
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N'oubliez pas de vous abonner à Avec ou Sans Contact pour plus d'histoires inspirantes et de rencontres authentiques ! -
Pendant ses études en école de commerce, Nicolas Hurtiger pense son projet de service à la personne. Tous ses amis partent en finance, mais pas lui. A 23 ans, la première agence Senior Compagnie est née. Pas sur le modèle économique actuel, car il pivotera plusieurs fois. Aujourd'hui, Senior Compagnie est un réseau constitué de 200 agences. Pratiquement 6000 collaborateurs. Découvrez pourquoi il a entrepris dans le secteur médico-social, comment il a financé son projet, sa vision.
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Alexis est ingénieur et il a beaucoup de grand-mères, 6 au total. Il est développeur informatique et il aime la photo. Un jour, il s'est dit que ce serait bien de pouvoir envoyer des photos de son smartphone sur une tablette, qui serait posée chez l'une de ses grand-mères. Il a acheté des composants qui sentent bon l'électronique, comme dans son souvenir d'enfance lorsqu'il déballla le magnétoscope reçu à Noël. Il les a assemblés et a demandé à son cobaye de lui dire ce qu'il se passait sur l'écran : "J'y comprends rien, c'est en Américain ton truc". Puis les photos sont apparus, comme de la "sorcellerie".
Pour un court moment, toujours agréable avec Alexis, découvrez la naissance de Familink, le premier cadre connecté, made in France qui permet d'envoyer vos photos à vos proches (sans qu'ils n'aient besoin d'Internet).
Question contact, on vous laisse écouter ses réponses, selon qu'il se trouve chez le coiffeur, au cinéma ou en soirée. -
Il y a des salons pour tout. Dans le cas des services à la personne, saviez-vous que c'est Alain Bosetti qui l'a créé en France. Comment en arrive-t'on à se dire "Allez, je créé un rassemblement des acteurs des services à la personne" ?
Moi ce que j'ai aimé depuis le début en discutant avec Alain, c'est qu'il est vraiment sympa. Il a cette énergie douce et bienveillante, qui fait la force des gens que l'on a envie d'écouter. Quand il nous parle, il est là.
Fils d'immigrés italiens, passé par les adhésifs, puis les ordinateurs, il fonde son agence de com avant de se lancer dans le salon de la micro-entreprise, puis celui des services à la personne. -
Cet épisode est une discussion libre avec Laetitia Godin, ancienne mandataire judiciaire, sur une question centrale de la vie des personnes bénéficiant d'une mesure de protection : la liberté de dépenser son argent.
Nous avons tous cette fâcheuse tendance à infantiliser les personnes qui perdent leurs capacités. Pourtant avant nous, elles ont une vie, leur vie, à décider par elle-même. Pourquoi la vulnérabilité changerait-elle notre perception de leur capacité à dépenser librement leur argent ?
Cette intervention de l'entourage dans le bon choix de la dépense ne cacherai-t-elle pas autre chose ?