Avsnitt

  • Et si gravir l'équivalent de la ligne de Kármán, la frontière officielle de l'espace, ne demandait ni fusée ni casque, mais simplement deux jambes et treize jours de patience ? Benjamin Mougel, lui, l'a fait à pied, en remontant cent fois le même kilomètre vertical au-dessus de Chamonix.


    Originaire des Vosges et architecte de formation, Benjamin n'a pourtant jamais vraiment aimé courir : ni le running, ni les cross du collège, où il se sentait largué face aux gazelles du foot. Sa porte d'entrée, c'est le roller de vitesse, dès l'âge de six ans. Le trail, lui, arrive plus tard, presque par hasard, pendant le Covid, s'ensuit très vite une obsession pour la verticalité.


    En 2024, il pulvérise le record de l'Infernal Trail sur 200 kilomètres. Quelques mois plus tard, il bat le record du monde de dénivelé positif sur 24 heures (21 134 mètres), à deux pas de chez lui, dans les Hautes Vosges. Restait à trouver l'idée suivante. Elle naît au sommet d'un téléphérique, lancée presque en plaisantant par sa compagne Zoé : et si tu refaisais ce KV sous nos pieds... mais cent fois ?


    De cette phrase naît le défi des cent mille mètres de dénivelé positif, avalés en treize jours sur les pentes très techniques de Chamonix.


    Benjamin raconte sans filtre les arbitrages d'un tel projet d'ultra-trail : une nutrition qui doit basculer du gel énergétique au repas solide, des nuits réduites à quelques heures pour ne jamais perdre en lucidité, des ischios qui finissent par hurler à chaque descente, et cette stratégie mentale fine, faite de micro-objectifs glissés jour après jour pour ne jamais se laisser écraser par l'ampleur du chiffre.


    Il y a aussi les rencontres imprévues sur le sentier, la curiosité des habitants de la vallée, et la présence de la famille et des amis venus l'épauler jusqu'au bout. Et cette idée qui traverse tout l'échange : non, il n'y a aucun plaisir brut à répéter la même montée cent fois, mais il y a une joie immense à se prouver, encore, qu'on peut aller plus loin que ce qu'on imaginait possible.


    Un épisode sur l'endurance à l'état pur, la préparation d'un défi hors norme, et ce que la performance révèle : la capacité humaine à se réinventer, mètre après mètre.


    Episode intégral disponible le mercredi 24 juin.


    ***


    Course Épique, c'est le podcast running et trail qui vous fait vivre dans chaque épisode une histoire de course à pied hors du commun.


    Pour ne rien manquer de notre actualité et vivre les coulisses du podcast, suivez-nous sur Instagram : https://www.instagram.com/courseepique.podcast/


    Retrouvez également Course Epique en vidéo sur YouTube : https://bit.ly/courseepique_youtube


    Course Épique, un podcast imaginé et animé par Guillaume Lalu et produit par Sportcast Studios

    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  • Moins de 15 jours. C'est le temps qu'il lui reste avant l'un des ultras les plus mythiques de la planète, et Thomas Cardin nous reçoit encore en tenue de course, transpirant de sa dernière sortie longue achevée quelques minutes avant.


    La Western States 100 l'attend en Californie le 27 juin — 161 km, 5 500 m de dénivelé positif, une chaleur qui peut briser les plus aguerris. Mais avant de parler de la course, il y a une histoire plus grande à raconter : celle d'un homme qui a tout remis à plat.


    Quatre victoires sur le Ventoux, trois SaintéLyon, Champion de France, d'Europe — Thomas Cardin a tout gagné. Et c'est peut-être là que les choses ont commencé à se fissurer. Une lassitude à l'entraînement, des victoires qui déclenchent moins d'émotions, une blessure quelques semaines avant les Championnats du monde qui le prive de son objectif de l'année.


    La tête qui dit stop, ou plutôt : assez de ça, essaie autre chose. Ce basculement vers l'ultra-trail, il en raconte les coulisses sans fard — la peur de perdre son niveau, l'ego mis en jeu, et la confiance progressive grâce à son coach Philippe Propage et à sa femme Anne-Claire, qui l'accompagnent dans une décision bien plus large : arrêter l'enseignement pour devenir athlète professionnel à temps plein.


    Dans cet épisode, Thomas parle de la redécouverte du plaisir de courir — ces sorties de cinq à six heures où l'on arrive fatigué mais pas détruit. Il évoque sa victoire sur son premier ultra à Chianti, la gestion de la chaleur comme défi existentiel de la Western, les séances en doudoune par 20 degrés, le capteur de température corporelle, et les équipes de recherche mobilisées pour qu'il arrive au départ dans les meilleures conditions.


    Il parle aussi de cet imaginaire américain construit depuis l'adolescence — le Grand Canyon, Anton Krupicka torse nu, Jim Walmsley et son crop-top troué.


    La Western n'est pas seulement une course. Pour Thomas, c'est le début d'un nouveau chemin, vécu avec son père, son équipementier partenaire, et une sincérité désarmante : "Après, je voudrais rentrer chez moi, retrouver ma famille."


    Derrière le coureur d'élite, il y a un homme qui a choisi de ne rien sacrifier. Et il est sacrément attachant.


    Photo : Lilian Menetrier


    ***


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  • Moins de 15 jours. C'est le temps qu'il lui reste avant l'un des ultras les plus mythiques de la planète, et Thomas Cardin nous reçoit encore en tenue de course, transpirant de sa dernière sortie longue achevée quelques minutes avant.


    La Western States 100 l'attend en Californie le 27 juin — 161 km, 5 500 m de dénivelé positif, une chaleur qui peut briser les plus aguerris. Mais avant de parler de la course, il y a une histoire plus grande à raconter : celle d'un homme qui a tout remis à plat.


    Quatre victoires sur le Ventoux, trois SaintéLyon, Champion de France, d'Europe — Thomas Cardin a tout gagné. Et c'est peut-être là que les choses ont commencé à se fissurer. Une lassitude à l'entraînement, des victoires qui déclenchent moins d'émotions, une blessure quelques semaines avant les Championnats du monde qui le prive de son objectif de l'année.


    La tête qui dit stop, ou plutôt : assez de ça, essaie autre chose. Ce basculement vers l'ultra-trail, il en raconte les coulisses sans fard — la peur de perdre son niveau, l'ego mis en jeu, et la confiance progressive grâce à son coach Philippe Propage et à sa femme Anne-Claire, qui l'accompagnent dans une décision bien plus large : arrêter l'enseignement pour devenir athlète professionnel à temps plein.


    Dans cet épisode, Thomas parle de la redécouverte du plaisir de courir — ces sorties de cinq à six heures où l'on arrive fatigué mais pas détruit. Il évoque sa victoire sur son premier ultra à Chianti, la gestion de la chaleur comme défi existentiel de la Western, les séances en doudoune par 20 degrés, le capteur de température corporelle, et les équipes de recherche mobilisées pour qu'il arrive au départ dans les meilleures conditions.


    Il parle aussi de cet imaginaire américain construit depuis l'adolescence — le Grand Canyon, Anton Krupicka torse nu, Jim Walmsley et son crop-top troué.


    La Western n'est pas seulement une course. Pour Thomas, c'est le début d'un nouveau chemin, vécu avec son père, son équipementier partenaire, et une sincérité désarmante : "Après, je voudrais rentrer chez moi, retrouver ma famille."


    Derrière le coureur d'élite, il y a un homme qui a choisi de ne rien sacrifier. Et il est sacrément attachant.


    Episode intégral disponible le mercredi 17 juin.


    Photo : Lilian Menetrier


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  • Un contrôleur de train annonce le départ pour Fribourg. Je monte à bord, direction Couvet, dans le Jura neuchâtelois suisse.


    Deux heures de retard — chose rare en Suisse, je le précise avec une pointe d'ironie — pour rejoindre l'un des événements trail les plus authentiques d'Europe : le Swiss Canyon Trail, trente et unième édition.


    Ce n'est pas un épisode comme les autres. Pas de studio, pas de table ronde. Juste un micro tendu dans les allées de retrait des dossards, au pied de la ligne de départ aux aurores, sous le soleil du Jura. Quatre voix, quatre façons d'aimer la montagne et le trail.


    Patrick Christinat, fondateur de la course, a posé la trace en un soir, trente ans en arrière. Il y avait une volonté simple et viscérale : faire découvrir une région, donner aux coureurs un endroit où se perdre vraiment. Aujourd'hui, il pleure encore au départ chaque année. Il me parle de la dérive de certaines grandes épreuves — « l'esprit fric » contre l'esprit trail — avec une franchise qui ne cherche pas à ménager. Il raconte l'édition de l'année passée, la plus éprouvante de sa vie, et un baby blues d'organisateur que peu de gens voient.


    Cornelia Forte, elle, porte un projet inédit : le Swiss Women's Trail, premier trail cent pour cent féminin de Suisse, programmé pour le 12 septembre. Une belle promesse de suite.


    Pippa Ebel, International Partnership Manager de Kailas FUGA, me dessine les contours d'une marque chinoise qui arrive en Europe avec méthode, discrétion et ambition. Elle glisse en fin d'interview une information de taille : un premier magasin en dehors de la Chine, à Chamonix, juste avant l'UTMB.


    Et puis il y a Sébastien Buet, 41 ans, Haut-Savoyard, consultant en informatique, père de trois enfants et coureur d'ultra-trail. Il prend le départ du 111 km avec une blessure à l'ischio, une semaine de repos dans les jambes et un objectif qui tient en un mot : plaisir. La veille, il m'avait confié espérer juste que ça tienne jusqu'au kilomètre 35. Le lendemain, il franchit la ligne en quatrième position.


    Un épisode immersif, tourné sur deux jours, entre humanité, performance et la conviction que les plus belles courses sont celles qui ne vous oublient pas.


    Merci à toute l'équipe du Swiss Canyon Trail pour leur accueil.


    Toutes les infos sur la course sont à retrouver ici : https://www.swisscanyontrail.com/

    Pour retrouver la gamme FUGA : https://www.kailasfuga.com/fr


    ***


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  • Un contrôleur de train annonce le départ pour Fribourg. Je monte à bord, direction Couvet, dans le Jura neuchâtelois suisse.


    Deux heures de retard — chose rare en Suisse, je le précise avec une pointe d'ironie — pour rejoindre l'un des événements trail les plus authentiques d'Europe : le Swiss Canyon Trail, trente et unième édition.


    Ce n'est pas un épisode comme les autres. Pas de studio, pas de table ronde. Juste un micro tendu dans les allées de retrait des dossards, au pied de la ligne de départ aux aurores, sous le soleil du Jura. Quatre voix, quatre façons d'aimer la montagne et le trail.


    Patrick Christinat, fondateur de la course, a posé la trace en un soir, trente ans en arrière. Il y avait une volonté simple et viscérale : faire découvrir une région, donner aux coureurs un endroit où se perdre vraiment. Aujourd'hui, il pleure encore au départ chaque année. Il me parle de la dérive de certaines grandes épreuves — « l'esprit fric » contre l'esprit trail — avec une franchise qui ne cherche pas à ménager. Il raconte l'édition de l'année passée, la plus éprouvante de sa vie, et un baby blues d'organisateur que peu de gens voient.


    Cornelia Forte, elle, porte un projet inédit : le Swiss Women's Trail, premier trail cent pour cent féminin de Suisse, programmé pour le 12 septembre. Une belle promesse de suite.


    Pippa Ebel, International Partnership Manager de Kailas FUGA, me dessine les contours d'une marque chinoise qui arrive en Europe avec méthode, discrétion et ambition. Elle glisse en fin d'interview une information de taille : un premier magasin en dehors de la Chine, à Chamonix, juste avant l'UTMB.


    Et puis il y a Sébastien Buet, 41 ans, Haut-Savoyard, consultant en informatique, père de trois enfants et coureur d'ultra-trail. Il prend le départ du 111 km avec une blessure à l'ischio, une semaine de repos dans les jambes et un objectif qui tient en un mot : plaisir. La veille, il m'avait confié espérer juste que ça tienne jusqu'au kilomètre 35. Le lendemain, il franchit la ligne en quatrième position.


    Un épisode immersif, tourné sur deux jours, entre humanité, performance et la conviction que les plus belles courses sont celles qui ne vous oublient pas.


    Episode intégral disponible le mercredi 10 juin.


    Merci à toute l'équipe du Swiss Canyon Trail pour leur accueil.


    Toutes les infos sur la course sont à retrouver ici : https://www.swisscanyontrail.com/

    Pour retrouver la gamme FUGA : https://www.kailasfuga.com/fr


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  • Il est minuit à Porto Moniz. L'océan est juste là, en contrebas. Dans quelques secondes, neuf cents coureurs vont s'élancer pour traverser Madère de part en part. Parmi eux, Vincent Esmiol, vingt-neuf ans, paysagiste dans les Alpes. Il n'était pas censé être là.


    Vincent Esmiol, c'est une trajectoire qui n'était écrite nulle part. Deux bras cassés en 2018 lors d'une chute de VTT, une rééducation longue, et une paire de chaussures de running pour s'occuper. C'est comme ça que le trail est entré dans sa vie — par effraction. Six ans plus tard, il s'aligne au MIUT, le Madeira Island Ultra Trail, l'une des épreuves les plus exigeantes du circuit World Trail Majors. 110 kilomètres, 7 200 mètres de dénivelé, une traversée intégrale de l'île du nord-ouest au sud-est. Et une start list détonante : Gauthier Airiau, Aurélien Dunand-Pallaz, Tyler Green, entre autres.


    Sauf que ce dossard, il ne l'avait pas planifié. C'est un mail envoyé un peu vite, un programme initial chamboulé, et à peine vingt jours d'entraînement spécifique. Son coach le dit clairement : il n'est pas prêt pour ça. Vincent, lui, part quand même.


    Dans cet épisode, il raconte tout. Le départ à bloc — contre le plan, comme toujours. La descente aux enfers digestive vers le kilomètre quarante, quand les adversaires défilent et que la course semble perdue. Puis ces frontales entrevues dans la nuit des crêtes madériennes, ce déclencheur qui fait passer le cerveau de off à on. La remontée spectaculaire, le duel tendu avec Gauthier Airiau dans les derniers kilomètres, la souffrance qui ne lâche pas jusqu'à l'arrivée. Et la victoire — en 12h48 — qu'il qualifie lui-même de réconfortante. Un mot surprenant pour une performance aussi haute. Il explique pourquoi.


    On parle aussi de ses fondations — la régularité comme clé de progression en course à pied et en endurance, son rapport très direct à l'ambition, sa façon d'assumer ses objectifs à voix haute pour mieux les atteindre. Et de ce qu'il rêve encore : la Diag, l'UTMB, la Hardrock. Des courses dont il parle avec la même simplicité tranchante que sa devise : toujours croire en ses rêves.


    Un épisode pour ceux qui aiment les histoires vraies. Les victoires qui font mal. Et les coureurs qui ne savent pas courir autrement qu'à fond.


    📸 : @mattcxr @cimestudio_


    ***


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  • Il est minuit à Porto Moniz. L'océan est juste là, en contrebas. Dans quelques secondes, neuf cents coureurs vont s'élancer pour traverser Madère de part en part. Parmi eux, Vincent Esmiol, vingt-neuf ans, paysagiste dans les Alpes. Il n'était pas censé être là.


    Vincent Esmiol, c'est une trajectoire qui n'était écrite nulle part. Deux bras cassés en 2018 lors d'une chute de VTT, une rééducation longue, et une paire de chaussures de running pour s'occuper. C'est comme ça que le trail est entré dans sa vie — par effraction. Six ans plus tard, il s'aligne au MIUT, le Madeira Island Ultra Trail, l'une des épreuves les plus exigeantes du circuit World Trail Majors. 110 kilomètres, 7 200 mètres de dénivelé, une traversée intégrale de l'île du nord-ouest au sud-est. Et une start list détonante : Gauthier Airiau, Aurélien Dunand-Pallaz, Tyler Green, entre autres.


    Sauf que ce dossard, il ne l'avait pas planifié. C'est un mail envoyé un peu vite, un programme initial chamboulé, et à peine vingt jours d'entraînement spécifique. Son coach le dit clairement : il n'est pas prêt pour ça. Vincent, lui, part quand même.


    Dans cet épisode, il raconte tout. Le départ à bloc — contre le plan, comme toujours. La descente aux enfers digestive vers le kilomètre quarante, quand les adversaires défilent et que la course semble perdue. Puis ces frontales entrevues dans la nuit des crêtes madériennes, ce déclencheur qui fait passer le cerveau de off à on. La remontée spectaculaire, le duel tendu avec Gauthier Airiau dans les derniers kilomètres, la souffrance qui ne lâche pas jusqu'à l'arrivée. Et la victoire — en 12h48 — qu'il qualifie lui-même de réconfortante. Un mot surprenant pour une performance aussi haute. Il explique pourquoi.


    On parle aussi de ses fondations — la régularité comme clé de progression en course à pied et en endurance, son rapport très direct à l'ambition, sa façon d'assumer ses objectifs à voix haute pour mieux les atteindre. Et de ce qu'il rêve encore : la Diag, l'UTMB, la Hardrock. Des courses dont il parle avec la même simplicité tranchante que sa devise : toujours croire en ses rêves.


    Un épisode pour ceux qui aiment les histoires vraies. Les victoires qui font mal. Et les coureurs qui ne savent pas courir autrement qu'à fond.


    Episode intégral disponible le mercredi 3 juin.


    📸 : @mattcxr @cimestudio_


    ***


    Course Épique, c'est le podcast running et trail qui vous fait vivre dans chaque épisode une histoire de course à pied hors du commun.


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  • La TransMartinique, c'est 130 kilomètres à travers une île, dans la boue, la chaleur et la jungle.


    Adrien Goffi, lui, ne savait même pas vraiment dans quoi il s'embarquait. C'est peut-être pour ça qu'il est allé jusqu'au bout.


    Adrien a 35 ans, il est Belge, il vend des chaussures de trail et il court comme d'autres partent en aventure : à fond, sans trop calculer, avec une curiosité sincère pour ce que le corps peut encore donner.


    Ancien gardien de but, ancien sprinter, reconverti tardivement au trail, il incarne cette catégorie de coureurs qu'on ne voit pas sur les podiums mais qu'on croise partout sur les sentiers — ceux qui courent pour sentir quelque chose de vrai.


    Dans cet épisode, on remonte avec lui le chemin qui l'a mené jusqu'à la Martinique : une préparation extrême menée en parallèle d'un travail à temps plein, des semaines à 14 heures d'entraînement, des squats dans un sauna pour s'acclimater à la chaleur tropicale. Une ambition tranquille mais affirmée.


    Puis la course elle-même, racontée sans filtre. La montagne Pelée sous la pluie et le vent, les cordes, les pentes à 49 %, les crampes dans les deux quadriceps. Les urines rouges qu'on minimise face au médecin. L'heure et demie passée dans la base vie à manger quatre soupes, voir un podologue qu'on n'avait pas besoin de voir, et se faire masser les cuisses au vinaigre par un bénévole martiniquais plein de bonne volonté.


    Et à l'arrivée, le drapeau belge, les larmes, et cette phrase de son coach Renan qui l'accompagnait en silence depuis le début : "Tu as cette chance d'être capable de courir. Alors continue, et profite, mon gars."


    Un épisode sur l'ultra-trail, oui. Mais surtout sur ce qu'on cherche vraiment quand on se lance dans une aventure en dehors des sentiers battus.


    ***


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  • La TransMartinique, c'est 130 kilomètres à travers une île, dans la boue, la chaleur et la jungle.


    Adrien Goffi, lui, ne savait même pas vraiment dans quoi il s'embarquait. C'est peut-être pour ça qu'il est allé jusqu'au bout.


    Adrien a 35 ans, il est Belge, il vend des chaussures de trail et il court comme d'autres partent en aventure : à fond, sans trop calculer, avec une curiosité sincère pour ce que le corps peut encore donner.


    Ancien gardien de but, ancien sprinter, reconverti tardivement au trail, il incarne cette catégorie de coureurs qu'on ne voit pas sur les podiums mais qu'on croise partout sur les sentiers — ceux qui courent pour sentir quelque chose de vrai.


    Dans cet épisode, on remonte avec lui le chemin qui l'a mené jusqu'à la Martinique : une préparation extrême menée en parallèle d'un travail à temps plein, des semaines à 14 heures d'entraînement, des squats dans un sauna pour s'acclimater à la chaleur tropicale. Une ambition tranquille mais affirmée.


    Puis la course elle-même, racontée sans filtre. La montagne Pelée sous la pluie et le vent, les cordes, les pentes à 49 %, les crampes dans les deux quadriceps. Les urines rouges qu'on minimise face au médecin. L'heure et demie passée dans la base vie à manger quatre soupes, voir un podologue qu'on n'avait pas besoin de voir, et se faire masser les cuisses au vinaigre par un bénévole martiniquais plein de bonne volonté.


    Et à l'arrivée, le drapeau belge, les larmes, et cette phrase de son coach Renan qui l'accompagnait en silence depuis le début : "Tu as cette chance d'être capable de courir. Alors continue, et profite, mon gars."


    Un épisode sur l'ultra-trail, oui. Mais surtout sur ce qu'on cherche vraiment quand on se lance dans une aventure en dehors des sentiers battus.


    Episode intégral disponible le mercredi 20 mai.


    ***


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  • Cinq ans et demi de pratique du trail seulement et déjà un palmarès qui fait tourner les têtes avec des performances de haut vol : Swiss Peak 360, Tor des Géants, et désormais une victoire sur les 224 kilomètres de l'Ultra Terreste, un ultra-trail XXL qui traverse l'île de La Réunion de bout en bout, de Basse-Vallée jusqu'au stade de la Redoute, en passant par le volcan, le Piton des Neiges, Cilaos et Mafate.


    J'avais reçu Louis une première fois pour raconter son Tor des Géants 2024 — une course interrompue par une intoxication alimentaire à 60 bornes de l'arrivée, alors qu'il était en route vers le record de la course. Ce trauma-là, il ne l'a pas oublié. Et il s'en est servi.


    L'épisode débute sous de mauvais augures : cœur trop haut, sensations absentes, doutes sur les premiers kilomètres. C'est un jour "sans". Mais Louis choisit tout de même de passer en tête dès le kilomètre 30 : pas par tactique, par instinct de joueur. Ce choix va lancer une course folle entre lui, Jonathan Schindler et François D'Haene. Au kilomètre 100, une chute violente dans le sentier Kerveguen. Arcade ouverte, genou fracassé, et plus de 120 kilomètres encore à couvrir. Louis traverse Mafate en boitant, compense, dégrade. Le mollet droit cède. À Sans-Souci, il marche presque. Mais il avance. L'écart tient.


    On parle aussi de la préparation : les blocs de 250 km en quatre jours, les bains à 41 degrés, six fois par semaine pour s'acclimater à la chaleur humide de l'île — une épreuve en soi, qui l'a mené régulièrement au bord du malaise. Du rôle décisif de l'assistance. Et d'une approche mentale paradoxale : s'entraîner pour gagner, courir pour finir.


    37 heures 38 minutes plus tard la victoire. Schindler à 1h12, D'Haene à 2h13.


    Une victoire arrachée dans la douleur et l'humilité.


    ***


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  • Cinq ans et demi de pratique du trail seulement et déjà un palmarès qui fait tourner les têtes avec des performances de haut vol : Swiss Peak 360, Tor des Géants, et désormais une victoire sur les 224 kilomètres de l'Ultra Terreste, un ultra-trail XXL qui traverse l'île de La Réunion de bout en bout, de Basse-Vallée jusqu'au stade de la Redoute, en passant par le volcan, le Piton des Neiges, Cilaos et Mafate.


    J'avais reçu Louis une première fois pour raconter son Tor des Géants 2024 — une course interrompue par une intoxication alimentaire à 60 bornes de l'arrivée, alors qu'il était en route vers le record de la course. Ce trauma-là, il ne l'a pas oublié. Et il s'en est servi.


    L'épisode débute sous de mauvais augures : cœur trop haut, sensations absentes, doutes sur les premiers kilomètres. C'est un jour "sans". Mais Louis choisit tout de même de passer en tête dès le kilomètre 30 : pas par tactique, par instinct de joueur. Ce choix va lancer une course folle entre lui, Jonathan Schindler et François D'Haene. Au kilomètre 100, une chute violente dans le sentier Kerveguen. Arcade ouverte, genou fracassé, et plus de 120 kilomètres encore à couvrir. Louis traverse Mafate en boitant, compense, dégrade. Le mollet droit cède. À Sans-Souci, il marche presque. Mais il avance. L'écart tient.


    On parle aussi de la préparation : les blocs de 250 km en quatre jours, les bains à 41 degrés, six fois par semaine pour s'acclimater à la chaleur humide de l'île — une épreuve en soi, qui l'a mené régulièrement au bord du malaise. Du rôle décisif de l'assistance. Et d'une approche mentale paradoxale : s'entraîner pour gagner, courir pour finir.


    37 heures 38 minutes plus tard la victoire. Schindler à 1h12, D'Haene à 2h13.


    Une victoire arrachée dans la douleur et l'humilité.


    Episode intégral disponible le mecredi 20 mai.


    ***


    Course Épique, c'est le podcast running et trail qui vous fait vivre dans chaque épisode une histoire de course à pied hors du commun.


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    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  • Il y a des marathons qu'on court pour se prouver quelque chose. Et puis il y a ceux qu'on court pour prouver que c'est possible — à soi-même, à sa rhumatologue, et à tous ceux qui pensaient que ce serait non.


    Albane a 29 ans, est parisienne, passionnée de santé des femmes, et a découvert la course à pied presque par accident — pour accompagner son père sur un 10 kilomètres au bois de Boulogne.


    Elle tombe amoureuse du semi-marathon, court avec plaisir et sans montre pendant des années, puis décide de passer un cap : le marathon de Paris 2026.


    Sa préparation démarre sur les chapeaux de roue. Meilleurs temps sur 10 km, meilleur temps sur semi, aucun blessure. Elle se dit que c'est la meilleure forme de sa vie.


    C'est à ce moment que tout bascule.


    Douleurs au genou, puis douleurs gastriques inexpliquées, hospitalisation en urgence, et un diagnostic qui s'enchaîne en quelques semaines : une spondyloarthrite — rhumatisme inflammatoire chronique, maladie auto-immune, à vie.


    En quelques heures, Albane ne peut plus marcher. Un kinésithérapeute lui dit qu'elle ne pourra plus courir. Elle passe une nuit à pleurer. Le lendemain, elle chausse ses baskets.


    Ce que raconte cet épisode de Course Épique, c'est ce chemin entre l'effondrement et la ligne d'arrivée. Comment on apprend à apprivoiser une douleur permanente.


    Comment le sport cesse d'être un objectif pour devenir un traitement à part entière. Comment une biothérapie injectée toutes les deux semaines peut rendre possible ce qu'on croyait interdit.


    Et comment un marathon entouré de 29 amis, couru pour la Fondation Arthritis — plus de 5 500 euros récoltés pour la recherche — peut avoir une saveur que rien d'autre ne peut égaler.


    Albane a franchi la ligne en 3h14. Elle n'a pas regardé sa montre. Ses amis lui ont appris son temps une demi-heure plus tard.


    Un épisode sur la résilience et la solidarité qui permettent les plus grands accomplissements.


    ***


    Course Épique, c'est le podcast running et trail qui vous fait vivre dans chaque épisode une histoire de course à pied hors du commun.


    Pour ne rien manquer de notre actualité et vivre les coulisses du podcast, suivez-nous sur Instagram : https://www.instagram.com/courseepique.podcast/


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  • Il y a des marathons qu'on court pour se prouver quelque chose. Et puis il y a ceux qu'on court pour prouver que c'est possible — à soi-même, à sa rhumatologue, et à tous ceux qui pensaient que ce serait non.


    Albane a 29 ans, est parisienne, passionnée de santé des femmes, et a découvert la course à pied presque par accident — pour accompagner son père sur un 10 kilomètres au bois de Boulogne.


    Elle tombe amoureuse du semi-marathon, court avec plaisir et sans montre pendant des années, puis décide de passer un cap : le marathon de Paris 2026.


    Sa préparation démarre sur les chapeaux de roue. Meilleurs temps sur 10 km, meilleur temps sur semi, aucun blessure. Elle se dit que c'est la meilleure forme de sa vie.


    C'est à ce moment que tout bascule.


    Douleurs au genou, puis douleurs gastriques inexpliquées, hospitalisation en urgence, et un diagnostic qui s'enchaîne en quelques semaines : une spondyloarthrite — rhumatisme inflammatoire chronique, maladie auto-immune, à vie.


    En quelques heures, Albane ne peut plus marcher. Un kinésithérapeute lui dit qu'elle ne pourra plus courir. Elle passe une nuit à pleurer. Le lendemain, elle chausse ses baskets.


    Ce que raconte cet épisode de Course Épique, c'est ce chemin entre l'effondrement et la ligne d'arrivée. Comment on apprend à apprivoiser une douleur permanente.


    Comment le sport cesse d'être un objectif pour devenir un traitement à part entière. Comment une biothérapie injectée toutes les deux semaines peut rendre possible ce qu'on croyait interdit.


    Et comment un marathon entouré de 29 amis, couru pour la Fondation Arthritis — plus de 5 500 euros récoltés pour la recherche — peut avoir une saveur que rien d'autre ne peut égaler.


    Albane a franchi la ligne en 3h14. Elle n'a pas regardé sa montre. Ses amis lui ont appris son temps une demi-heure plus tard.


    Un épisode sur la résilience et la solidarité qui permettent les plus grands accomplissements.


    Episode intégral disponible le mercredi 13 mai.


    ***


    Course Épique, c'est le podcast running et trail qui vous fait vivre dans chaque épisode une histoire de course à pied hors du commun.


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  • Il y a des histoires où la ligne d'arrivée n'est pas celle qu'on attendait. Yani Gagné en sait quelque chose.


    Vice-champion d'Europe de cross en relais mixte, plusieurs fois sélectionné en équipe de France, formé au pôle de Fontainebleau dès l'adolescence — Yani grandit dans la course à pied comme d'autres grandissent dans leur langue maternelle. Son père, ancien coureur de haut niveau avec l'équipe d'Algérie, lui transmet sans le chercher l'amour de l'effort et la sensation de la piste. Le talent est là, tôt, et presque trop facilement.


    Puis vient l'automne 2023. Ce qui ressemble à une douleur banale devient en quelques heures un calvaire médical : appendice gangréné, péritonite, septicémie. Quatre opérations. Une laparotomie de dix heures à la Pitié-Salpêtrière. Seize kilos perdus. Une poche iléale pendant trois mois. Un taux d'infection sanguine à 800 — quand la limite normale est cinq. À un moment, Yani demande à être placé dans le coma. On refuse.


    Dans cet épisode de L'Élan, Louise Serban-Penhoat reçoit un athlète qui n'a pas seulement survécu : il essaie, depuis, de se reconstruire. Et c'est là que l'histoire devient vraiment difficile — et vraiment honnête. Parce que la reprise de la course à pied après un tel trauma, ça ne ressemble pas à un retour triomphant. Ça ressemble à apprendre à remarcher, puis à courir quatre kilomètres à six minutes au kilo, puis à se forcer trop, puis à tout arrêter à nouveau. Ça ressemble à des antidépresseurs, à un entourage qui se disperse, à des contrats perdus, à une identité sportive à reconstruire de zéro.


    Yani parle sans filtre de la performance, du mental, du syndrome post-traumatique, de la compétition avec soi-même — et de ce que c'est de grandir dans le haut niveau quand votre seul repère social, c'est la vitesse à laquelle vous courez. Il parle aussi du trail, de la route, d'un concours de gardien de la paix, d'une copine qui l'a tenu debout. Et d'une phrase qui revient : se raccrocher à ce qui compte vraiment.


    Un épisode rare, sur ce qu'on ne montre jamais après la blessure.


    Avec l’Élan, on partage l'actualité des belles histoires de course à pied — des histoires vraies, simples et inspirantes. On part à la rencontre de celles et ceux qui trouvent, dans la course, l'énergie d'écrire leur propre histoire. Des récits sincères et positifs, dans lesquels chacun peut se reconnaître.


    Louise Penhoat, athlète de haut niveau, y partage avec vous ces moments qui donnent envie d’enfiler ses baskets… et d’aller de l’avant.


    Alors, vous êtes prêts à prendre votre élan avec eux ?


    ***


    Course Épique, c’est le podcast running et trail qui vous fait vivre, dans chaque épisode, une histoire de course à pied hors du commun.


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  • Elle a décroché une médaille de bronze olympique à Tokyo avec seulement trois marathons au compteur. Elle était l'une des meilleures athlètes de course à pied du monde — et pourtant, derrière la performance, quelque chose se fissurait depuis des années.


    Molly Seidel est marathonienne américaine, médaillée aux Jeux Olympiques de Tokyo 2020, et l'une des figures les plus singulières de l'endurance mondiale. On l'a rencontrée à Paris, où elle était de passage pour retrouver ses partenaires de chez Satisfy — cette maison française qui, comme elle, croit que le running est autant une façon d'être qu'une discipline sportive. Quelques semaines avant qu'elle ne se lance dans un nouveau chapitre : le trail, les montagnes, et les 100 miles de la Western States.


    Dans cet épisode, Molly revient sur un parcours qui n'a rien de linéaire. Enfant dans le Wisconsin, elle découvre le running non pas comme un sport, mais comme un espace — une façon de sortir, d'explorer, de respirer. Une liberté. Mais à mesure que la performance prend de la place, quelque chose se dérègle. Elle parle avec une franchise rare de ses années de lutte intérieure, de la façon dont le sport peut à la fois soigner et aggraver. De ce moment où courir est aussi devenu le problème, pas la solution.


    Puis vient Tokyo. Une sélection olympique presque accidentelle, une course au-delà de toutes les espérances, un podium qu'elle n'avait pas planifié.


    Et dans la foulée — la désorientation. Quand tout va trop vite, quand la médaille ne suffit pas à répondre à la question qui suis-je en dehors de ça ?


    Ce qui suit est une histoire de reconstruction. Un changement de coach. Une relation différente à la préparation et à la compétition. New York, comme étape. Et maintenant, l'ultra-trail comme nouveau territoire — pas pour fuir, mais pour explorer encore, comme gamine dans les bois du Midwest.


    Molly Seidel parle de santé mentale, d'identité athlétique, de la confiance qu'on doit parfois reprendre à zéro. Elle parle de ce que ça fait de lâcher le contrôle pour retrouver le plaisir de courir.


    Un épisode profond, incarné, et sans concession.


    ***


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  • Elle a décroché une médaille de bronze olympique à Tokyo avec seulement trois marathons au compteur. Elle était l'une des meilleures athlètes de course à pied du monde — et pourtant, derrière la performance, quelque chose se fissurait depuis des années.


    Molly Seidel est marathonienne américaine, médaillée aux Jeux Olympiques de Tokyo 2020, et l'une des figures les plus singulières de l'endurance mondiale. On l'a rencontrée à Paris, où elle était de passage pour retrouver ses partenaires de chez Satisfy — cette maison française qui, comme elle, croit que le running est autant une façon d'être qu'une discipline sportive. Quelques semaines avant qu'elle ne se lance dans un nouveau chapitre : le trail, les montagnes, et les 100 miles de la Western States.


    Dans cet épisode, Molly revient sur un parcours qui n'a rien de linéaire. Enfant dans le Wisconsin, elle découvre le running non pas comme un sport, mais comme un espace — une façon de sortir, d'explorer, de respirer. Une liberté. Mais à mesure que la performance prend de la place, quelque chose se dérègle. Elle parle avec une franchise rare de ses années de lutte intérieure, de la façon dont le sport peut à la fois soigner et aggraver. De ce moment où courir est aussi devenu le problème, pas la solution.


    Puis vient Tokyo. Une sélection olympique presque accidentelle, une course au-delà de toutes les espérances, un podium qu'elle n'avait pas planifié.


    Et dans la foulée — la désorientation. Quand tout va trop vite, quand la médaille ne suffit pas à répondre à la question qui suis-je en dehors de ça ?


    Ce qui suit est une histoire de reconstruction. Un changement de coach. Une relation différente à la préparation et à la compétition. New York, comme étape. Et maintenant, l'ultra-trail comme nouveau territoire — pas pour fuir, mais pour explorer encore, comme gamine dans les bois du Midwest.


    Molly Seidel parle de santé mentale, d'identité athlétique, de la confiance qu'on doit parfois reprendre à zéro. Elle parle de ce que ça fait de lâcher le contrôle pour retrouver le plaisir de courir.


    Un épisode profond, incarné, et sans concession.


    Episode intégral disponible le mercredi 6 mai.


    ***


    Course Épique, c'est le podcast running et trail qui vous fait vivre dans chaque épisode une histoire de course à pied hors du commun.


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  • Il y a quelques mois, elle jurait que jamais elle ne courrait un marathon. Et puis un trail en montagne, une opportunité qui s'offre à elle, un coach, Dorian Louvet, qui la teste au téléphone avant d'accepter de l'entraîner — et voilà Philippine Delaire sur les Champs-Élysées, le dimanche 12 avril 2026, au départ du Marathon de Paris.


    Comédienne et humoriste, Philippine remplit les salles avec Fifille à Papa, un spectacle écrit à deux voix sur le deuil, la reconstruction, l'envie de vivre malgré tout. Derrière la scène solaire et le rire communicatif, il y a une femme qui a perdu son père à 18 ans, traversé un divorce, touché le fond. Et qui a choisi, un matin, de se relever — d'abord médicalement, ensuite physiquement.


    Dans cet épisode, elle raconte tout : l'enfance timide et le théâtre comme premier refuge, les études de psycho entamées pour gagner du temps, et ce 25 janvier 2024 — le premier jour du reste de sa vie — quand elle commence les antidépresseurs et se dit qu'elle a encore envie d'être là. La course à pied n'était pas dans le plan. Elle y a pourtant succombé.


    On y parle de son premier trail (23 km à Valmorel, 1300 mètres de dénivelé, découverts la veille au soir), préparation marathon menée en parallèle d'une tournée chargée, sorties longues coincées entre deux trains et deux représentations. On parle stress de compétition, pression des réseaux, pancartes de soutien au bord du parcours. Et on parle des 21 derniers kilomètres — le souffle trop élevé dès Vincennes, son compagnon surgi de nulle part pour la ramener dans son rythme, les larmes au téléphone avec sa mère.


    Philippine a bouclé ce marathon en 3h42. Les lèvres bleues, les jambes vides, le cœur à l'envers. Des toiles plein les yeux. Et déjà elle songe à recommencer. Parce que la course à pied, comme la scène, emportent le coeur de ceux qui tombent dedans.


    Philippine Delaire est en tournée dans toute la France, en Belgique et en Suisse.

    👉 Toutes les dates sur philippinedelaire.com


    ***


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  • Il y a quelques mois, elle jurait que jamais elle ne courrait un marathon. Et puis un trail en montagne, une opportunité qui s'offre à elle, un coach, Dorian Louvet, qui la teste au téléphone avant d'accepter de l'entraîner — et voilà Philippine Delaire sur les Champs-Élysées, le dimanche 12 avril 2026, au départ du Marathon de Paris.


    Comédienne et humoriste, Philippine remplit les salles avec Fifille à Papa, un spectacle écrit à deux voix sur le deuil, la reconstruction, l'envie de vivre malgré tout. Derrière la scène solaire et le rire communicatif, il y a une femme qui a perdu son père à 18 ans, traversé un divorce, touché le fond. Et qui a choisi, un matin, de se relever — d'abord médicalement, ensuite physiquement.


    Dans cet épisode, elle raconte tout : l'enfance timide et le théâtre comme premier refuge, les études de psycho entamées pour gagner du temps, et ce 25 janvier 2024 — le premier jour du reste de sa vie — quand elle commence les antidépresseurs et se dit qu'elle a encore envie d'être là. La course à pied n'était pas dans le plan. Elle y a pourtant succombé.


    On y parle de son premier trail (23 km à Valmorel, 1300 mètres de dénivelé, découverts la veille au soir), préparation marathon menée en parallèle d'une tournée chargée, sorties longues coincées entre deux trains et deux représentations. On parle stress de compétition, pression des réseaux, pancartes de soutien au bord du parcours. Et on parle des 21 derniers kilomètres — le souffle trop élevé dès Vincennes, son compagnon surgi de nulle part pour la ramener dans son rythme, les larmes au téléphone avec sa mère.


    Philippine a bouclé ce marathon en 3h42. Les lèvres bleues, les jambes vides, le cœur à l'envers. Des toiles plein les yeux. Et déjà elle songe à recommencer. Parce que la course à pied, comme la scène, emportent le coeur de ceux qui tombent dedans.


    Philippine Delaire est en tournée dans toute la France, en Belgique et en Suisse.

    👉 Toutes les dates sur philippinedelaire.com


    Episode intégral disponible le mercredi 29 avril.


    ***


    Course Épique, c'est le podcast running et trail qui vous fait vivre dans chaque épisode une histoire de course à pied hors du commun.


    Pour ne rien manquer de notre actualité et vivre les coulisses du podcast, suivez-nous sur Instagram : https://www.instagram.com/courseepique.podcast/


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  • Une boussole. Des cartes papier. Un couloir de quatre kilomètres qu'on n'a pas le droit de quitter — ni pour dormir, ni pour manger, ni pour rien. Et au départ, une fièvre qu'on essaie de taire.


    C'est dans cet état que Fleury Roux a pris le départ de Cap à l'Ouest, sa traversée de la France d'est en ouest, de Herstein en Alsace jusqu'à la Pointe de Corsen en Bretagne — le point le plus occidental de l'Hexagone.


    1 140 kilomètres. 12 000 mètres de dénivelé. Sept jours. Zéro GPS.


    Fleury est un coureur hors-norme. Orienteur de formation, pisteur-secouriste l'hiver, capable de boucler un marathon en moins de 2h30 avant de replier bagage pour un défi en autonomie totale. Un profil hybride, taillé pour l'aventure plutôt que la performance pure.


    En mars 2025, il avait déjà traversé la France du sud au nord en ligne droite — Azimut Nord, 1 300 kilomètres, 11 jours. Cap à l'Ouest en est la suite logique. Même exigence, couloir réduit à quatre kilomètres, terrain différent : plus plat, plus monotone, et mentalement plus dur qu'attendu.


    Cet épisode se déroule en trois temps.


    D'abord, l'avant — les ambitions, les règles du jeu, les appréhensions. Ensuite, en plein coeur de leur avancée, le troisième jour : Fleury est épuisé, malade, quelque part entre la Seine et Paris, mais il avance. Enfin, le débriefing à froid, quelques jours après l'arrivée sous un ciel bleu breton.


    Entre les deux, tout ce qui fait un grand récit d'endurance : une traversée de la Moselle à la nage avec un radeau de fortune, des champs de colza à n'en plus finir, une chute sur un petit pont qui pourrait bien avoir fracturé un poignet, et cette question qui revient en boucle — pourront-ils vraiment tenir le couloir jusqu'au bout ?


    Une conversation sur le sens qu'on donne à sa pratique, la liberté qu'on trouve dans les contraintes qu'on s'impose soi-même, et ce que ça fait d'arriver, enfin, au bout d'une ligne droite traversant tout un pays.


    Un épisode réalisé en collaboration avec Cimalp, fidèle partenaire de Fleury et soutien de Course Epique, merci à eux.

    Découvrez toute leur gamme 👉 https://www.cimalp.fr/


    ***


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  • Une boussole. Des cartes papier. Un couloir de quatre kilomètres qu'on n'a pas le droit de quitter — ni pour dormir, ni pour manger, ni pour rien. Et au départ, une fièvre qu'on essaie de taire.


    C'est dans cet état que Fleury Roux a pris le départ de Cap à l'Ouest, sa traversée de la France d'est en ouest, de Herstein en Alsace jusqu'à la Pointe de Corsen en Bretagne — le point le plus occidental de l'Hexagone.


    1 140 kilomètres. 12 000 mètres de dénivelé. Sept jours. Zéro GPS.


    Fleury est un coureur hors-norme. Orienteur de formation, pisteur-secouriste l'hiver, capable de boucler un marathon en moins de 2h30 avant de replier bagage pour un défi en autonomie totale. Un profil hybride, taillé pour l'aventure plutôt que la performance pure.


    En mars 2025, il avait déjà traversé la France du sud au nord en ligne droite — Azimut Nord, 1 300 kilomètres, 11 jours. Cap à l'Ouest en est la suite logique. Même exigence, couloir réduit à quatre kilomètres, terrain différent : plus plat, plus monotone, et mentalement plus dur qu'attendu.


    Cet épisode se déroule en trois temps.


    D'abord, l'avant — les ambitions, les règles du jeu, les appréhensions. Ensuite, en plein coeur de leur avancée, le troisième jour : Fleury est épuisé, malade, quelque part entre la Seine et Paris, mais il avance. Enfin, le débriefing à froid, quelques jours après l'arrivée sous un ciel bleu breton.


    Entre les deux, tout ce qui fait un grand récit d'endurance : une traversée de la Moselle à la nage avec un radeau de fortune, des champs de colza à n'en plus finir, une chute sur un petit pont qui pourrait bien avoir fracturé un poignet, et cette question qui revient en boucle — pourront-ils vraiment tenir le couloir jusqu'au bout ?


    Une conversation sur le sens qu'on donne à sa pratique, la liberté qu'on trouve dans les contraintes qu'on s'impose soi-même, et ce que ça fait d'arriver, enfin, au bout d'une ligne droite traversant tout un pays.


    Un épisode réalisé en collaboration avec Cimalp, fidèle partenaire de Fleury et soutien de Course Epique, merci à eux.

    Découvrez toute leur gamme 👉 https://www.cimalp.fr/


    Episode intégral disponible le mercredi 22 avril.


    ***


    Course Épique, c'est le podcast running et trail qui vous fait vivre dans chaque épisode une histoire de course à pied hors du commun.


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